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12 Mar 2012
4 min de lecture
Les «barcassiers» de Bouregreg : Un métier en péril
Les passeurs du fleuve Bouregreg assurent depuis des siĂšcles la traversĂ©e des passagers entre les deux rives Rabat-SalĂ©. Ă lâheure actuelle, leurs activitĂ©s sont gĂȘnĂ©es par les chantiers initiĂ©s sur place.
Le revenu journalier des passeurs de Bouregreg se situe entre 20 et 40 dirhams. Une somme dĂ©risoire pour faire vivre leurs familles. La situation sociale des «barcassiers» (passeurs) laisse beaucoup Ă dĂ©sirer, du fait du recul de leurs activitĂ©s durant ces derniĂšres annĂ©es et de lâabsence de tout soutien pour les aider Ă surmonter les Ă©preuves de la vie. « Les choses ont beaucoup changĂ©. Avant le projet de lâamĂ©nagement de la vallĂ©e, nous avions un bon revenu. Nous pouvions subvenir aux besoins de nos familles. Maintenant, ce nâest plus le cas. Quâest-ce que nous pouvons faire avec 20 ou 30 DH la journĂ©e », sâexprime un jeune passeur, lâair on ne peut plus déçu. « Huit cas de divorce ont eu lieu parmi nous. Nous sommes dans lâimpossibilitĂ© dâentretenir nos familles. », nous confie un autre passeur, pĂšre de deux enfants et divorcĂ©.La plupart des «barcassiers», pour ne pas dire la totalitâŠ
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