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06 Oct 2026
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Des lycéennes piégées par un cyberprédateur
Il parcourait les réseaux sociaux, repérait de jeunes filles mineures, récupérait leurs photos. Puis il prenait contact et brandissait la menace. Chantage sexuel : Il repérait ses victimes sur les réseaux sociaux, les menaçait de diffuser leurs photos, puis les attirait dans un appartement. Grâce au courage de l’une d’elles, qui a brisé le silence, la police judiciaire d’El Fida-Mers Sultan, à Casablanca, a mis fin à sa série d’agressions sexuelles. Plus de trois victimes ont déjà été identifiées, et l’enquête se poursuit. À Casablanca, dans le territoire de la préfecture d’arrondissements d’Al Fida-Mers Sultan, la vie suivait son cours ordinaire. Des lycéennes sortaient des classes, le téléphone à la main, partageant photos et messages, des instants d’adolescence qu’elles croyaient sans danger. Elles ignoraient que, quelque part, un regard les guettait derrière un écran. Ce sont ceux d’un jeune homme de vingt-six ans qui avait une méthode froide et patiente. Il parcourait les réseaux sociaux, repérait de jeunes filles mineures, récupérait leurs photos. Puis il prenait contact et brandissait la menace : ces images étaient, prétendait-il, compromettantes, il allait les diffuser, leurs familles apprendraient tout. La peur faisait le reste. Une fois la jeune fille prise au piège, il l’attirait dans un appartement. Ce qui s’y est passé, les enquêteurs l’ont découvert peu à peu, avec gravité. Les adolescentes y subissaient des violences sexuelles. Pire encore, le suspect a filmé ses actes et conservé les images, pour s’en servir comme d’une chaîne invisible. Chaque fois qu’une victime tentait de se dérober, la menace revenait : publier, exposer, détruire. Le chantage entretenait le silence, et le silence protégeait le coupable. Mais l’une d’elles n’en pouvait plus. Sa vie était devenue un enfer, rythmé par la peur des messages, par une honte qu’on lui avait imposée, par l’angoisse de croiser le regard de ses parents. Dernièrement, elle a pris la décision la plus difficile, à savoir divulguer le secret. Elle a raconté, et sa famille a déposé plainte auprès de la police de Derb Sultan. Ce courage a tout changé. Les enquêteurs de la police judiciaire du district de la sûreté d’El Fida-Mers Sultan se sont mis au travail. Vérifications minutieuses, recherches sur le terrain et recoupements d’informations. Peu à peu, une identité s’est dessinée, celle d’un jeune homme dans la vingtaine. Puis est venue l’intervention, précise et maîtrisée. Le violeur a été arrêté. Lors de la perquisition effectuée chez lui, les enquêteurs ont saisi son téléphone portable. L’appareil qui a servi d’instrument de contrainte est désormais devenu une pièce à conviction. Les experts ont en extrait le contenu, retrouvé les images conservées et donné un visage à d’autres victimes restées dans l’ombre. À ce stade, plus de trois victimes ont été identifiées, mais les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse : d’autres jeunes filles ont peut-être subi le même sort, enfermées dans le même silence. Le mis en cause a été mis entre les mains du parquet général près la Cour d’appel de Casablanca qui a décidé de le maintenir en détention préventive. Recevez les dernières actualités d’Aujourd’hui Le Maroc directement sur WhatsApp
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