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02 Oct 2026
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Casablanca à l’heure de la 8ème édition du Festival du théâtre amazigh : Hommage en ouverture au dramaturge Safi Moumen Ali
Reconnaissance Le coup d’envoi de la 8ème édition du Festival de Casablanca du théâtre amazigh a été donné mercredi soir au Complexe culturel Ben M’Sik, sous le signe de la création, de la transmission et de la diversité culturelle, avec un hommage rendu au dramaturge Safi Moumen Ali. Tenue sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et organisée par l’Espace Tafoukt pour la création, en partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) et le conseil de la région de Casablanca-Settat, cette édition, qui se poursuit jusqu’au 4 octobre, se tient dans plusieurs théâtres des villes de la région, avec la participation de troupes marocaines et étrangères et un programme culturel et artistique riche et diversifié. Cette huitième édition intervient dans le cadre de la célébration du 25ème anniversaire du discours royal d’Ajdir, présenté par les organisateurs comme un moment fondateur dans le processus institutionnel de promotion de la langue et de la culture amazighes. Dans une déclaration à la MAP, le président du festival, Khalid Bouichou, a souligné que cette 8ème édition constitue une étape importante dans le parcours du Festival, notamment à travers la diversité de sa programmation et l’ouverture sur plusieurs expériences théâtrales nationales et internationales. Il a relevé que cette édition, placée sous le signe de la reconnaissance et de la fidélité, rend hommage à des figures ayant contribué au développement du théâtre et de la culture amazighs, notamment le dramaturge Safi Moumen Ali, tout en rendant hommage à l’artiste disparu Abou Ali Abdelali, ainsi qu’à la journaliste Amina Bencheikh et à El Haj Mohamed Boukassen (Smouken). M. Bouichou a également mis en avant la volonté du festival de faire du théâtre amazigh un espace de création, de dialogue et de rencontre entre les artistes, les chercheurs et le public, à travers les représentations théâtrales, les conférences, les expositions, les ateliers de formation et les rencontres autour du livre. Pour sa part, le président du jury, Fouad Azeroual, qui a donné lecture, a indiqué que l’intérêt porté par l’IRCAM au théâtre amazigh «n’est pas un intérêt passager ou occasionnel», mais constitue un choix stratégique fondé sur la place centrale de cet art dans la préservation de la mémoire et la valorisation de l’identité, de la langue et du patrimoine amazighs. Il a expliqué que le théâtre représente également un espace de mise en valeur des esthétiques et des thématiques amazighes et, sur le plan communicationnel, un moyen particulièrement proche du public et capable de créer des passerelles de dialogue et de divertissement. M. Azeroual a, en outre, rappelé que l’IRCAM œuvre, tout au long de son parcours, à la mise en place de mécanismes pratiques et durables pour promouvoir le théâtre amazigh, notamment à travers l’organisation de colloques et de rencontres intellectuelles, le soutien matériel et scientifique aux projets des associations et troupes théâtrales, ainsi que l’organisation de sessions et d’ateliers de formation dans différentes disciplines théâtrales. Pour sa part, Safi Moumen Ali a exprimé sa profonde gratitude pour cet hommage, soulignant que cette reconnaissance constitue pour lui un moment particulièrement fort et un encouragement à poursuivre son engagement en faveur du théâtre amazigh et de la création artistique. Le programme comprend la compétition officielle du Prix national de la culture amazighe, catégorie théâtre, organisée par l’IRCAM, avec la participation de quatre œuvres produites en 2025 : «Walou di Rkhawi» de la troupe Amziane du théâtre de Nador, «Afrak» de la troupe Konstamz pour les recherches théâtrales de Tiznit, «Aâawd Nouâawd» de KhmisArt de Khémisset et «Ighoud» du Professionnel d’Agadir des arts.
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