L'une des composantes essentielles de la cité balnéaire, ce sont incontestablement ses nombreux palmiers, dont la variété constitue une richesse aux multiples fonctions, nécessaires pour l'essor équilibré de la ville.
Toutefois, Mohammedia connaît des difficultés écologiques liées aux menaces qui pèsent sur le milieu naturel, ce qui exige une nouvelle approche pour la protection des palmiers, des arbres et des espaces verts. «Les palmiers, environ 15 000 à Mohammedia, sont une richesse inestimable, notamment pour leurs multiples fonctions. Hélas, certains sont malades, d'autres ont péri et une partie de ceux qui ont été déplacés pour la réalisation de projets immobiliers a subi le même sort dans l'indifférence», confie un fonctionnaire à la commune urbaine. Même son de cloche auprès d'Imad, spécialiste des questions environnementales, scandalisé par l'état de certains palmiers : «on se soucie peu de la santé des palmiers relégués au second plan du développement urbain. Des palmiers malades, d'autres déplacés et les plus robustes résistent tant bien que mal aux aléas du temps».
Dans l'article 31 de la nouvelle Constitution, il est dit que l'État, les Ă©tablissements publics et les collectivitĂ©s territoriales Ĺ“uvrent Ă la mobilisation de tous les moyens Ă disposition pour faciliter l'accès des citoyens aux conditions leur permettant de jouir des droits Ă un environnement sain et au dĂ©veloppement durable. D'oĂą la nĂ©cessitĂ© pour la ville de Mohammedia de prĂ©server ses richesses naturelles et vĂ©gĂ©tales en s'investissant plus dans la protection de son environnement. «Imaginez Mohammedia sans palmiers, aujourd'hui tout le monde doit s'impliquer et assumer ses responsabilitĂ©s pour prĂ©server l'ensemble des palmiers et arbres», dĂ©plore un habitant de la ville.
Selon un spécialiste du domaine, le ficus, le brachidylor, le schirus, le ciharexlum, le phoenix, le washingtonia souffrent tous à Mohammedia : «Des analyses sanitaires des palmiers et des arbres sont nécessaires, un entretien continu, un décorticage adapté, etc. pour leur restituer leur attrait et leurs multiples fonctions». Auprès de la commune urbaine, on dit que la ville de Mohammedia s'est engagée à préserver son environnement, elle a multiplié les actions pour préserver son patrimoine végétal, mais ces efforts se heurtent à la pollution et au développement urbain spectaculaire.
Responsabilité du conseil communal
Dans les années trente, cinquante mille arbres ont été plantés à Mohammedia, ce qui donne 87 km d’alignements d’essences diverses, notamment des palmiers. Le conseil communal de Mohammedia devrait s’inspirer de l’histoire et privilégier la plantation d’arbres pour lutter contre la pollution, notamment atmosphérique. Il est spécifié dans l’article 50 de la Charte communale que le président du conseil communal assume la protection des plantations et des végétaux. Il lui incombe à cet effet dans le cadre de ses attributions, la mise en valeur réelle du patrimoine végétal de la ville pour lui restituer son image d’autrefois.

