La dĂ©couverte fait froid dans le dos autant qu’elle dĂ©goĂ»te : un dispositif d’irrigation agricole recourant clandestinement aux eaux usĂ©es. Cette pratique dangereuse pour la santĂ© a Ă©tĂ© dĂ©busquĂ©e par les autoritĂ©s locales Ă Oulad Saleh dans la province de Nouaceur oĂą des paysans sans foi ni loi cultivent leurs champs en utilisant des eaux d’égout. Ce n’est pas la première fois que cela arrive : en 2020, un collectif d’ONG a dĂ©noncĂ© des fellahs issus de Ouled Saleh et Laassilate dans la province de Berrechid qui dĂ©tournent les eaux usĂ©es de la station d’épuration de Berrechid.Â
Il s’agit en fait d’un flux hydrique résiduaire détourné à des fins d’irrigation des parcelles agricoles. Un phénomène qui trouve son origine dans l’insuffisance des précipitations et l’épuisement des puits. Ces sources de contamination posent un véritable problème de salubrité publique et soulèvent bien des inquiétudes sur l’écoulement de produits agricoles souillés dans les marchés ou leur vente à la criée par les marchands ambulants de fruits et légumes qui sillonnent les rues des villes. Dans un pays ou la traçabilité agricole est loin d’être systématique, il ya fort à craindre que des maladies ne soient transmises par ce canal de très mauvais égout…
