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Safi (in arabo: ŰąŰłÙÙŠ) Ăš una cittĂ  del Marocco, situata sulla costa atlantica. È il capoluogo della regione di...

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Notizia 15 May 2013 5 min read

Le dossier de nos provinces sahariennes s’invite au dĂ©bat Ă  Safi

Le dossier de nos provinces sahariennes s’invite au dĂ©bat Ă  Safi

La FacultĂ© polydisciplinaire de Safi a abritĂ© une journĂ©e d’étude consacrĂ©e aux dĂ©veloppements liĂ©s au dossier du Sahara marocain Ă  la lumiĂšre de la derniĂšre rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.

La rencontre initiĂ©e par la FĂ©dĂ©ration des associations de Safi en Ă©troite collaboration avec la FacultĂ© polydisciplinaire, a Ă©tĂ© entamĂ©e par une intervention du doyen de la facultĂ© qui a appelĂ© Ă  une mobilisation acadĂ©mique pour la dĂ©fense du dossier du Sahara marocain sous un angle scientifique en fournissant des efforts au niveau de la recherche et la communication autour de la juste position marocaine. “Toute forme d’extension des attributions de la Minurso reprĂ©sente une atteinte Ă  la souverainetĂ© du Maroc sur son Sahara”, a-t-il affirmĂ©.

Le reprĂ©sentant de la commission rĂ©gionale des droits de l’Homme a mis en avant les avancĂ©es relatives au respect des droits de l’Homme rĂ©alisĂ©es par le Maroc. L’intervenant a projetĂ© un documentaire qui a revisitĂ© la chronologie des propositions de rĂ©solution du dossier du Sahara, la mission de la Minurso et les budgets qui lui sont allouĂ©s, la proposition d’extension de la mission de la Minurso et la position ferme du Maroc Ă  cet Ă©gard, ainsi que les risques et les menaces contenus dans la proposition amĂ©ricaine qui met en pĂ©ril un partenariat historique et stratĂ©gique avec le Maroc.

Mustapha Sophi, professeur des sciences politiques Ă  la FP de Safi, a considĂ©rĂ© que la position amĂ©ricaine, malgrĂ© les risques qu’elle reprĂ©sentait, avait cependant dĂ©montrĂ©, la position unanime et la mobilisation nationale autour du Sahara marocain.

Il s’est interrogĂ© sur les dessous et les perspectives de la proposition amĂ©ricaine qu’il prĂ©fĂšre lier Ă  des facteurs conjoncturels marquĂ©s surtout par les mutations dans le monde arabe et la situation au Sahel.

La stratĂ©gie de gestion de ce dossier longtemps monopolisĂ© par le Roi et le ministĂšre de l’IntĂ©rieur, a-t-il affirmĂ©, devrait ĂȘtre rĂ©visĂ©e pour plus de rĂ©activitĂ© et d’implication des composantes de la sociĂ©tĂ© marocaine. Toute rĂ©solution du dossier du Sahara devrait dĂ©couler d’un projet de sociĂ©tĂ© incluant partis politiques et sociĂ©tĂ© civile, car ce dossier revĂȘt un intĂ©rĂȘt stratĂ©gique au-delĂ  de la question des droits de l’Homme. D’autre part, M. Sophi a appelĂ© Ă  une diplomatie offensive optimisant le dialogue entre le Nord et le Sud, car personne ne peut imaginer le Maroc sans son Sahara.

Pour Abdellatif Bakkour, professeur des sciences politiques Ă  la mĂȘme FacultĂ©, l’AlgĂ©rie est fortement impliquĂ©e dans le dossier du Sahara bien qu’elle prĂ©tende adopter une position neutre. Pour lui, la diplomatie marocaine n’a pas fourni suffisamment d’efforts auprĂšs des Nations unies afin de mettre en Ă©chec les manƓuvres du Polisario qui profite actuellement de l’appui de plusieurs institutions amĂ©ricaines qui ont un impact sur la prise de dĂ©cision au niveau de l’administration amĂ©ricaine. Bakkour a appelĂ© d’une part Ă  l’optimisation et au renforcement de la diplomatie parallĂšle impliquant chercheurs, partis politiques, syndicats et associations des droits de l’Homme, et d’autre part, la constitution d’un Conseil suprĂȘme composĂ© de professeurs et chercheurs et chargĂ© du suivi de ce dossier. Les chantiers de dĂ©mocratisation et d’enracinement de la bonne gouvernance devraient continuer, a-t-il ajoutĂ©, tout en Ă©largissant les possibilitĂ©s de participation politique et la concrĂ©tisation du projet d’autonomie.

Abdelkader Azria a situĂ© l’actuelle situation dans le cadre d’une crise d’identitĂ© hĂ©ritĂ©e du Protectorat et aggravĂ©e par le processus de mondialisation. Sachant que la nouvelle Constitution avait inclu de maniĂšre anticipative la culture Hassanie comme principale composante de la culture multiple marocaine. Pour Azria, la position amĂ©ricaine devrait faire l’objet de dĂ©bats impliquant chercheurs et acteurs politiques et civils, car le Maroc avait adhĂ©rĂ© volontairement aux conventions et chartes internationales des droits de l’Homme tout en mettant en place le Conseil national des droits de l’Homme qui se rĂ©fĂšre dans son action aux principes de la DĂ©claration universelle. L’intervenant a appelĂ© Ă  une nouvelle approche dans la gestion du dossier du Sahara tout en insistant sur la conjugaison des contenus de la nouvelle Constitution et des rapports du Conseil Ă©conomique, social et Ă©cologique.

Said Khoumri, professeur des sciences politiques, a soulignĂ© que la diplomatie marocaine Ă©tait toujours confrontĂ©e Ă  une diplomatie appuyĂ©e par de grandes stratĂ©gies au niveau international. Les efforts des ONG marocaines ainsi que ceux du Conseil national des droits de l’Homme, a-t-il ajoutĂ©, avaient finalement rĂ©ussi Ă  inflĂ©chir la position amĂ©ricaine.

Selon lui, le dernier rapport de l’envoyĂ© onusien au Sahara qui s’est contentĂ© d’évoquer la question des droits de l’Homme au Sahara sans soulever les pratiques rĂ©pressives perpĂ©trĂ©es Ă  Tindouf, n’était pas Ă©quilibrĂ©: comment peut-il signaler le rĂŽle avant-gardiste du Conseil national des droits de l’Homme dans la rĂ©gion tout en appelant Ă  l’instauration d’un nouveau mĂ©canisme de contrĂŽle? s’interroge-t-il. Et de remarquer que le rapport avait omis les efforts des associations des droits de l’Homme et des mĂ©dias dans les provinces du Sud. Toutefois, ledit rapport contient des points positifs censĂ©s ĂȘtre capitalisĂ©s par le Maroc tels l’ouverture du pays sur les organisations internationales des droits de l’Homme, les efforts consentis pour le dĂ©veloppement social de la rĂ©gion et la nĂ©cessitĂ© de l’ouverture des frontiĂšres entre le Maroc et l’AlgĂ©rie.

Pour conclure, Khoumri a exhortĂ© les partis politiques et les syndicats Ă  assumer leur mission d’encadrement, d’organisation et d’ouverture sur l’approche des droits en vue de crĂ©er les conditions requises pour la mise en Ɠuvre du projet de rĂ©gionalisation avancĂ©e.

Quant Ă  Jmiai, il a mis en avant le rĂŽle avant-gardiste de la sociĂ©tĂ© civile comme stipulĂ© dans la nouvelle Constitution. Les acteurs associatifs, a-t-il ajoutĂ©, sont appelĂ©s Ă  dĂ©fendre l’intĂ©gritĂ© territoriale du Royaume et mettre en Ă©chec les manƓuvres qui risquent de porter atteinte Ă  la souverainetĂ© nationale dans les provinces du Sud.

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