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About Sidi Bennour

Sidi Bennour (in het Arabisch: ŰłÙŠŰŻÙŠ ŰšÙ†ÙˆŰ±) is een stad in Marokko. Het is gelegen in de regio Doukkala-Abda, op 70 km van...

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Nieuws 20 May 2012 4 min read

Souk Tlat, une décharge à ciel ouvert

Le fameux souk rural dit Tlat Sidi Bennour semble tout droit sorti du XVIIIe siĂšcle.
Souk Tlat, une décharge à ciel ouvert

Le souk semble dĂ©fier le temps. Il se plante avec dĂ©fi tel un monument antique. Des paysans parcourent jusqu’à une centaine de kilomĂštres pour s’y rendre. On y trouve des nĂ©gociants et des artisans venus offrir leurs services, mais aussi des camelots, des diseurs de bonne aventure, des voleurs Ă  la tire dont les doigts agiles vous tĂątent subrepticement les poches, etc.

On vient lĂ , car on y trouve de tout : de vieux livres, des cassettes vidĂ©o et CD, de roues de bicyclettes, des tĂ©lĂ©viseurs vieux d’une trentaine d’annĂ©es, des plantes, des meubles neuf ou vieux, des vĂȘtements et autres ustensiles de cuisine, dont des lots de cuillĂšres ou de fourchettes estampillĂ©es Air France ou Royal Air Maroc. Mais la rĂ©alitĂ© du souk est lĂ  : tous ces articles usĂ©s et abĂźmĂ©s trouveront toujours preneur.

Le souk est divisĂ© en quartiers et en boulevards par «spĂ©cialisation». Un «boulevard» du souk ne compte pas moins de cinq gargotes mobiles abritĂ©es sous des tentes de fortune. On y sert des petits plats populaires, depuis les beignets jusqu’à la bouillie de pois chiches, en passant par les casse-croĂ»te, les tranches de foie grillĂ©es sur la braise, les brochettes, les boissons gazeuses, le cafĂ© et le thĂ© Ă  la menthe.

Qu’il vente ou qu’il pleuve, le souk est toujours plein. Toute l’annĂ©e, le spectacle est impressionnant. Des charlatans y exercent illĂ©galement la mĂ©decine. Dans un coin du souk, un vieillard prĂ©conise un mĂ©dicament pour l’insuffisance rĂ©nale. Il explique comment le remĂšde agit sur les reins et les rend plus fonctionnels. Or sur l’emballage transparent, aucune Ă©criture ou notification sur le mode d’emploi, mais une indication montrant sa provenance : la Chine. Le vieux propose un sachet de dix pastilles contre la somme de 20 DH. Pour faire marcher son commerce, il est discrĂštement soutenu par deux Ă  trois personnes qui jouent le rĂŽle de badauds intĂ©ressĂ©s par son produit. Et ça marche ! Des personnes, par curiositĂ© ou par besoin, mordent Ă  l’hameçon.

Une véritable décharge publique

Le problĂšme, c’est que ce bazar Ă  ciel ouvert est en pleine agglomĂ©ration. Il abrite un abattoir et en plus ils se trouve Ă  proximitĂ© d’une «ferraille». Chaque mardi et samedi, les Doukkalis sont inlassablement confrontĂ©s Ă  l’anarchie totale occasionnĂ©e par l’invasion massive d’un vĂ©ritable armĂ©e d’engins : camions, tracteurs, chariots, charrettes et bestiaux. Une redoutable horde de gens, venus de partout et de nulle part, provoquant par leur passage dĂ©sordre, pollution, embouteillage et dĂ©sordre dans la ville. Des vendeurs de viande, bovine, ovine, caprine et cameline s’entremĂȘlent dans ce marchĂ© oĂč l’hygiĂšne n’a pas sa place.

Les bĂȘtes, Ă©gorgĂ©es dans l’abattoir qui se trouve Ă  quelques mĂštres du lieu de la vente, gisent toujours dans leur sang. Les eaux de rinçage des abats et autres tripes sont jetĂ©es juste devant l’entrĂ©e des boucheries. Et quand elles ne s’écoulent pas vers d’autres lieux du souk, elles forment des flaques dans les orniĂšres.

Mardi aprĂšs-midi, entre 15 et 16 heures, les camions et les commerçants partent et laissent derriĂšre eux excrĂ©ments, lĂ©gumes pourris et emballages de toutes sortes. Des monticules de dĂ©tritus et toutes sortes d’ordures domestiques, humaines et animales mĂȘlĂ©es aux eaux usĂ©es et Ă  la boue se forment ici et lĂ . La puanteur et les odeurs fĂ©tides se dĂ©gagent des ordures Ă©parpillĂ©es, aggravant l’état de l’environnement. Bien que la situation soit alarmante et prĂ©sente un rĂ©el danger pour la santĂ©, aucune action de nettoyage n’a jamais Ă©tĂ© menĂ©e dans le souk.

Le souk «Atlat» devient du coup une vĂ©ritable dĂ©charge publique et un nid Ă  microbes. Les enfants viennent y jouer. Des moutons et des vaches y dĂ©ambulent, des chiens errants tentent d’y trouver de quoi manger. Le vent emporte les sacs en plastique et les cartons des emballages dans toutes les directions. Un spectacle digne d’un marchĂ© du XVIIIe siĂšcle !

Les souks : des réseaux sociaux

Les souks dans les Doukkala permettent bien sĂ»r d’acheter des produits, mais ce sont aussi des lieux importants oĂč se tissent des relations sociales. C’est au souk que se rĂšglent les litiges, se contractent les emprunts et aussi les projets de mariage. Les souks des Doukkala sont aussi des lieux de contacts sociaux, des lieux de rencontre avec l’administration de l’état civil. La justice, la poste, les soins mĂ©dicaux sont aussi souvent des services qu’on trouve au souk. Pour toutes ces raisons, les souks des Doukkala sont des Ă©lĂ©ments importants de la vie et de l’organisation rĂ©gionale dans la province de Sidi Bennour.

RepĂšres

-* Les souks les plus connus :

-* Khémis Zemamra,

-* Had Ouled Frej

-* Tnine Gharbia,

-* Aounate,

-* Oulad Amran,

-* Jemaa Bni Hlal,

-* Jemaa M’tal,

-* Sebt Maarif.

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