Country / region

About LaĂąyoune

LaĂąyoune, the capital of the LaĂąyoune-Sakia El Hamra region, is a vibrant Moroccan city known as the 'springs.' Situated...

News in LaĂąyoune

Follow the latest news, projects, and official announcements from your ville.

News 21 Nov 2025 5 min read

LaĂąyoune accueille la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’APNODE sur l’évaluation des politiques publiques

LaĂąyoune accueille la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’APNODE sur l’évaluation des politiques publiques
Le Maroc poursuit sa politique de renforcement des capacitĂ©s africaines en mettant l’accent sur la coopĂ©ration rĂ©gionale et l’évaluation des politiques publiques. À l’ouverture de la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du RĂ©seau des parlementaires africains pour l’évaluation du dĂ©veloppement (APNODE) Ă  LaĂąyoune, le prĂ©sident de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Errachid, a soulignĂ© l’importance d’une approche coordonnĂ©e entre institutions, sociĂ©tĂ© civile et partenaires africains pour consolider le dĂ©veloppement et la planification stratĂ©gique sur le continent.
LaĂąyoune accueille la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’APNODE sur l’évaluation des politiques publiques
Le Royaume a adoptĂ©, sous la Sage Conduite de Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI, une politique intĂ©grĂ©e faisant du renforcement des capacitĂ©s africaines un axe stratĂ©gique, Ă  travers notamment le soutien aux initiatives rĂ©gionales et aux projets Ă©conomiques et sociaux favorisant l’intĂ©gration et ouvrant de nouvelles perspectives Ă  la coopĂ©ration Sud-Sud, a indiquĂ©, vendredi Ă  LaĂąyoune, le PrĂ©sident de la Chambre des Conseillers, Mohamed Ould Errachid.

Dans une allocution Ă  l’ouverture des travaux de la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du RĂ©seau des parlementaires africains pour l’évaluation du dĂ©veloppement (APNODE), M. Ould Errachid a soulignĂ© que la promotion de la coopĂ©ration parlementaire africaine en matiĂšre d’évaluation du dĂ©veloppement est au cƓur de l’approche adoptĂ©e par le Royaume dans ses relations avec le Continent. Une approche qui repose sur le renforcement de l’action conjointe et l’établissement d’un partenariat fondĂ© sur le bĂ©nĂ©fice mutuel et le respect des prioritĂ©s nationales, a-t-il fait observer.

Et d’ajouter que “dans le prolongement de l’orientation africaine du Royaume, la tenue de cette AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale au Maroc, et plus prĂ©cisĂ©ment dans la ville de LaĂąyoune, revĂȘt une importance particuliĂšre, en ce sens que le dĂ©bat sur l’évaluation du dĂ©veloppement trouve une expression pratique et concrĂšte dans ces rĂ©gions, qui constituent un modĂšle Ă©loquent des rĂ©sultats que peuvent produire des politiques de dĂ©veloppement fondĂ©es sur une vision stratĂ©gique et appuyĂ©es par des outils de suivi et d’évaluation prĂ©cis”, a-t-il soutenu.

Aussi, il a relevĂ© que les grands projets structurants en cours dans les villes du Sud du Royaume, tels que le rĂ©seau diversifiĂ© de ports, notamment le Port atlantique de Dakhla et le nouveau port phosphatier Ă  LaĂąyoune, ainsi que les grands axes routiers comme la voie express Tiznit-Dakhla, les projets d’énergies renouvelables, les projets d’hydrogĂšne vert et les projets de dessalement d’eau de mer Ă  grande Ă©chelle, renforcent la position de ces provinces et ouvrent de larges perspectives de dĂ©veloppement durable.

Ce dynamisme est renforcĂ© davantage par les initiatives stratĂ©giques lancĂ©es par Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI, telles que l’Initiative Royale pour l’Afrique Atlantique et le projet du gazoduc Afrique-Atlantique, des projets qui incarnent non seulement des investissements structurels, mais aussi une vision globale du dĂ©veloppement en tant que projet africain partagĂ©, fondĂ© sur une Ă©valuation continue et reliant l’impact local Ă  la dimension continentale, a dit M. Ould Errachid.

Selon lui, l’instauration d’une culture de l’évaluation sur le continent africain est devenue une nĂ©cessitĂ© urgente pour le dĂ©veloppement, compte tenu du creusement des inĂ©galitĂ©s, des dĂ©fis persistants liĂ©s Ă  la rĂ©alisation des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) et de l’impĂ©ratif d’une meilleure gestion des ressources, privilĂ©giant la rationalisation des dĂ©penses et l’orientation des efforts vers les initiatives les plus efficaces et les plus impactantes, tout en insistant sur le fait que ce besoin est renforcĂ© par les aspirations exprimĂ©es par les pays du continent Ă  travers leurs diffĂ©rents systĂšmes de planification et de dĂ©veloppement.

En effet, l’évaluation ne se limite plus Ă  la mesure des rĂ©sultats ou au suivi des indicateurs de mise en Ɠuvre, mais englobe dĂ©sormais l’examen de la faisabilitĂ© des politiques, leur adĂ©quation aux prioritĂ©s nationales et aux besoins des citoyens, la vĂ©rification de la cohĂ©rence des choix, de l’efficacitĂ© des interventions et de l’efficience de l’utilisation des ressources, ainsi que l’évaluation de leur impact rĂ©el et de la durabilitĂ© de leurs rĂ©sultats, a-t-il indiquĂ©.

Dans ce contexte, le prĂ©sident de la Chambre des Conseillers a exprimĂ© l’espoir que ce conclave puisse jeter les bases d’une culture de l’évaluation parlementaire, fondĂ©e sur trois piliers interdĂ©pendants reflĂ©tant les dimensions lĂ©gislative, rĂ©glementaire et sociĂ©tale de l’évaluation.

Et d’expliquer que le premier pilier est relatif Ă  l’institutionnalisation de la fonction d’évaluation, car sa mise en Ɠuvre optimale requiert la mise en place d’un cadre lĂ©gislatif avancĂ© et le dĂ©veloppement d’un systĂšme juridique qui encourage l’évaluation et consacre les meilleures pratiques en matiĂšre d’élaboration de politiques fondĂ©es sur des donnĂ©es probantes.

Concernant le deuxiĂšme pilier, M. Ould Errachid a indiquĂ© qu’il englobe la dimension rĂ©glementaire et le renforcement des capacitĂ©s, soulignant que l’intĂ©gration de l’évaluation comme composante institutionnelle exige la crĂ©ation d’unitĂ©s parlementaires spĂ©cialisĂ©es, dotĂ©es d’un personnel qualifiĂ© et des moyens nĂ©cessaires pour garantir leur indĂ©pendance scientifique et mĂ©thodologique, et opĂ©rant selon des normes et des rĂ©fĂ©rences claires, conformes aux pratiques internationales.

Quant au troisiĂšme pilier, il consiste Ă  faire de l’évaluation un espace partagĂ©, ouvert Ă  tous les segments de la sociĂ©tĂ©. L’évaluation parlementaire ne peut demeurer une pratique fermĂ©e au sein des institutions, mais doit plutĂŽt tirer parti de l’expertise de la sociĂ©tĂ© civile, des universitĂ©s et des diffĂ©rentes parties prenantes, afin d’amplifier son impact et de relier ses rĂ©sultats aux rĂ©alitĂ©s vĂ©cues et aux besoins concrets des citoyens.

Les travaux de la 10e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’APNODE se sont ouverts, vendredi Ă  LaĂąyoune, avec la participation de ministres, de parlementaires, d’experts, de reprĂ©sentants institutionnels, de la sociĂ©tĂ© civile et de partenaires du dĂ©veloppement venus de plusieurs pays africains.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte continental marquĂ© par l’importance croissante de l’évaluation des politiques publiques en tant que levier stratĂ©gique de gouvernance, de transparence et d’optimisation de l’action publique.

This article is reproduced as an excerpt. The full version is published by the original outlet.

Continue reading on lopinion.ma — RĂ©gions
Listen
Size: