Outre InĂšs Lehaire, plusieurs jeunes cinĂ©astes ont Ă©tĂ© distinguĂ©s lors de cette soirĂ©e, notamment Salma Kortobi qui a remportĂ© le prix du public pour son documentaire, Omar Zaafaoui qui a reçu une mention spĂ©ciale pour son court-mĂ©trage, Soufiane Salamate qui a Ă©tĂ© primĂ© pour le meilleur court-mĂ©trage de fiction et Soukaina Saadi qui sâest vue dĂ©cerner le prix du meilleur documentaire.
Dans une dĂ©claration Ă la MAP, InĂšs Lehaire sâest dite "ravie dâavoir gagnĂ© ce prix", soulignant que cette rĂ©compense signifie que son film "a su toucher les gens et quâils lâont apprĂ©ciĂ©".
Son film "Abdellah", du prĂ©nom de son grand-pĂšre, raconte une histoire familiale ancrĂ©e dans un village prĂšs de Benguerir, privĂ© dâaccĂšs Ă lâeau, a-t-elle expliquĂ©, ajoutant qu'"en parallĂšle, il raconte lâhistoire de la migration de "mon grand-pĂšre, qui nous a ramenĂ©s finalement au Maroc.
"Câest dans son village quâil est enterrĂ©, et câest finalement, une bĂ©nĂ©diction qui a rĂ©uni toute ma famille", a-t-elle dit.
PrĂ©sidĂ© par la rĂ©alisatrice Meryem BenmâBarek, le jury de cette 7Ăšme Ă©dition a saluĂ© la richesse et la diversitĂ© des films prĂ©sentĂ©s.
"Nous avons dĂ©couvert des films absolument somptueux, porteurs dâune identitĂ© marocaine forte, racontĂ©s par ceux qui vivent ces histoires", a dĂ©clarĂ© Mme BenmâBarek Ă la MAP, mettant en avant lâimportance de "donner confiance aux jeunes pour quâils osent et quâils sâĂ©coutent", tout en soulignant que ce festival est une vĂ©ritable rencontre intergĂ©nĂ©rationnelle, porteuse dâespoir pour le futur du cinĂ©ma marocain.
Elle a également mis en avant la nécessité de valoriser les projets portés par les jeunes, en affirmant que "les générations précédentes doivent apporter leur soutien, leur aide et leurs conseils aux suivantes".
Pour la cinĂ©aste, câest ainsi que le dialogue se crĂ©e et que les voix Ă©mergentes peuvent se construire.
Ăvoquant les Ćuvres projetĂ©es durant le festival, Meryem BenmâBarek sâest dite "extrĂȘmement touchĂ©e" par la qualitĂ© des rĂ©cits proposĂ©s, par le sens du cadre, de la narration et de lâidentitĂ© qui Ă©manent de ces jeunes talents, ajoutant que cette nouvelle gĂ©nĂ©ration lui "donne confiance en lâavenir du cinĂ©ma marocain".
De son cĂŽtĂ©, Naziha Houki, fondatrice du festival et professeure Ă lâUniversitĂ© Al Akhawayn, a relevĂ© que cet Ă©vĂ©nement est le rĂ©sultat "dâune mission trĂšs claire, croire en ces jeunes talents", ajoutant que "le milieu du cinĂ©ma peut sâavĂ©rer difficile" et il est nĂ©cessaire de soutenir ces jeunes.
Elle a Ă©galement mis en avant la sincĂ©ritĂ© et lâauthenticitĂ© des films prĂ©sentĂ©s, porteurs de rĂ©cits du Maroc profond, "des rĂ©gions que nous ne voyons pas au cinĂ©ma et des histoires que nous nâentendons pas au cinĂ©ma".
La cĂ©rĂ©monie de clĂŽture, ponctuĂ©e par un interlude musical des choristes de lâUniversitĂ©, a cĂ©lĂ©brĂ© une nouvelle gĂ©nĂ©ration de cinĂ©astes prometteurs, qui portent avec force et sensibilitĂ© les voix multiples du Maroc contemporain.
OrganisĂ© du 3 au 5 avril par lâUniversitĂ© Al Akhawayn, ce festival annuel cĂ©lĂšbre la crĂ©ativitĂ© cinĂ©matographique des jeunes Ă©tudiants issus des Ă©coles et instituts de cinĂ©ma du Royaume. Cette Ă©dition a mis en lumiĂšre une gĂ©nĂ©ration talentueuse, audacieuse et profondĂ©ment attachĂ©e Ă la narration dâhistoires enracinĂ©es dans la rĂ©alitĂ© marocaine.

