A la tĂȘte du Festival Iminig, Abdelaziz Oussaih revient sur une troisiĂšme Ă©dition placĂ©e sous le signe de âla migration et les valeursâ. Dans cet entretien, il Ă©voque les messages forts portĂ©s par lâĂ©vĂ©nement, lâengouement exceptionnel du public, les moments artistiques marquants et les dĂ©fis de lâorganisation. Loin dâĂȘtre un simple rendez-vous culturel, le festival sâaffirme comme une plateforme de dialogue entre mĂ©moire, identitĂ© et diaspora, oĂč lâart devient vecteur de vivre-ensemble et de reconnaissance.
Libé : Quels sont les principaux messages que vous retenez de cette troisiÚme édition du Festival Iminig, notamment sur le thÚme «Migration et valeurs» ?
Abdelaziz Oussaih : La troisiĂšme Ă©dition du Festival Iminig a portĂ© des messages humains profonds, dont le plus important est que la migration nâest pas seulement un dĂ©placement gĂ©ographique, mais une expĂ©rience existentielle riche en valeurs telles que la rĂ©silience, le vivre-ensemble et lâappartenance. Le festival a montrĂ© comment lâart peut ĂȘtre un moyen dâexprimer les souffrances des migrants, en particulier dans la rĂ©gion du Souss-Massa, tout en constituant une plateforme pour cĂ©lĂ©brer leurs contributions aux nouvelles sociĂ©tĂ©s. Il a Ă©galement incarnĂ© lâidĂ©e que la migration enrichit lâidentitĂ© culturelle marocaine amazighe.
Comment évaluez-vous la fréquentation et la participation du public cette année par rapport aux éditions précédentes ?
Cette Ă©dition a connu une affluence exceptionnelle, dĂ©passant les dix mille spectateurs, dâautant plus que les activitĂ©s du festival se sont dĂ©roulĂ©es sur deux scĂšnes, un chiffre record inĂ©dit par rapport aux Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes. Cet engouement reflĂšte lâintĂ©rĂȘt croissant du public local et national, ainsi que des Marocains du monde, pour le festival, en raison de la diversitĂ© de ses volets artistiques et intellectuels et de son ouverture sur les questions migratoires qui touchent la sensibilitĂ© de beaucoup de gens et recrĂ©ent des passerelles entre mĂ©moire et identitĂ©.
Nous ne saurions manquer dâexprimer notre profonde gratitude aux autoritĂ©s locales et Ă la sĂ»retĂ© nationale, qui ont jouĂ© un rĂŽle central dans la rĂ©ussite du festival, grĂące Ă leur soutien constant et leur dĂ©vouement dans lâorganisation et la sĂ©curisation, contribuant ainsi Ă crĂ©er une atmosphĂšre Ă la fois raffinĂ©e et sĂ»re pour le public et les participants.
Quels ont été les moments forts ou les prestations artistiques qui vous ont le plus marqué durant ce festival ?
Parmi les moments marquants du festival figurait la mise en lumiĂšre de lâhistoire des acrobates de la tribu Oulad Sidi Hamed Ou Moussa, qui avaient migrĂ© au XIXe siĂšcle vers lâEurope et lâAmĂ©rique. Cette histoire rare a redonnĂ© toute sa place Ă lâhistoire de la migration marocaine sous un angle inĂ©dit, oĂč crĂ©ativitĂ© et lutte se sont entremĂȘlĂ©es, formant un modĂšle unique dâinteraction entre identitĂ© et monde.
Le festival a Ă©galement Ă©tĂ© ponctuĂ© de confĂ©rences et de sĂ©minaires, ainsi que dâateliers de formation et dâenseignement, tels que lâapprentissage de la langue amazighe (Tifinagh) et la pratique des instruments de musique traditionnels, au bĂ©nĂ©fice des enfants de la diaspora marocaine. Quant aux soirĂ©es artistiques, animĂ©es par de grands artistes venus du Maroc et de la diaspora, elles ont constituĂ© des moments intenses et Ă©mouvants, incarnant la profondeur de lâappartenance et la beautĂ© de lâexpression culturelle partagĂ©e.
Le festival met en avant la diversité des origines et des expressions artistiques. En quoi, selon vous, cette pluralité enrichit-elle la scÚne culturelle marocaine ?
Cette diversitĂ© culturelle nâest pas seulement une diffĂ©rence de formes et dâexpressions, mais une richesse vivante qui bat au cĆur de la scĂšne marocaine et lui confĂšre un horizon plus large et une vision plus vaste. Elle ouvre de multiples fenĂȘtres sur des expĂ©riences humaines variĂ©es et donne Ă lâart une capacitĂ© accrue Ă toucher les questions sociĂ©tales sous des angles inhabituels, oĂč lâindividu rencontre la mĂ©moire collective et oĂč la crĂ©ation devient le miroir dâune identitĂ© en transformation.
La pluralitĂ© artistique et culturelle nâest pas seulement une manifestation de richesse, mais une pierre angulaire dans la construction dâune sociĂ©tĂ© plus ouverte et tolĂ©rante, une sociĂ©tĂ© convaincue que lâidentitĂ© marocaine nâest pas un moule figĂ©, mais un tissu en constante Ă©volution oĂč les voix et les langues sâentrelacent, oĂč les racines embrassent les horizons.
Comment le Festival Iminig sâinscrit-il dans la dynamique de valorisation de la diaspora marocaine?
Le Festival Iminig constitue une vĂ©ritable plateforme de reconnaissance des contributions des Marocains du monde dans les domaines de lâart, de la pensĂ©e et de lâidentitĂ©. En accueillant des artistes et chercheurs de la diaspora, il consacre cette reconnaissance par des hommages Ă des personnalitĂ©s Ă©minentes, telles que:
M. Hassan El Aakir qui: occupe plusieurs postes importants, notamment la direction de la coopération et de la recherche à la Fondation euro-arabe pour les études supérieures, et la coordination de la chaire internationale de culture amazighe.
Lâartiste Abdellah Ourik: survivant du sĂ©isme dâAgadir en 1960 qui a Ă©tudiĂ© lâhistoire de lâart Ă lâUniversitĂ© de Cambridge et la sociologie Ă lâUniversitĂ© dâUmeĂ„ en SuĂšde. Il a Ă©galement reçu une formation approfondie en beaux-arts Ă Berlin et Ă lâAcadĂ©mie des arts de Rome.
Lâartiste Fattah Abou: professeur de musique dâAfrique du Nord avec plus de trente ans dâexpĂ©rience, producteur culturel ayant prĂ©sentĂ© des spectacles Ă©ducatifs et artistiques aux Etats-Unis et Ă lâinternational au sein du groupe AZA.
Lâartiste Mohamed Massir: artiste marocain de la diaspora, figure marquante du groupe artistique Lriash.
Ainsi, le Festival Iminig montre que la diaspora marocaine nâest pas simplement une communautĂ© expatriĂ©e, mais un prolongement naturel de la culture nationale, un pont vivant reliant le pays Ă ses enfants Ă lâĂ©tranger, enrichissant la scĂšne culturelle marocaine de leurs expĂ©riences variĂ©es.
Quelles ont Ă©tĂ© les difficultĂ©s rencontrĂ©es dans lâorganisation dâun Ă©vĂ©nement de cette envergure Ă Agadir et dans dâautres rĂ©gions ?
MalgrĂ© lâĂ©clat du succĂšs, il ne faut pas ignorer les dĂ©fis qui ont accompagnĂ© lâorganisation de cette Ă©dition du Festival Iminig. Parmi les principaux obstacles rencontrĂ©s par lâĂ©quipe il y a: le manque de soutien institutionnel, les difficultĂ©s de coordination logistique, ainsi que les contraintes liĂ©es Ă la mobilisation des ressources humaines et artistiques, surtout dans un contexte de financement limitĂ©.
Cependant, ce qui a marquĂ© cette expĂ©rience, câest la dĂ©termination collective et lâesprit dâĂ©quipe convaincu de la mission culturelle du festival. Les dĂ©fis se sont transformĂ©s en leviers de crĂ©ativitĂ©, et les contraintes en espaces de libertĂ© pour lâexpression et la cĂ©lĂ©bration de lâidentitĂ©.
Le Festival Iminig a dĂ©montrĂ© que la passion, lorsquâelle sâaccompagne de conviction, peut transformer les difficultĂ©s en opportunitĂ©s et les obstacles en passerelles vers lâinnovation.
Avez-vous des initiatives ou des partenariats prévus pour prolonger les débats et les échanges aprÚs le festival?
Oui, il est prĂ©vu de lancer une sĂ©rie de rencontres culturelles et dâateliers artistiques, en partenariat avec des associations locales et internationales, afin dâapprofondir le dĂ©bat sur les questions de migration, dâidentitĂ© et de diversitĂ© culturelle.
Un travail est Ă©galement en cours pour prĂ©parer des publications documentaires qui immortaliseront les travaux du festival et prĂ©serveront ses messages artistiques et humains, garantissant ainsi la continuitĂ© de son impact et lâĂ©largissement de son influence Ă lâintĂ©rieur comme Ă lâextĂ©rieur du pays.
Quels messages souhaitez-vous adresser aux artistes, partenaires et participants aprÚs la clÎture de cette édition ?
Nous adressons un profond message de gratitude à toutes les parties qui ont contribué à la réussite de cette édition, avec tous ses défis et ambitions.
Nous tenons Ă remercier particuliĂšrement : le ministĂšre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication â secteur de la culture â, le ministĂšre de la Transition numĂ©rique et de la RĂ©forme de lâadministration, la Wilaya de la rĂ©gion Souss-Massa, la PrĂ©fecture dâAgadir Ida-Outanane, le Conseil rĂ©gional de Souss-Massa, la commune dâAgadir Ida-Outanane, ainsi que le Groupe Belhassan, pour leur soutien effectif et leur accompagnement sincĂšre.
Nous leur affirmons que le Festival Iminig est leur espace et leur tribune, et que nous croyons que le vĂ©ritable art ne se mesure pas seulement au nombre de spectateurs, mais Ă la profondeur de lâimpact quâil laisse dans les Ăąmes et aux messages quâil transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration.
Nous espĂ©rons que ce noble partenariat perdure et que nous continuerons ensemble Ă construire une scĂšne culturelle amazighe marocaine digne de notre histoire et en phase avec nos aspirations vers un avenir plus lumineux et ancrĂ© dans lâidentitĂ©.
Propos recueillis par Hassan Bentaleb
Libé : Quels sont les principaux messages que vous retenez de cette troisiÚme édition du Festival Iminig, notamment sur le thÚme «Migration et valeurs» ?
Abdelaziz Oussaih : La troisiĂšme Ă©dition du Festival Iminig a portĂ© des messages humains profonds, dont le plus important est que la migration nâest pas seulement un dĂ©placement gĂ©ographique, mais une expĂ©rience existentielle riche en valeurs telles que la rĂ©silience, le vivre-ensemble et lâappartenance. Le festival a montrĂ© comment lâart peut ĂȘtre un moyen dâexprimer les souffrances des migrants, en particulier dans la rĂ©gion du Souss-Massa, tout en constituant une plateforme pour cĂ©lĂ©brer leurs contributions aux nouvelles sociĂ©tĂ©s. Il a Ă©galement incarnĂ© lâidĂ©e que la migration enrichit lâidentitĂ© culturelle marocaine amazighe.
Comment évaluez-vous la fréquentation et la participation du public cette année par rapport aux éditions précédentes ?
Cette Ă©dition a connu une affluence exceptionnelle, dĂ©passant les dix mille spectateurs, dâautant plus que les activitĂ©s du festival se sont dĂ©roulĂ©es sur deux scĂšnes, un chiffre record inĂ©dit par rapport aux Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes. Cet engouement reflĂšte lâintĂ©rĂȘt croissant du public local et national, ainsi que des Marocains du monde, pour le festival, en raison de la diversitĂ© de ses volets artistiques et intellectuels et de son ouverture sur les questions migratoires qui touchent la sensibilitĂ© de beaucoup de gens et recrĂ©ent des passerelles entre mĂ©moire et identitĂ©.
Nous ne saurions manquer dâexprimer notre profonde gratitude aux autoritĂ©s locales et Ă la sĂ»retĂ© nationale, qui ont jouĂ© un rĂŽle central dans la rĂ©ussite du festival, grĂące Ă leur soutien constant et leur dĂ©vouement dans lâorganisation et la sĂ©curisation, contribuant ainsi Ă crĂ©er une atmosphĂšre Ă la fois raffinĂ©e et sĂ»re pour le public et les participants.
Quels ont été les moments forts ou les prestations artistiques qui vous ont le plus marqué durant ce festival ?
Parmi les moments marquants du festival figurait la mise en lumiĂšre de lâhistoire des acrobates de la tribu Oulad Sidi Hamed Ou Moussa, qui avaient migrĂ© au XIXe siĂšcle vers lâEurope et lâAmĂ©rique. Cette histoire rare a redonnĂ© toute sa place Ă lâhistoire de la migration marocaine sous un angle inĂ©dit, oĂč crĂ©ativitĂ© et lutte se sont entremĂȘlĂ©es, formant un modĂšle unique dâinteraction entre identitĂ© et monde.
Le festival a Ă©galement Ă©tĂ© ponctuĂ© de confĂ©rences et de sĂ©minaires, ainsi que dâateliers de formation et dâenseignement, tels que lâapprentissage de la langue amazighe (Tifinagh) et la pratique des instruments de musique traditionnels, au bĂ©nĂ©fice des enfants de la diaspora marocaine. Quant aux soirĂ©es artistiques, animĂ©es par de grands artistes venus du Maroc et de la diaspora, elles ont constituĂ© des moments intenses et Ă©mouvants, incarnant la profondeur de lâappartenance et la beautĂ© de lâexpression culturelle partagĂ©e.
Le festival met en avant la diversité des origines et des expressions artistiques. En quoi, selon vous, cette pluralité enrichit-elle la scÚne culturelle marocaine ?
Cette diversitĂ© culturelle nâest pas seulement une diffĂ©rence de formes et dâexpressions, mais une richesse vivante qui bat au cĆur de la scĂšne marocaine et lui confĂšre un horizon plus large et une vision plus vaste. Elle ouvre de multiples fenĂȘtres sur des expĂ©riences humaines variĂ©es et donne Ă lâart une capacitĂ© accrue Ă toucher les questions sociĂ©tales sous des angles inhabituels, oĂč lâindividu rencontre la mĂ©moire collective et oĂč la crĂ©ation devient le miroir dâune identitĂ© en transformation.
La pluralitĂ© artistique et culturelle nâest pas seulement une manifestation de richesse, mais une pierre angulaire dans la construction dâune sociĂ©tĂ© plus ouverte et tolĂ©rante, une sociĂ©tĂ© convaincue que lâidentitĂ© marocaine nâest pas un moule figĂ©, mais un tissu en constante Ă©volution oĂč les voix et les langues sâentrelacent, oĂč les racines embrassent les horizons.
Comment le Festival Iminig sâinscrit-il dans la dynamique de valorisation de la diaspora marocaine?
Le Festival Iminig constitue une vĂ©ritable plateforme de reconnaissance des contributions des Marocains du monde dans les domaines de lâart, de la pensĂ©e et de lâidentitĂ©. En accueillant des artistes et chercheurs de la diaspora, il consacre cette reconnaissance par des hommages Ă des personnalitĂ©s Ă©minentes, telles que:
M. Hassan El Aakir qui: occupe plusieurs postes importants, notamment la direction de la coopération et de la recherche à la Fondation euro-arabe pour les études supérieures, et la coordination de la chaire internationale de culture amazighe.
Lâartiste Abdellah Ourik: survivant du sĂ©isme dâAgadir en 1960 qui a Ă©tudiĂ© lâhistoire de lâart Ă lâUniversitĂ© de Cambridge et la sociologie Ă lâUniversitĂ© dâUmeĂ„ en SuĂšde. Il a Ă©galement reçu une formation approfondie en beaux-arts Ă Berlin et Ă lâAcadĂ©mie des arts de Rome.
Lâartiste Fattah Abou: professeur de musique dâAfrique du Nord avec plus de trente ans dâexpĂ©rience, producteur culturel ayant prĂ©sentĂ© des spectacles Ă©ducatifs et artistiques aux Etats-Unis et Ă lâinternational au sein du groupe AZA.
Lâartiste Mohamed Massir: artiste marocain de la diaspora, figure marquante du groupe artistique Lriash.
Ainsi, le Festival Iminig montre que la diaspora marocaine nâest pas simplement une communautĂ© expatriĂ©e, mais un prolongement naturel de la culture nationale, un pont vivant reliant le pays Ă ses enfants Ă lâĂ©tranger, enrichissant la scĂšne culturelle marocaine de leurs expĂ©riences variĂ©es.
Quelles ont Ă©tĂ© les difficultĂ©s rencontrĂ©es dans lâorganisation dâun Ă©vĂ©nement de cette envergure Ă Agadir et dans dâautres rĂ©gions ?
MalgrĂ© lâĂ©clat du succĂšs, il ne faut pas ignorer les dĂ©fis qui ont accompagnĂ© lâorganisation de cette Ă©dition du Festival Iminig. Parmi les principaux obstacles rencontrĂ©s par lâĂ©quipe il y a: le manque de soutien institutionnel, les difficultĂ©s de coordination logistique, ainsi que les contraintes liĂ©es Ă la mobilisation des ressources humaines et artistiques, surtout dans un contexte de financement limitĂ©.
Cependant, ce qui a marquĂ© cette expĂ©rience, câest la dĂ©termination collective et lâesprit dâĂ©quipe convaincu de la mission culturelle du festival. Les dĂ©fis se sont transformĂ©s en leviers de crĂ©ativitĂ©, et les contraintes en espaces de libertĂ© pour lâexpression et la cĂ©lĂ©bration de lâidentitĂ©.
Le Festival Iminig a dĂ©montrĂ© que la passion, lorsquâelle sâaccompagne de conviction, peut transformer les difficultĂ©s en opportunitĂ©s et les obstacles en passerelles vers lâinnovation.
Avez-vous des initiatives ou des partenariats prévus pour prolonger les débats et les échanges aprÚs le festival?
Oui, il est prĂ©vu de lancer une sĂ©rie de rencontres culturelles et dâateliers artistiques, en partenariat avec des associations locales et internationales, afin dâapprofondir le dĂ©bat sur les questions de migration, dâidentitĂ© et de diversitĂ© culturelle.
Un travail est Ă©galement en cours pour prĂ©parer des publications documentaires qui immortaliseront les travaux du festival et prĂ©serveront ses messages artistiques et humains, garantissant ainsi la continuitĂ© de son impact et lâĂ©largissement de son influence Ă lâintĂ©rieur comme Ă lâextĂ©rieur du pays.
Quels messages souhaitez-vous adresser aux artistes, partenaires et participants aprÚs la clÎture de cette édition ?
Nous adressons un profond message de gratitude à toutes les parties qui ont contribué à la réussite de cette édition, avec tous ses défis et ambitions.
Nous tenons Ă remercier particuliĂšrement : le ministĂšre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication â secteur de la culture â, le ministĂšre de la Transition numĂ©rique et de la RĂ©forme de lâadministration, la Wilaya de la rĂ©gion Souss-Massa, la PrĂ©fecture dâAgadir Ida-Outanane, le Conseil rĂ©gional de Souss-Massa, la commune dâAgadir Ida-Outanane, ainsi que le Groupe Belhassan, pour leur soutien effectif et leur accompagnement sincĂšre.
Nous leur affirmons que le Festival Iminig est leur espace et leur tribune, et que nous croyons que le vĂ©ritable art ne se mesure pas seulement au nombre de spectateurs, mais Ă la profondeur de lâimpact quâil laisse dans les Ăąmes et aux messages quâil transmet de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration.
Nous espĂ©rons que ce noble partenariat perdure et que nous continuerons ensemble Ă construire une scĂšne culturelle amazighe marocaine digne de notre histoire et en phase avec nos aspirations vers un avenir plus lumineux et ancrĂ© dans lâidentitĂ©.
Propos recueillis par Hassan Bentaleb
