AprĂšs avoir longtemps rĂ©clamĂ© lâamĂ©lioration des conditions de travail dans leur Ă©tablissement, les Ă©lĂšves du lycĂ©e Aboul Kacim Ezzayani ont dĂ©cidĂ© de manifester dans la rue. Ils veulent attirer lâattention des responsables sur lâĂ©tat lamentable et la vĂ©tustĂ© des infrastructures dans un Ă©tablissement scolaire appartenant au patrimoine des plus anciens lycĂ©es du pays. A lâinstar du lycĂ©e Tarek Ă Azrou, Mohammed V et Moulay Abdellah Ă Casablanca ou encore Moulay Youssef Ă Rabat, ledit lycĂ©e est un patrimoine scolaire Ă protĂ©ger.
En dĂ©pit des multiples appels des Ă©lĂšves et des professeurs, les responsables ont toujours pratiquĂ© la politique de la sourde oreille ou celle de la solution de fortune Ă travers quelques interventions Ă chaque fois quâil y avait crise Ă ce sujet. Cette fois-ci, les Ă©lĂšves ont ras-le-bol. La situation est devenue insupportable et les conditions pĂ©dagogiques sont devenues inexistantes de lâavis et des Ă©lĂšves et des enseignants. La vĂ©tustĂ© des bĂątiments, le manque de matĂ©riel dans les laboratoires et lâinsuffisance des Ă©quipements dans les salles ainsi que la dĂ©gradation des lieux dâaisances surtout pour les filles sont devenus presque une fatalitĂ© pour le lycĂ©e Aboul Kacim Ezzayani.
Cependant, la goutte qui a fait dĂ©border le vase est la question des heures supplĂ©mentaires qui sont, selon les Ă©lĂšves, un vĂ©ritable cauchemar surtout pour ceux qui ne peuvent pas les payer. Ceux qui les dispensent, dâaprĂšs les dires des Ă©lĂšves, offrent des traitements de faveur aux Ă©lĂšves qui ont la possibilitĂ© de les payer. Pour eux, câest un abus flagrant, car il est contre le principe de lâĂ©galitĂ© des chances, devenu un slogan creux. Les Ă©lĂšves du plus vieux lycĂ©e de la province revendiquent Ă©galement une bibliothĂšque en bonne et due forme et non une salle qui est toujours fermĂ©e.
Par ailleurs, ils demandent lâouverture dâune enquĂȘte au sujet de la salle couverte, censĂ©e servir aux activitĂ©s sportives et qui est devenue un hangar rĂ©servĂ© Ă la dĂ©lĂ©gation. Au niveau de lâinternat, câest une catastrophe. Les conditions dâhĂ©bergement et de restauration sont inhumaines et tous les Ă©lĂšves qui y rĂ©sident sont acculĂ©s Ă aller manger ailleurs et souffrent en ces temps de froid glacial dâun grand manque de moyens de chauffage et mĂȘme de couvertures et de matelas.
Les Ă©lĂšves du lycĂ©e Aboul Kacim Ezzayani rĂ©clament Ă©galement des Ă©claircissements sur le rĂŽle et les fonctions des agents de sĂ©curitĂ© recrutĂ©s par la dĂ©lĂ©gation. Il est certain que les responsables et devant chaque grogne des Ă©lĂšves, vont doter le lycĂ©e de quelques tables et tableaux et peut-ĂȘtre quelques bureaux car dans ce lycĂ©e, le prof nâa ni bureau ni chaise. Il est acculĂ© Ă rester debout durant les heures de cours tel un soldat devant une caserne. Le lycĂ©e Aboul Kacim Ezzayani Ă KhĂ©nifra a besoin dâune vĂ©ritable restructuration et une remise en cause de sa carte pĂ©dagogique pour redevenir ce quâil Ă©tait au bon vieux tempsâ: un lycĂ©e modĂšle.
News 14 Dec 2011 3 min read
Infrastructures défaillantes au lycée Aboul Kacim : Les élÚves manifestent devant la délégation du MEN

