Selon les organisateurs, cette rencontre s'inscrit dans le cadre des objectifs de la restructuration de l'Académie du Royaume du Maroc, qui accorde une importance majeure aux arts sous toutes leurs formes, eu égard à leur rôle dans l'élévation de la conscience artistique en faveur de l'évolution des sociétés.
Le livre (370 pages), publié en langue française, comprend une compilation d'articles critiques qui ont été publiés par l’auteur sur le site d'information électronique "quid.ma", où Driss Chouika sonde, en tant que "cinéphile averti", les complexités et les définitions du cinéma, met en lumière ses stars, réalisateurs et acteurs, et analyse ses objectifs et ses intentions.
S’exprimant à cette occasion, M. Chouika a précisé que l'idée de ce projet est née lors d'une discussion avec le journaliste marocain Naïm Kamal, sur la possibilité de lancer une chronique hebdomadaire sur le cinéma. Cette chronique a été baptisée "Cinéma mon amour" et ce livre représente un recueil des 90 premiers articles publiés dans ce sens.
Dans ce livre, qui a vu le jour avec le soutien du Secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri, l’auteur a indiqué avoir opté pour une structure pratique qui se divise en plusieurs sections : "Les films" qui l’ont marqué, marocains ou étrangers, "Les réalisateurs" qui ont contribué de manière significative au développement du cinéma, "Les acteurs" qui ont joué un rôle-clé dans ce processus, "Les grandes tendances" ayant façonné l'histoire du septième art, ainsi que "Les festivals de cinéma" et "La culture cinématographique".
Il a, par ailleurs, affirmĂ© que le cinĂ©ma reprĂ©sente la forme d'expression la plus efficace de l'histoire de l'humanitĂ©, en dĂ©pit des Ă©volutions rĂ©centes dans la manière de regarder des films, notamment avec l'essor des plateformes de streaming et la prolifĂ©ration des rĂ©seaux sociaux.Â
De son cĂ´tĂ©, le rĂ©alisateur Mohammed Abderrahman Tazi, qui a prĂ©sentĂ© l’ouvrage, a expliquĂ© que cette Ĺ“uvre offre un voyage au lecteur dans le temps et l’espace cinĂ©matographiques, explorant les chefs-d'Ĺ“uvre intemporels qui ont forgĂ© les fondations de cette industrie, des pionniers visionnaires aux gĂ©nies contemporains, et des drames Ă©motionnels aux Ă©popĂ©es Ă©blouissantes.Â
Chaque article, a-t-il poursuivi, est une immersion dans l'univers unique d’un film, d'un réalisateur ou d’un comédien qui ont laissé une empreinte indélébile.
M. Tazi a soulignĂ© que les articles du livre reprĂ©sentent "une fenĂŞtre rafraĂ®chissante ouverte sur un cinĂ©ma tantĂ´t nostalgique, tantĂ´t instructif, tantĂ´t plein d’espoir et de jeunesse", ajoutant que ce kalĂ©idoscope combine des critiques judicieuses et Ă©clairĂ©es, des analyses pertinentes et des observations justes et appropriĂ©es.Â
Selon M. Tazi, l’œil critique de Driss Chouika ne se contente pas de scruter la surface des films, mais pĂ©nètre profondĂ©ment dans leur essence, rĂ©vĂ©lant les subtilitĂ©s artistiques, les choix narratifs et les performances qui ont marquĂ© l’histoire du cinĂ©ma.Â
Né à El Kelaâ des Sraghna, Driss Chouika a obtenu une licence en économie pour ensuite suivre une formation sur les techniques cinématographiques à Paris. Il a réalisé de nombreux films, documentaires et pièces de théâtre.
L’Institut académique des arts est chargé de développer la création artistique, d’allouer l’attention aux arts et au patrimoine artistique marocain authentique, sous toutes ses formes , et à la diversité de ses composantes, d’œuvrer à le faire connaître et de contribuer à sa préservation et à sa valorisation par tous les moyens disponibles.

