La rentrĂ©e scolaire toujours marquĂ©e Ă Essaouira, zone de transit, par les contraintes de mobilitĂ© des ressources humaines, a permis lâĂ©largissement de lâoffre pĂ©dagogique au niveau des nouveaux inscrits et des structures créées ou rĂ©novĂ©es. Cette grande dynamique, prĂ©cise Ahmed Ghannami, a Ă©tĂ© accompagnĂ©e par une chaĂźne de services sociaux : OpĂ©ration « Un million de cartables », distribution de bicyclettes, maisons des Ă©tudiantes et des Ă©tudiants, cantines scolaires et internats.
Les problĂšmes liĂ©s au facteur des ressources humaines ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s vu leur aspect vital et conflictuel. Pour le dĂ©lĂ©guĂ© du MEN, la nature de la province comme zone de transit pour les enseignants pose un sĂ©rieux problĂšme au niveau de la stabilitĂ© des ressources humaines. A chaque rentrĂ©e scolaire, a-t-il prĂ©cisĂ©, la dĂ©lĂ©gation du MEN ainsi que ses partenaires syndicaux au niveau de la commission provinciale, se trouvent confrontĂ©s Ă un sĂ©rieux dĂ©ficit en termes dâeffectifs, au primaire surtout. Toutefois, les mesures prises par le MEN afin de boucler tous les mouvements de mutation Ă la mi-juin, pourraient aboutir Ă lâentame de lâannĂ©e scolaire 2012/2013 avec plus de visibilitĂ© et de stabilitĂ© au niveau des ressources humaines.
Concernant le dialogue avec les cinq syndicats les plus reprĂ©sentatifs, le dĂ©lĂ©guĂ© du MEN se dit optimiste quant Ă lâactuelle dynamique qui a permis, Ă travers une expĂ©rience particuliĂšre, lâĂ©laboration dâune charte pour instituer une commission provinciale, avec pour perspective le choix de critĂšres clairs et objectifs pour la mise en service temporel des professeurs pendant lâannĂ©e scolaire, au primaire surtout. Lâobjectif Ă©tant, selon Ghannami, de trouver une plateforme commune et consensuelle afin dâassurer les services pĂ©dagogiques dans les normes requises aux Ă©lĂšves dâune part, et ĂȘtre Ă lâĂ©coute des prĂ©occupations des syndicats dâautre part.
La question de la communication avec lâenvironnement social et institutionnel de lâĂ©cole publique a Ă©tĂ© fortement Ă©voquĂ©e. Le dĂ©lĂ©guĂ© du MEN a insistĂ© sur lâimportance de lâouverture du secteur de lâenseignement sur son entourage afin quâil soit mieux dĂ©fendu, protĂ©gĂ© et appropriĂ© par les citoyens. Dans le cas contraire, a-t-il ajoutĂ©, lâĂ©cole est considĂ©rĂ©e comme une boĂźte noire Ă explorer avec les expressions les plus hostiles parfois.
Les organes de presse ont Ă©voquĂ© plusieurs points liĂ©s au dĂ©sĂ©quilibre marquant la rĂ©partition des ressources humaines entre les zones Chiadma et Haha. Celle-ci connaĂźt un flagrant dĂ©ficit en enseignants, en services de base, en Ă©quipement et la dĂ©gradation de certains Ă©tablissements, les abus commis par certains directeurs Ă lâencontre de professeurs, et les cas de professeurs et prĂ©sidents de communes rurales fantĂŽmes depuis les Ă©lections communales 2009, et qui osent se prĂ©senter au service de la dĂ©lĂ©gation pour protester contre les absences, justifiĂ©es pourtant, de leurs collĂšgues!
Dâautre part, Ghannami a saisi lâoccasion pour attirer lâattention sur le chiffre inquiĂ©tant des absences pour des raisons mĂ©dicales. Prenant compte des congĂ©s de maternitĂ© et des maladies incurables, le dĂ©lĂ©guĂ© du MEN sâest dit inquiet des nombreux congĂ©s suspects de maladie. Pour conclure, le nouveau dĂ©lĂ©guĂ© du MEN affiche lâambition de redresser le taux de scolarisation dans certaines communes rurales qui ne sont pas toujours Ă lâĂšre de la gĂ©nĂ©ralisation.
Nieuws 15 Apr 2012 3 min read
La délégation du MEN à Essaouira communique autour de ses acquis et contraintes
50 mille Ă©lĂšves du primaire et 8410 collĂ©giens bĂ©nĂ©ficient du programme Tissir pour lâappui financier direct aux familles rurales nĂ©cessiteuses dans la province dâEssaouira. Un chiffre assez important surtout au primaire qui compte 64775 Ă©lĂšves au titre de lâannĂ©e scolaire 2011/2012. Ce sont des indicateurs signifiants donnĂ©s par Ahmed Ghannami, dĂ©lĂ©guĂ© du ministĂšre de lâEducation Ă Essaouira lors dâune rencontre avec la presse.

58410 élÚves bénéficient du programme Tissir
