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25 Jun 2013
6 min de lecture
«Anfa, un élément d’équilibre de la grande métropole de Casablanca»
Ville rêvée, ville idéalisée, ville contrastée, vitrine d’un Maroc moderne avec ses blessures et ses fragilités, Casablanca est un des plus grands laboratoires de l’architecture moderne. Lyautey avait amené l’un de ses meilleurs urbanistes du début du XXe siècle, Henri Prost, qui avec ses équipes de sociologues anthropologues et urbanistes percevait cette future mégalopole à l’heure de l’automobile et de l’aménagement des boulevards et des aéroports en 3 ensembles : Tit Mellil, Anfa et Nouaceur. Michel Ecochard et Pierre Riboulet prenaient ensuite la relève pour créer les fameuses trames entre quartiers. Cette ville, fille du protectorat, a été l’objet de nombre de carnets de voyage, d’ouvrages collectifs, de monographies ou d’articles de périodiques et de beaux ouvrages. C’est Rachid Andaloussi, l’un des fondateurs de l’Association Casamémoire, qui a conçu le Casaart, le plus grand théâtre d’Afrique avec Christian de Portzamparc qui écrit : «Casablanca es
Le Matin : Casa Anfa c'est, dites-vous, une opportunité foncière convertie en projet stratégique, mais c'est surtout un élément d'équilibre de la plus grande métropole d'Afrique ? Un mot sur la genèse de ce projet ?Khadir Lamrini :Le projet Casa Anfa est né à la suite de la décision de délocaliser les activités de l'ancien aéroport d'Anfa, libérant ainsi une réserve foncière de plus de 350 hectares au cœur de la ville de Casablanca. Cet événement a offert une opportunité exceptionnelle permettant la réalisation d'un grand projet d'urbanisation d'avenir à même de contribuer au rayonnement de Casablanca et de la hisser au rang des grandes métropoles internationales, tout en répondant aux besoins internes de l'agglomération.Qui fait quoi dans ce projet ?La conception générale du projet a fait l'objet d'un concours international d'urbanisme qui a vu la participation de grands professionnels…
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