A Ksar El Kebir, les eaux nâont pas encore livrĂ© la ville Ă la quiĂ©tude. Les inondations continuent de frapper une citĂ© dĂ©jĂ Ă©prouvĂ©e, transformant des espaces de vie en zones de dĂ©tresse et plongeant des centaines de familles dans une Ă©preuve quotidienne faite dâangoisse, dâincertitude et de pertes irrĂ©parables. Des maisons envahies jusquâaux seuils, des commerces noyĂ©s et des biens de toute une vie emportĂ©s en quelques heures. La population, elle, attend des rĂ©ponses Ă la hauteur de la gravitĂ© de la situation.
Au fil des jours, lâĂ©motion a laissĂ© place Ă un dĂ©bat de fond, inĂ©vitable et nĂ©cessaire. Un dĂ©bat qui dĂ©passe la seule description des dĂ©gĂąts matĂ©riels pour interroger les choix, les responsabilitĂ©s et les dĂ©faillances ayant conduit Ă une telle situation. Dans ce climat tendu, le secrĂ©tariat provincial de lâUSFP Ă Larache et la section locale de Ksar El Kebir ont fait entendre une voix claire, ferme et engagĂ©e, dans un communiquĂ© rendu public, samedi. Une voix qui se veut Ă la fois solidaire des sinistrĂ©s et rĂ©solument critique face Ă une gestion que le parti juge insuffisante et marquĂ©e par un manque dâanticipation flagrant.
LâUSFP exprime dâabord une solidaritĂ© totale et sans rĂ©serve avec les habitantes et habitants touchĂ©s, en particulier les familles dont les maisons ont Ă©tĂ© envahies et les moyens de subsistance gravement compromis. Cette solidaritĂ© ne relĂšve pas du discours de circonstance mais dâune conviction politique profonde, celle qui place la dignitĂ© humaine au cĆur de toute action publique. Dans le mĂȘme Ă©lan, le parti reconnaĂźt les efforts considĂ©rables dĂ©ployĂ©s sur le terrain par les autoritĂ©s locales, les services de la protection civile et les forces publiques, dont lâintervention a permis de sauver des vies et de limiter certaines consĂ©quences immĂ©diates. Cet engagement opĂ©rationnel mĂ©rite dâĂȘtre saluĂ©, car il rappelle que face Ă lâurgence, le sens du devoir demeure prĂ©sent.
Mais saluer lâeffort ne signifie pas taire les dysfonctionnements. Bien au contraire. Car derriĂšre lâampleur des inondations qui continuent de frapper Ksar El Kebir se cache une responsabilitĂ© lourde et directe liĂ©e Ă la gestion de la retenue du barrage de Oued Al Makhazine. Le parti dĂ©nonce une confusion manifeste dans la prise de dĂ©cision, ainsi quâun manque de prĂ©voyance qui a contribuĂ© Ă transformer des prĂ©cipitations importantes en dĂ©sastre urbain.
Les alertes météorologiques existaient. Les données relatives aux fortes pluies attendues avaient été communiquées par la Direction de la météorologie nationale, offrant aux responsables concernés une marge suffisante pour agir avec méthode et responsabilité.
Pourtant, lâabsence dâun dĂ©versement anticipĂ© et progressif du barrage a conduit Ă une situation incontrĂŽlable. Lorsque lâouverture des vannes est intervenue de maniĂšre soudaine et tardive, le niveau de oued Loukkos a grimpĂ© brutalement, dĂ©passant les capacitĂ©s dâabsorption des canaux et des ouvrages existants. Les quartiers riverains ont alors Ă©tĂ© submergĂ©s, payant le prix dâune gestion improvisĂ©e et dĂ©connectĂ©e des rĂ©alitĂ©s du terrain.
Ce constat soulĂšve des questions fondamentales sur la gouvernance des risques naturels au Maroc. A lâheure oĂč les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, la prĂ©vention et lâanticipation ne peuvent plus ĂȘtre relĂ©guĂ©es au second plan. Ce qui sâest produit Ă Ksar El Kebir nâest pas un simple accident, mais le symptĂŽme dâun systĂšme qui peine encore Ă intĂ©grer la culture de la prĂ©vention dans ses mĂ©canismes de dĂ©cision. LâUSFP insiste sur ce point avec gravitĂ©, estimant que la rĂ©pĂ©tition de telles catastrophes traduit une fragilitĂ© structurelle de la planification et de la coordination entre les diffĂ©rents acteurs publics.
Face Ă cette situation, le communiquĂ© appelle Ă des mesures politiques claires et immĂ©diates. La reconnaissance officielle de Ksar El Kebir comme zone sinistrĂ©e sâimpose comme une nĂ©cessitĂ© absolue. Une telle dĂ©cision permettrait lâactivation rapide des mĂ©canismes lĂ©gaux destinĂ©s Ă indemniser les victimes et Ă leur garantir un minimum de sĂ©curitĂ© matĂ©rielle dans une pĂ©riode oĂč chaque jour de retard aggrave la dĂ©tresse sociale. Il ne sâagit pas dâun privilĂšge accordĂ©, mais dâun droit lĂ©gitime pour des citoyens durement Ă©prouvĂ©s.
Au-delĂ de lâurgence, la reconstruction de la ville doit ĂȘtre pensĂ©e dans une perspective durable. LâUSFP plaide pour la mobilisation de ressources financiĂšres exceptionnelles afin de rĂ©habiliter les infrastructures, renforcer les berges de lâoued et compenser les pertes subies par les habitants et les commerçants. Mais cette reconstruction ne saurait se limiter Ă rĂ©parer les dĂ©gĂąts visibles. Elle doit sâaccompagner dâune rĂ©flexion profonde sur lâamĂ©nagement urbain, la gestion des barrages et la protection des zones vulnĂ©rables, afin dâĂ©viter que Ksar El Kebir ne revive, demain, le mĂȘme scĂ©nario dramatique.
Ce qui se joue aujourdâhui dĂ©passe largement les frontiĂšres de la ville. Le drame de Ksar El Kebir interpelle lâensemble des dĂ©cideurs publics sur leur capacitĂ© Ă anticiper, Ă Ă©couter les alertes et Ă placer lâintĂ©rĂȘt des citoyens au-dessus de tout calcul politicien. En tant que force dâopposition, lâUSFP assume pleinement son rĂŽle de vigie dĂ©mocratique, refusant que la souffrance des populations soit banalisĂ©e ou noyĂ©e dans des justifications tardives.
Tant que les eaux continueront de menacer les foyers et que les rĂ©ponses resteront en deçà de lâampleur de la crise, le dĂ©bat restera ouvert. Un dĂ©bat nĂ©cessaire, porteur dâexigences lĂ©gitimes et qui rappelle avec force que la protection des citoyens nâest pas une option mais une obligation fondamentale de lâEtat.
M.O
Au fil des jours, lâĂ©motion a laissĂ© place Ă un dĂ©bat de fond, inĂ©vitable et nĂ©cessaire. Un dĂ©bat qui dĂ©passe la seule description des dĂ©gĂąts matĂ©riels pour interroger les choix, les responsabilitĂ©s et les dĂ©faillances ayant conduit Ă une telle situation. Dans ce climat tendu, le secrĂ©tariat provincial de lâUSFP Ă Larache et la section locale de Ksar El Kebir ont fait entendre une voix claire, ferme et engagĂ©e, dans un communiquĂ© rendu public, samedi. Une voix qui se veut Ă la fois solidaire des sinistrĂ©s et rĂ©solument critique face Ă une gestion que le parti juge insuffisante et marquĂ©e par un manque dâanticipation flagrant.
LâUSFP exprime dâabord une solidaritĂ© totale et sans rĂ©serve avec les habitantes et habitants touchĂ©s, en particulier les familles dont les maisons ont Ă©tĂ© envahies et les moyens de subsistance gravement compromis. Cette solidaritĂ© ne relĂšve pas du discours de circonstance mais dâune conviction politique profonde, celle qui place la dignitĂ© humaine au cĆur de toute action publique. Dans le mĂȘme Ă©lan, le parti reconnaĂźt les efforts considĂ©rables dĂ©ployĂ©s sur le terrain par les autoritĂ©s locales, les services de la protection civile et les forces publiques, dont lâintervention a permis de sauver des vies et de limiter certaines consĂ©quences immĂ©diates. Cet engagement opĂ©rationnel mĂ©rite dâĂȘtre saluĂ©, car il rappelle que face Ă lâurgence, le sens du devoir demeure prĂ©sent.
Mais saluer lâeffort ne signifie pas taire les dysfonctionnements. Bien au contraire. Car derriĂšre lâampleur des inondations qui continuent de frapper Ksar El Kebir se cache une responsabilitĂ© lourde et directe liĂ©e Ă la gestion de la retenue du barrage de Oued Al Makhazine. Le parti dĂ©nonce une confusion manifeste dans la prise de dĂ©cision, ainsi quâun manque de prĂ©voyance qui a contribuĂ© Ă transformer des prĂ©cipitations importantes en dĂ©sastre urbain.
Les alertes météorologiques existaient. Les données relatives aux fortes pluies attendues avaient été communiquées par la Direction de la météorologie nationale, offrant aux responsables concernés une marge suffisante pour agir avec méthode et responsabilité.
Pourtant, lâabsence dâun dĂ©versement anticipĂ© et progressif du barrage a conduit Ă une situation incontrĂŽlable. Lorsque lâouverture des vannes est intervenue de maniĂšre soudaine et tardive, le niveau de oued Loukkos a grimpĂ© brutalement, dĂ©passant les capacitĂ©s dâabsorption des canaux et des ouvrages existants. Les quartiers riverains ont alors Ă©tĂ© submergĂ©s, payant le prix dâune gestion improvisĂ©e et dĂ©connectĂ©e des rĂ©alitĂ©s du terrain.
Ce constat soulĂšve des questions fondamentales sur la gouvernance des risques naturels au Maroc. A lâheure oĂč les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, la prĂ©vention et lâanticipation ne peuvent plus ĂȘtre relĂ©guĂ©es au second plan. Ce qui sâest produit Ă Ksar El Kebir nâest pas un simple accident, mais le symptĂŽme dâun systĂšme qui peine encore Ă intĂ©grer la culture de la prĂ©vention dans ses mĂ©canismes de dĂ©cision. LâUSFP insiste sur ce point avec gravitĂ©, estimant que la rĂ©pĂ©tition de telles catastrophes traduit une fragilitĂ© structurelle de la planification et de la coordination entre les diffĂ©rents acteurs publics.
Face Ă cette situation, le communiquĂ© appelle Ă des mesures politiques claires et immĂ©diates. La reconnaissance officielle de Ksar El Kebir comme zone sinistrĂ©e sâimpose comme une nĂ©cessitĂ© absolue. Une telle dĂ©cision permettrait lâactivation rapide des mĂ©canismes lĂ©gaux destinĂ©s Ă indemniser les victimes et Ă leur garantir un minimum de sĂ©curitĂ© matĂ©rielle dans une pĂ©riode oĂč chaque jour de retard aggrave la dĂ©tresse sociale. Il ne sâagit pas dâun privilĂšge accordĂ©, mais dâun droit lĂ©gitime pour des citoyens durement Ă©prouvĂ©s.
Au-delĂ de lâurgence, la reconstruction de la ville doit ĂȘtre pensĂ©e dans une perspective durable. LâUSFP plaide pour la mobilisation de ressources financiĂšres exceptionnelles afin de rĂ©habiliter les infrastructures, renforcer les berges de lâoued et compenser les pertes subies par les habitants et les commerçants. Mais cette reconstruction ne saurait se limiter Ă rĂ©parer les dĂ©gĂąts visibles. Elle doit sâaccompagner dâune rĂ©flexion profonde sur lâamĂ©nagement urbain, la gestion des barrages et la protection des zones vulnĂ©rables, afin dâĂ©viter que Ksar El Kebir ne revive, demain, le mĂȘme scĂ©nario dramatique.
Ce qui se joue aujourdâhui dĂ©passe largement les frontiĂšres de la ville. Le drame de Ksar El Kebir interpelle lâensemble des dĂ©cideurs publics sur leur capacitĂ© Ă anticiper, Ă Ă©couter les alertes et Ă placer lâintĂ©rĂȘt des citoyens au-dessus de tout calcul politicien. En tant que force dâopposition, lâUSFP assume pleinement son rĂŽle de vigie dĂ©mocratique, refusant que la souffrance des populations soit banalisĂ©e ou noyĂ©e dans des justifications tardives.
Tant que les eaux continueront de menacer les foyers et que les rĂ©ponses resteront en deçà de lâampleur de la crise, le dĂ©bat restera ouvert. Un dĂ©bat nĂ©cessaire, porteur dâexigences lĂ©gitimes et qui rappelle avec force que la protection des citoyens nâest pas une option mais une obligation fondamentale de lâEtat.
M.O
Poursuite des opĂ©rations dâĂ©vacuation aprĂšs la montĂ©e des eaux de lâoued Loukkos
Les opĂ©rations dâĂ©vacuation des populations touchĂ©es par les inondations dans plusieurs quartiers de la ville de Ksar El KĂ©bir suite Ă la montĂ©e des eaux de l'oued Loukkos se poursuivent sans interruption, dans le cadre de mesures et de dispositifs coordonnĂ©s, grĂące Ă la coopĂ©ration entre les diffĂ©rentes Ă©quipes de secours relevant des Forces ArmĂ©es Royales (FAR), des autoritĂ©s provinciales et de la Protection civile.
Les interventions de terrain, menĂ©es de maniĂšre continue et ininterrompue depuis mardi dernier, concernent lâensemble des quartiers situĂ©s en zones basses et Ă proximitĂ© des rives de lâoued Loukkos, lequel a enregistrĂ© des volumes dâeau record au cours des derniĂšres semaines, notamment en raison du remplissage du barrage Oued El Makhazine Ă 100%, ainsi que de la forte houle qui a empĂȘchĂ© lâĂ©vacuation normale des eaux pluviales vers la mer.
Les opĂ©rations dâĂ©vacuation des populations touchĂ©es par les inondations dans plusieurs quartiers de la ville de Ksar El KĂ©bir suite Ă la montĂ©e des eaux de l'oued Loukkos se poursuivent sans interruption, dans le cadre de mesures et de dispositifs coordonnĂ©s, grĂące Ă la coopĂ©ration entre les diffĂ©rentes Ă©quipes de secours relevant des Forces ArmĂ©es Royales (FAR), des autoritĂ©s provinciales et de la Protection civile.
Les interventions de terrain, menĂ©es de maniĂšre continue et ininterrompue depuis mardi dernier, concernent lâensemble des quartiers situĂ©s en zones basses et Ă proximitĂ© des rives de lâoued Loukkos, lequel a enregistrĂ© des volumes dâeau record au cours des derniĂšres semaines, notamment en raison du remplissage du barrage Oued El Makhazine Ă 100%, ainsi que de la forte houle qui a empĂȘchĂ© lâĂ©vacuation normale des eaux pluviales vers la mer.
