Câest ici, en 2000, que naquit le tout premier Symposium International de Sculpture en plein air du Maroc. PlacĂ© sous le haut patronage de SAR la Princesse Lalla Meryem, Ă l'initiative l'Association Doukkala, il avait rĂ©uni des artistes venus de France, de Russie, de Belgique et du Liban, aux cĂŽtĂ©s de figures majeures de la scĂšne marocaine telles quâIkram Kabbaj, initiatrice du projet, et Mâhammed El Aadi, sculpteur doukkali cĂ©lĂ©brĂ© Ă lâĂ©tranger mais ignorĂ© chez lui. Lâobjectif Ă©tait clair : bĂątir un fonds national de sculptures et inscrire durablement le Maroc dans le circuit de lâart contemporain mondial.
Vingt-cinq ans plus tard, les sculptures sâeffritent sous lâeffet du temps, la vĂ©gĂ©tation centenaire se meurt, et la mĂ©moire collective sâestompe. Le parc, pourtant berceau dâun mouvement artistique pionnier, sombre dans lâindiffĂ©rence. La commune, responsable de sa gestion, laisse le site dĂ©pĂ©rir, sans quâaucun projet sĂ©rieux de sauvegarde ne voie le jour.
Pourtant, le potentiel reste intact. Le Parc Mohammed V nâest pas un simple espace vert. Il est un tĂ©moin rare de lâaudace culturelle marocaine, un symbole dâouverture et de crĂ©ation. Sa rĂ©habilitation doit ĂȘtre totale, ambitieuse et immĂ©diate.
Elle passe par trois engagements clairs : restaurer les Ćuvres du symposium et crĂ©er un parcours musĂ©al en plein air ; mettre en place un programme scientifique de prĂ©servation des essences rares ; enfin, donner vie au fonds national de sculptures promis en 2000.
Plus quâune urgence patrimoniale, il sâagit dâun devoir de mĂ©moire. Redonner souffle Ă ce lieu, câest affirmer que le Maroc ne tourne pas le dos Ă ses pionniers. Câest rappeler que la culture ne se conserve pas Ă coups de slogans, mais Ă travers des actes forts, concrets, durables.
Le Parc Mohammed V peut redevenir ce quâil a Ă©tĂ© : un phare. Encore faut-il que la volontĂ© suive. Faute de quoi, El Jadida perdra Ă jamais lâun de ses plus beaux hĂ©ritages.
Vingt-cinq ans plus tard, les sculptures sâeffritent sous lâeffet du temps, la vĂ©gĂ©tation centenaire se meurt, et la mĂ©moire collective sâestompe. Le parc, pourtant berceau dâun mouvement artistique pionnier, sombre dans lâindiffĂ©rence. La commune, responsable de sa gestion, laisse le site dĂ©pĂ©rir, sans quâaucun projet sĂ©rieux de sauvegarde ne voie le jour.
Pourtant, le potentiel reste intact. Le Parc Mohammed V nâest pas un simple espace vert. Il est un tĂ©moin rare de lâaudace culturelle marocaine, un symbole dâouverture et de crĂ©ation. Sa rĂ©habilitation doit ĂȘtre totale, ambitieuse et immĂ©diate.
Elle passe par trois engagements clairs : restaurer les Ćuvres du symposium et crĂ©er un parcours musĂ©al en plein air ; mettre en place un programme scientifique de prĂ©servation des essences rares ; enfin, donner vie au fonds national de sculptures promis en 2000.
Plus quâune urgence patrimoniale, il sâagit dâun devoir de mĂ©moire. Redonner souffle Ă ce lieu, câest affirmer que le Maroc ne tourne pas le dos Ă ses pionniers. Câest rappeler que la culture ne se conserve pas Ă coups de slogans, mais Ă travers des actes forts, concrets, durables.
Le Parc Mohammed V peut redevenir ce quâil a Ă©tĂ© : un phare. Encore faut-il que la volontĂ© suive. Faute de quoi, El Jadida perdra Ă jamais lâun de ses plus beaux hĂ©ritages.
Mohamed LOKHNATI
