Ă 70 ans, lâartiste prĂ©sente une sĂ©rie de calligraphies inspirĂ©es des MuâallaqÄt, cĂ©lĂšbres poĂšmes prĂ©islamiques, quâil dĂ©cline en styles diwani et maghribi. Les lettres y dansent, tantĂŽt disciplinĂ©es, tantĂŽt libĂ©rĂ©es, Ă©voquant une poĂ©sie ancienne oĂč se mĂȘlent amour, vin, conquĂȘtes fĂ©minines et jeux du hasard.
« Avec les MuâallaqÄt, on plonge au cĆur des origines de la langue arabe, au mĂȘme titre que le Coran, et dans la relation trĂšs particuliĂšre quâentretenaient les BĂ©douins du dĂ©sert avec la poĂ©sie », explique Didier Klein, entourĂ© de visiteurs attentifs. Pour illustrer son propos, lâartiste sâest appuyĂ© sur une quinzaine dâextraits calligraphiĂ©s, choisis pour leur richesse stylistique et symbolique.
Rien ne prĂ©destinait pourtant ce Français Ă consacrer une grande partie de sa vie artistique Ă la langue arabe. « Jâai dĂ©couvert le monde arabo-musulman lors de voyages en AlgĂ©rie dans les annĂ©es 1980. Cela a Ă©tĂ© un choc », confie-t-il. De cette rencontre est nĂ©e une curiositĂ© devenue passion, qui lâa conduit Ă Ă©tudier lâarabe littĂ©ral durant trois ans Ă lâInstitut national des langues et civilisations orientales (Inalco) Ă Paris.
Autodidacte en calligraphie, Didier Klein a ensuite poursuivi son chemin Ă travers la Tunisie, la Jordanie, la Turquie et le Maroc. SĂ©duit par ce dernier, il sây est installĂ© il y a deux ans. Son travail sâenrichit Ă©galement dâun dialogue avec la culture amazighe, quâil explore parallĂšlement Ă la poĂ©sie arabe classique.
Au fil de la soirĂ©e, les visiteurs dĂ©ambulent lentement, happĂ©s par des Ćuvres qui ne se contentent pas de transmettre un texte, mais invitent Ă la mĂ©ditation. « On ne lit pas seulement, on ressent », murmure une spectatrice devant une calligraphie aux courbes audacieuses.
Ouverte jusquâĂ la fin du mois, lâexposition fait dâEl Jadida un point de rencontre entre hĂ©ritages millĂ©naires et crĂ©ation contemporaine, dans un Ă©change silencieux entre Orient et Occident, mĂ©moire et prĂ©sent.
« Avec les MuâallaqÄt, on plonge au cĆur des origines de la langue arabe, au mĂȘme titre que le Coran, et dans la relation trĂšs particuliĂšre quâentretenaient les BĂ©douins du dĂ©sert avec la poĂ©sie », explique Didier Klein, entourĂ© de visiteurs attentifs. Pour illustrer son propos, lâartiste sâest appuyĂ© sur une quinzaine dâextraits calligraphiĂ©s, choisis pour leur richesse stylistique et symbolique.
Rien ne prĂ©destinait pourtant ce Français Ă consacrer une grande partie de sa vie artistique Ă la langue arabe. « Jâai dĂ©couvert le monde arabo-musulman lors de voyages en AlgĂ©rie dans les annĂ©es 1980. Cela a Ă©tĂ© un choc », confie-t-il. De cette rencontre est nĂ©e une curiositĂ© devenue passion, qui lâa conduit Ă Ă©tudier lâarabe littĂ©ral durant trois ans Ă lâInstitut national des langues et civilisations orientales (Inalco) Ă Paris.
Autodidacte en calligraphie, Didier Klein a ensuite poursuivi son chemin Ă travers la Tunisie, la Jordanie, la Turquie et le Maroc. SĂ©duit par ce dernier, il sây est installĂ© il y a deux ans. Son travail sâenrichit Ă©galement dâun dialogue avec la culture amazighe, quâil explore parallĂšlement Ă la poĂ©sie arabe classique.
Au fil de la soirĂ©e, les visiteurs dĂ©ambulent lentement, happĂ©s par des Ćuvres qui ne se contentent pas de transmettre un texte, mais invitent Ă la mĂ©ditation. « On ne lit pas seulement, on ressent », murmure une spectatrice devant une calligraphie aux courbes audacieuses.
Ouverte jusquâĂ la fin du mois, lâexposition fait dâEl Jadida un point de rencontre entre hĂ©ritages millĂ©naires et crĂ©ation contemporaine, dans un Ă©change silencieux entre Orient et Occident, mĂ©moire et prĂ©sent.
Mohamed LOKHNATI
