Les rĂ©vocations et les mutations «abusives» de responsables de la sĂ»retĂ© nationale se multiplient et ont presque la mĂȘme explication : faute professionnelle grave, non-respect du devoir ou encore violation du secret professionnel comme ce fut le cas derniĂšrement du chef du district de Khouribga Ă qui on a reprochĂ© ses dĂ©clarations Ă la presse. Dans un communiquĂ© du ministĂšre de lâIntĂ©rieur, on annonce la rĂ©vocation du commissaire divisionnaire, chef du district de Khouribga, pour non-respect du devoir de rĂ©serve et violation du secret professionnel. Ledit commissaire est «accusé», selon le communiquĂ©, dâavoir divulguĂ© des informations sur des dysfonctionnements du systĂšme sĂ©curitaire lors de la visite Royale Ă Khouribga.
Toujours selon le communiquĂ©, des investigations ont rĂ©vĂ©lĂ© que le commissaire divisionnaire Ă©tait la source des informations qui ont Ă©tĂ© relayĂ©es par la presse. Le non-respect donc du devoir relĂšve de lâapplication et de lâopĂ©rationnalisation dâun article de la Constitution qui donne droit Ă lâinformation. Mais oĂč est donc le secret puisque Ă Khouribga et ailleurs sur les rĂ©seaux sociaux, tout un chacun savait que lors de ladite visite, plusieurs dysfonctionnements ont Ă©tĂ© constatĂ©s avec des photos Ă lâappui sur plusieurs sites dâinformation ?
Il est dit dans lâarticle 27 de la Constitution que «le droit Ă lâinformation ne peut ĂȘtre limitĂ© que par la loi, dans le but dâassurer la protection de tout ce qui concerne la dĂ©fense nationale, la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure de lâEtat, et la vie privĂ©e des personnes, de prĂ©venir lâatteinte aux libertĂ©s et droits fondamentaux Ă©noncĂ©s dans la prĂ©sente Constitution». Or dans ce cas de figure, il sâagissait dâune information qui ne portait aucunement atteinte ni Ă la sĂ©curitĂ© de lâEtat ni Ă celle des personnes.
Pour rappel, Mustapha Mouzouni, prĂ©fet de police de Casablanca, a Ă©tĂ© mutĂ© Ă Zagora pour fautes professionnelles qu'il aurait commises. Et on vient dâapprendre que la Direction gĂ©nĂ©rale de la sĂ»retĂ© nationale aurait pris la dĂ©cision de suspendre de leurs fonctions les chefs de la police judiciaire Ă Anfa et Hay Hassani. Ces suspensions auraient-elles une relation avec les coups de filets opĂ©rĂ©s par la Gendarmerie Royale dans les milieux de la drogue Ă Casablanca ?
Notizia 03 Apr 2012 2 min read
A Khouribga et à Casablanca : Révocation et suspensions à la Sûreté nationale

