Pays / région

À propos de la El-Jadida

Située à 96 km de Casablanca, El Jadida est une ville cÎtiÚre historique marquée par son héritage portugais. Ancienne...

Actualités à El-Jadida

Suivez les derniÚres actualités, les projets et les communiqués officiels de votre ville.

Actualités 20 Dec 2025 2 min de lecture

​El Jadida -Vernissage : Didier Klein, un calligraphe français cĂ©lĂšbre les racines poĂ©tiques de la langue arabe

ConsultĂ© 4 695 fois

​El Jadida -Vernissage : Didier Klein, un calligraphe français cĂ©lĂšbre les racines poĂ©tiques de la langue arabe
Dans la pĂ©nombre feutrĂ©e de la grande salle de l’Institut français d’El Jadida, les regards se posent, s’attardent, puis reviennent sur les lignes noires qui serpentent sur le papier. Mardi soir, le vernissage de l’exposition du calligraphe français Didier Klein a transformĂ© l’espace en un lieu de silence attentif, oĂč l’écriture arabe devient matiĂšre Ă  contemplation.
​El Jadida -Vernissage : Didier Klein, un calligraphe français cĂ©lĂšbre les racines poĂ©tiques de la langue arabe
 Ă€ 70 ans, l’artiste prĂ©sente une sĂ©rie de calligraphies inspirĂ©es des Mu‘allaqāt, cĂ©lĂšbres poĂšmes prĂ©islamiques, qu’il dĂ©cline en styles diwani et maghribi. Les lettres y dansent, tantĂŽt disciplinĂ©es, tantĂŽt libĂ©rĂ©es, Ă©voquant une poĂ©sie ancienne oĂč se mĂȘlent amour, vin, conquĂȘtes fĂ©minines et jeux du hasard.
 
« Avec les Mu‘allaqāt, on plonge au cƓur des origines de la langue arabe, au mĂȘme titre que le Coran, et dans la relation trĂšs particuliĂšre qu’entretenaient les BĂ©douins du dĂ©sert avec la poĂ©sie », explique Didier Klein, entourĂ© de visiteurs attentifs. Pour illustrer son propos, l’artiste s’est appuyĂ© sur une quinzaine d’extraits calligraphiĂ©s, choisis pour leur richesse stylistique et symbolique.
 
Rien ne prĂ©destinait pourtant ce Français Ă  consacrer une grande partie de sa vie artistique Ă  la langue arabe. « J’ai dĂ©couvert le monde arabo-musulman lors de voyages en AlgĂ©rie dans les annĂ©es 1980. Cela a Ă©tĂ© un choc », confie-t-il. De cette rencontre est nĂ©e une curiositĂ© devenue passion, qui l’a conduit Ă  Ă©tudier l’arabe littĂ©ral durant trois ans Ă  l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) Ă  Paris.
 
Autodidacte en calligraphie, Didier Klein a ensuite poursuivi son chemin Ă  travers la Tunisie, la Jordanie, la Turquie et le Maroc. SĂ©duit par ce dernier, il s’y est installĂ© il y a deux ans. Son travail s’enrichit Ă©galement d’un dialogue avec la culture amazighe, qu’il explore parallĂšlement Ă  la poĂ©sie arabe classique.
 
Au fil de la soirĂ©e, les visiteurs dĂ©ambulent lentement, happĂ©s par des Ɠuvres qui ne se contentent pas de transmettre un texte, mais invitent Ă  la mĂ©ditation. « On ne lit pas seulement, on ressent », murmure une spectatrice devant une calligraphie aux courbes audacieuses.
 
Ouverte jusqu’à la fin du mois, l’exposition fait d’El Jadida un point de rencontre entre hĂ©ritages millĂ©naires et crĂ©ation contemporaine, dans un Ă©change silencieux entre Orient et Occident, mĂ©moire et prĂ©sent.
 
 Mohamed LOKHNATI

Cet article est repris sous forme d’extrait. La version complĂšte est publiĂ©e par le mĂ©dia d’origine.

Continuer la lecture sur lopinion.ma — l'Opinion
Écouter
Taille :