«Excellences, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais Ă mon tour fĂ©liciter M. le PDG du Groupe Le Matin, et Ă travers lui tous les organisateurs, qui permettent la rĂ©ussite de cet Ă©vĂ©nement et surtout aujourd’hui autour de la thĂ©matique de rĂ©gionalisation avancĂ©e. Un chantier, on l’a vu tout Ă l’heure, et je remercie M. le wali directeur gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sentation extrĂŞmement dĂ©taillĂ©e et inscrite dans le temps, qui permet de se rendre compte de l’ensemble des Ă©tapes du processus de dĂ©centralisation et de rĂ©gionalisation dans notre pays, et qui montre clairement ce que nous disons tous, et qui est une caractĂ©ristique de la rĂ©gionalisation au Maroc. C’est que c’est une rĂ©gionalisation qui a Ă©tĂ© voulue, elle aurait pu ĂŞtre subie, mais elle a Ă©tĂ© voulue, dans la mesure oĂą elle traduit une conviction collective qui a abouti Ă la nĂ©cessitĂ© de s’organiser en construisant sur ce qui fait le Maroc, sa diversitĂ©. Ce qui au final peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une richesse et donc une complĂ©mentaritĂ©. Et aussi la nĂ©cessitĂ© de dialoguer avec le monde tel qu’il Ă©volue aujourd’hui.Mais comme toute chose voulue, il peut ĂŞtre parfois frustrant que les rĂ©sultats qui peuvent apparaĂ®tre ne correspondent pas Ă ce qui est imaginĂ© au dĂ©part. Et je crois que ça s’applique Ă notre chantier de rĂ©gionalisation. Parce que nous savons que c’est un chantier de long terme. D’ailleurs, il est très difficile Ă un prĂ©sident de rĂ©gion de le dire, cela pourrait ĂŞtre aperçu comme une tentative de fuite en avant, parce que de l’autre cĂ´tĂ©, nous avons des attentes extrĂŞmement claires, extrĂŞmement pressantes, et qui souvent dĂ©passent ce qu’il est possible de faire Ă un instant donnĂ© dans le cadre d’un mandat. Donc notre vĂ©ritable challenge, c’est Ă©videmment de travailler pour que le chantier de long terme ne soit pas ramenĂ© Ă un petit chantier et qu’il demeure un chantier structurant parce qu’il s’agit effectivement d’un chantier structurant pour notre pays.Je rappelle Ă cet Ă©gard qu’il n’y a pas un Discours Royal, d’ailleurs rappelĂ©s aujourd’hui, abordant la rĂ©gionalisation ou la dĂ©centralisation et oĂą la participation n’est pas citĂ©e. Il faut noter aussi que les premiers discours de Sa MajestĂ© le Roi, après Son Intronisation, ont dĂ©jĂ abordĂ© cette question, alors que la rĂ©gionalisation venait juste de dĂ©marrer au Maroc dans sa nouvelle formule en 1996 ou 1997. Donc on voyait très bien que c’était potentiellement un levier gagnant et, aujourd’hui, on en est encore Ă construire autour de ce chantier et dans le cadre de ce chantier. Donc, nous ne devons pas nĂ©gliger ou nier ce caractère de long terme, au risque de limiter l’ambition. Mais ce qu’il faut retenir, c’est la nĂ©cessitĂ© de joindre les efforts, pour qu’au-delĂ de la mise en place de l’architecture de ce chantier, nous ayons aussi des concrĂ©tisations.Dans le cadre de ce Forum, vous avez choisi de parler des disparitĂ©s rĂ©gionales. Je voudrais noter Ă ce propos l’existence de disparitĂ©s Ă l’intĂ©rieur mĂŞme des rĂ©gions. Comme vous le savez, nous sommes passĂ©s de 16 Ă 12 rĂ©gions, mais chacune de ces 12 rĂ©gions repart avec un nouveau pĂ©rimètre, avec un nouveau dĂ©fi qui est Ă©videmment celui d’avoir un minimum d’équilibre entre les territoires et aux bĂ©nĂ©fices ces populations. Si je prenais le cas de Casablanca-Settat, une rĂ©gion de 7 millions d’habitants, la première en termes de population, s’étalant sur 20.000 kilomètres carrĂ©s, avec dĂ©sormais un arrière-pays rural extrĂŞmement vaste, comparĂ© Ă ce qu’a Ă©tĂ© le Grand Casablanca avant d’englober les trois quarts de l’ex-rĂ©gion Chaouia et la moitiĂ© de l’ex-rĂ©gion Doukkala. C’est une rĂ©gion beaucoup plus riche qui est reprĂ©sentative de cette ambition autour des 12 rĂ©gions destinĂ©es Ă avoir une vocation Ă©conomique forte, suffisamment dense pour que des complĂ©mentaritĂ©s permettent des investissements en infrastructures, des possibilitĂ©s d’attraction d’investisseurs publics et privĂ©s beaucoup plus importants, et aussi pour que le dĂ©veloppement des infrastructures et des Ă©quipements dans tout le territoire de cette rĂ©gion soient aujourd’hui possibles. Les mĂ©canismes de l’opĂ©rationnalisation sont en place, mais nous sommes face Ă au mĂŞme dĂ©fi qui est d’enclencher, au quotidien, des chantiers concrets pour y arriver. Les disparitĂ©s existent, je voudrais citer quelques indicateurs et avant cela appuyer sur ce que M. le prĂ©sident du Conseil Ă©conomique, social et environnemental a rappelĂ© tout Ă l’heure en citant deux provinces, Sidi Bennour qui se trouve dans la rĂ©gion du Grand Casablanca-Settat et Tinghir qui se trouve dans de la rĂ©gion de Drâa-Tafilalet que je connais bien aussi. Je voudrais juste attirer l’attention sur un point commun entre ces deux provinces et qui ne leur est pas propre d’ailleurs, et qui, je pense, explique en partie les chiffres sur les disparitĂ©s entre les rĂ©gions. Évidemment, il y a des disparitĂ©s et elles sont amplifiĂ©es, mĂŞme dans les cas de certaines provinces nouvellement créées, comme Sidi Bennour et Tinghir, mais aussi beaucoup d’autres. Ce qui se passe souvent, et ce Ă quoi il faut prĂŞter plus d’attention, c’est qu’on crĂ©e des provinces alors que la mise en place des services extĂ©rieurs qui sont censĂ©s accompagner ce processus prend du temps. Et ce temps est quantifiĂ© en une dizaine, voire en une quinzaine d’annĂ©es, perçues par les populations comme marquant un recul du service public.Ă€ ce sujet, je voudrais Ă©videmment rappeler une notion Ă©voquĂ©e par M. le wali, qui est souvent signalĂ©e par nous, les prĂ©sidents des rĂ©gions, avec en premier lieu notre prĂ©sident de l’Association des prĂ©sidents de rĂ©gions, M. Mohand Laenser, qui est que la rĂ©gionalisation est une monnaie Ă deux faces : la dĂ©centralisation qui a Ă©tĂ© largement dĂ©battue aujourd’hui et la dĂ©concentration. Et tant que nous marcherons Ă des rythmes diffĂ©rents, nous aurons toujours des rĂ©sultats extrĂŞmement relatifs. Il est dans notre intĂ©rĂŞt Ă tous de marcher au moins Ă la mĂŞme vitesse, Ă dĂ©faut de marcher Ă grande vitesse, pour que les concrĂ©tisations qui se font puissent ĂŞtre perçues.Je voudrais donner quelques exemples concrets au niveau de Casablanca-Settat et qu’il faut, je le rappelle une fois encore, pouvoir dĂ©passer : nous avons encore au niveau de la rĂ©gion de Casablanca-Settat 3 Agences urbaines, parce que nous somme la somme de trois rĂ©gions. Dans ces conditions, il est Ă©videmment un peu pĂ©rilleux de produire un schĂ©ma rĂ©gional d’amĂ©nagement du territoire qui puisse ĂŞtre extrĂŞmement pertinent, en tenant compte des impĂ©ratifs, sans associer ces Agences urbaines avec toutes les compĂ©tences qu’elles ont et toute la connaissance des territoires qui est supposĂ©e nourrir ce travail pour que ça ne soit pas uniquement un travail de techniciens, mais un travail qui tient compte des rĂ©alitĂ©s Ă la fois gĂ©ographique, Ă©conomique et sociale. Des schĂ©mas aussi qui ne se limitent pas Ă une partie seulement de la rĂ©gion, mais qui couvrent au moins tout son territoire. Il faut par la suite, comme le stipule la loi, travailler avec les rĂ©gions voisines pour optimiser l’inter rĂ©gionalisĂ© et les effets qu’elle peut produire sur les frontières entre ces rĂ©gions.Dans ce processus de rĂ©gionalisation, tout peut paraĂ®tre prendre du temps, mais il y a Ă©normĂ©ment de choses qui se font. Et lĂ , je voudrais noter que dans le cas du rĂ´le prééminent des rĂ©gions et notamment en termes de planification, les PDR (plans de dĂ©veloppement rĂ©gional) sont Ă©laborĂ©s aujourd’hui par la quasi-totalitĂ© des rĂ©gions. Pour Casablanca-Settat, c’est le cas depuis plus d’une annĂ©e. En effet, le PDR est aujourd’hui notre support privilĂ©giĂ© de travail, mĂŞme si pour certaines de nos actions, nous continuons Ă©videmment Ă assurer la continuitĂ© de ce qui a Ă©tĂ© initiĂ© auparavant. DĂ©sormais, la rĂ©fĂ©rence de ce PDR, et donc sa confection, est extrĂŞmement importante. Elle repose sur quelques principes, notamment celui qui consiste Ă identifier toutes les potentialitĂ©s autour desquelles on peut bâtir, identifier les carences, les retards, les disparitĂ©s qu’il faut Ă©galement intĂ©grer comme prioritĂ©s. Nous avons d’ailleurs identifiĂ© quelques prioritĂ©s en concertation avec les Ă©lus locaux, et il en ressort quelque chose qui, je pense, pourrait ĂŞtre commun Ă beaucoup d’autres territoires et beaucoup d’autres rĂ©gions, Ă savoir l’enclavement. C’est en effet un sujet qui persiste au niveau Casablanca-Settat. Nous avons une grande partie, infĂ©rieure Ă la moyenne nationale, mais une bonne partie de la population qui est encore dans le milieu rural. Cela nĂ©cessite d’avoir un rĂ©seau de routes rurales qui soit en qualitĂ© suffisante pour permettre au citoyen d’aller au souk, d’aller Ă l’hĂ´pital, de rejoindre une route principale pour aller en ville, d’aller Ă l’école… Dans la rĂ©gion, nous avons un rĂ©seau de 9.000 km, dont la moitiĂ© est de très mauvaise qualitĂ©. Donc le premier dĂ©fi, et c’est lĂ une demande unanime de tous les Ă©lus et les citoyens, est d’agir sur ce problème de dĂ©senclavement. Il se trouve fort heureusement que ce programme fait aussi partie d’une prioritĂ© Ă l’échelle nationale.Il en est de mĂŞme pour l’accès Ă l’eau potable. Cela peut surprendre de parler de problèmes d'accès Ă l’eau potable dans la rĂ©gion de Casablanca-Settat, mais c’est encore une rĂ©alitĂ© que certains de nos villages subissent. MĂŞme après des pĂ©riodes pluvieuses, comme c'Ă©tait le cas cette annĂ©e, il y a un besoin cet Ă©tĂ© d’alimenter certains douars de citernes. Et mĂŞme en termes d’électricitĂ©, et j’ai presque honte d’en parler, il y a encore quelques villages qui n’ont pas la moyenne que nous affichons Ă l’échelle nationale, qui est de 97 ou 98%. Nous avons, y compris au niveau de la rĂ©gion de Casablanca-Settat, et prĂ©cisĂ©ment dans la province de Benslimane, qu’on compare Ă des provinces durables comme Ifrane, voire des territoires Ă©trangers, un des taux d’électrification les plus bas du Maroc, soit 70%. Ce sont lĂ des rĂ©alitĂ©s qu’un prĂ©sident de rĂ©gion et qu’un conseiller rĂ©gional qui se respecte ne peut que prendre en compte s’il veut ĂŞtre crĂ©dible dans son action et dans son ambition de valoriser les potentiels qui sont Ă©normes. Nous avons Ă©videmment une infrastructure qui reste de meilleure qualitĂ©, qui fait l’attractivitĂ© de la rĂ©gion et qu’il faut maintenir, et en prioritĂ© les infrastructures de mobilitĂ© et de transport, la qualification de certaines communes «tampon». Nous avons aussi au sein de la rĂ©gion une dynamique dĂ©mographique extrĂŞmement forte qui se traduit par un exode des communes rurales et de certaines communes intermĂ©diaires vers les grands centres urbains et en particulier celui de Casablanca. La pĂ©riphĂ©rie de Casablanca connaĂ®t le taux de croissance dĂ©mographique le plus haut du Maroc, qui va de 5 Ă 9% dans certains cas. Il n’est donc pas Ă©tonnant d’avoir des problèmes d’infrastructures publiques, de densitĂ© dans les classes Ă chaque rentrĂ©e. Il n’est pas Ă©tonnant non plus d’avoir des problèmes d’emploi des jeunes : 200.000 de nos jeunes sont dans les universitĂ©s de la rĂ©gion et au moins 5 fois plus sont en âge de devoir demander de l’emploi dans les cinq prochaines annĂ©es. Donc ce sont des dĂ©fis Ă©normes Ă relever par le chantier de la rĂ©gionalisation. Nous avons la possibilitĂ© et la chance, voire le devoir de raisonner en termes de dĂ©veloppement intĂ©grĂ© Ă travers une territorialisation des politiques publiques, et il est important que cela se traduise par une adaptation de la conception de nos politiques publiques nationales. Évidemment, ce n’est pas le cas dans le cadre de ce premier exercice, mais il est prĂ©vu que les politiques nationales doivent se concevoir Ă l’avenir en partant du terrain et les stratĂ©gies rĂ©gionales se faire aussi en rĂ©fĂ©rence Ă ces stratĂ©gies nationales.Je vais recommander trois choses. D'abord qu'en parallèle Ă©videmment avec la dĂ©concentration, on puisse avancer de manière concrète Ă travers des actes, qu’il y ait une rĂ©flexion sur l’adaptation du dispositif institutionnel national, et ça a Ă©tĂ© citĂ© dans l’un des discours de Sa MajestĂ© que Dieu l’assiste. Ce qui est attendu de la rĂ©gionalisation c’est qu’elle produise un effet sur l’organisation institutionnelle du pays et, Ă mon avis, il aurait fallu que par exemple l’architecture gouvernementale soit adaptĂ©e Ă cette Ă©chĂ©ance et Ă cette ambition.Je voudrais formuler aussi le vĹ“u que sans attendre l’arrivĂ©e de la proximitĂ© des Ă©chĂ©ances Ă©lectorales, que nous ayons un dĂ©bat serein sur ces missions que nous sommes appelĂ©s Ă jouer, les effets qui sont attendus de ces missions, les richesses que cela peut produire et la rĂ©partition que cela nĂ©cessiterait pour que la mĂ©canique vertueuse puisse fonctionner. Parce qu'aujourd’hui on a deux discours, un discours d’augmentation des budgets vers les rĂ©gions, c’est une rĂ©alitĂ©, mais c’est une augmentation que je qualifierais moi de relative, dont il faudra dĂ©battre pour apprĂ©cier son ampleur au regard des missions qui sont dĂ©sormais les nĂ´tres. Et peut-ĂŞtre aussi un dĂ©bat politique cette fois-ci sur les règles Ă©lectorales qui doivent sĂ©crĂ©ter les Conseils rĂ©gionaux pour que soient intĂ©grĂ©es les quelques recommandations : j’ai entendu parler des jeunes, j’ai entendu parler du genre, je rappelle qu’aujourd’hui 40% des conseillers rĂ©gionaux sont des conseillères, mais il n’y a pas de rĂ©fĂ©rence particulière aux jeunes. Or Ă mon avis il faudrait plutĂ´t exiger qu’il y ait des candidatures de jeunes, cela ferait monter mĂ©caniquement des jeunes au sein des conseils, et en mĂŞme temps ceux-ci doivent aussi apprendre Ă travailler sur le terrain, Ă ĂŞtre proches des citoyens dès les campagnes Ă©lectorales et au-delĂ .Peut-ĂŞtre faut-il un dĂ©bat sur la façon dont peuvent ĂŞtre constituĂ©s les conseils Ă©lectoraux et veiller Ă secrĂ©ter des groupes qui permettent un bon fonctionnement par la suite de ces conseils rĂ©gionaux, parce que la rĂ©alitĂ© des conseils territoriaux n’est pas tout Ă fait la mĂŞme que ce qui existe Ă Rabat entre le Parlement et le gouvernement. Un conseil rĂ©gional cumule deux responsabilitĂ©s : d’abord on prend des dĂ©cisions et puis on gère, contrairement Ă la dualitĂ© qu’il y a entre le Parlement et le gouvernement. Par consĂ©quent, cela mĂ©rite rĂ©flexion pour lĂ aussi réévaluer notre expĂ©rience, regarder ce qui se passe ailleurs, le souci Ă©tant d’aller vers plus d’efficacitĂ©. La rĂ©gionalisation ne va pas se terminer avec notre mandat, elle ne fait que dĂ©marrer et je crois que nous devons rester attachĂ©s Ă ce que cette rĂ©gionalisation commence Ă produire ses effets. Personnellement, je ne comprenais pas certaines choses avant d’être sur le terrain et responsable de terrain, je n’avais pas toutes les explications. Souvent, nous dĂ©plorons l’inadĂ©quation en termes de rĂ©sultats entre l’effort en investissement et les rĂ©sultats au niveau social, Ă©conomique et de la population. Moi je pense qu’on peut l’expliquer de manière assez large, par la rĂ©alitĂ© de ces investissements auxquels manquent souvent les synergies au niveau de la conception, il manque aussi la pertinence par rapport aux prioritĂ©s.Je peux dĂ©finitivement dire qu’une prioritĂ© ne peut absolument pas se dĂ©finir Ă Rabat, une prioritĂ© doit remonter du terrain et pas forcĂ©ment Ă l’échelon rĂ©gional, c’est souvent plus bas. Et ensuite il y a la multiplicitĂ© des acteurs au cours de la rĂ©alisation de certains projets d’investissement. Je pense qu'aujourd’hui le cadre que nous avons a apportĂ© beaucoup d’amĂ©liorations en termes de clarifications des missions, en termes de rĂ´les. Il faudrait que nous nous attachions Ă respecter cela, et cela se traduira par une meilleure efficacitĂ©, pour une plus grande efficacitĂ© de l’investissement public et une meilleure visibilitĂ© pour l’investissement privĂ© et, par consĂ©quent, une plus grande attractivitĂ© de nos territoires».Â
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26 Jul 2018
13 min read
«Ce qui est attendu de la régionalisation, c’est qu’elle produise un effet sur l’organisation institutionnelle du pays»
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