Les pluies diluviennes et orages torrentiels qui ont récemment frappé plusieurs régions du Royaume ont engendré derriÚre eux un paysage de désolation : routes et ouvrages effondrés, habitations détruites ou fragilisées, exploitations agricoles ravagées et familles entiÚres déplacées.
Les provinces du nord ont Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©es, notamment Tanger, TĂ©touan, Chefchaouen, Al Hoceima, de mĂȘme que certaines communes relevant de Larache et Ouezzane.
Dans plusieurs douars enclavés, les crues ont provoqué des dégùts considérables, accentuant la vulnérabilité de territoires déjà fragiles sur le plan socioéconomique.
Par ailleurs, face Ă lâampleur des dĂ©gĂąts, la rĂ©action des structures compĂ©tentes a Ă©tĂ© rapide et coordonnĂ©e. Protection civile, Forces ArmĂ©es Royales, Gendarmerie Royale et autoritĂ©s locales ont procĂ©dĂ© Ă lâĂ©vacuation des populations menacĂ©es, la sĂ©curisation des zones Ă risque, lâacheminement dâaides dâurgence et au rĂ©tablissement progressif des infrastructures vitales.
Dâailleurs, cette mobilisation rappelle la capacitĂ© dâintervention dĂ©montrĂ©e aprĂšs le sĂ©isme ayant frappĂ© la province dâAl Haouz confirmant lâexpĂ©rience acquise en matiĂšre de gestion des crises.
Or, la controverse actuelle ne porte pas sur la qualitĂ© des secours mais sur la dĂ©cision gouvernementale de classer certaines provinces comme « zones sinistrĂ©es » tout en excluant dâautres pourtant Ă©galement affectĂ©es. Dâailleurs, ce statut ouvre droit Ă des aides financiĂšres exceptionnelles, des reports ou exonĂ©rations fiscales, des programmes accĂ©lĂ©rĂ©s de construction et des dispositifs spĂ©cifiques dâindemnisation.
Toutefois, dans certaines communes non classées, des élus et représentants de la société civile estiment que les dégùts subis sont comparables à ceux des territoires officiellement reconnus.
Dâautre part, sans remettre en cause la lĂ©gitimitĂ© des critĂšres techniques retenus par lâexĂ©cutif, plusieurs observateurs relĂšvent ce qui apparaĂźt comme une dĂ©marche sĂ©lective dans la reconnaissance des provinces sinistrĂ©es.
Cette sĂ©lectivitĂ©, quâelle procĂšde dâindicateurs strictement quantitatifs ou dâarbitrages administratifs, alimente un large dĂ©bat sur la transparence des seuils dâĂ©galitĂ©, lâĂ©galitĂ© territoriale face Ă la solidaritĂ© nationale et le risque dâune hiĂ©rarchisation implicite des urgences.
A cet Ă©gard, certains analystes Ă©voquent davantage une rationalisation budgĂ©taire quâune exclusion dĂ©libĂ©rĂ©e, tandis que dâautres sâinterrogent sur la capacitĂ© des provinces rurales Ă faire valoir efficacement leurs dossiers auprĂšs des instances centrales.
Ainsi, dans un contexte de rĂ©gionalisation avancĂ©e, la question dĂ©passe le simple cadre des indemnisations et renvoie Ă des problĂ©matiques plutĂŽt structurelles dont la fluiditĂ© de la remontĂ©e dâinformations, la coordination entre les autoritĂ©s locales et le pouvoir central et la capacitĂ© dâĂ©valuation rapide et homogĂšne de lâensemble des dommages occasionnĂ©s.
De ce fait, lâenjeu est double : garantir lâefficacitĂ© des politiques publiques tout en prĂ©servant la cohĂ©sion sociale dans des territoires parfois enclavĂ©s.
Et cela induit, en tout Ă©tat de cause, une exigence de transparence et dâĂ©quitĂ©. En effet, afin dâapaiser les inquiĂ©tudes des uns et des autres, plusieurs pistes sont envisageables.
La publication dĂ©taillĂ©e des critĂšres de classement, des missions complĂ©mentaires dâexpertise sur le terrain, la mise en place dâun mĂ©canisme de rĂ©vision ou de recours et le renforcement des fonds de solidaritĂ© au niveau rĂ©gional.
En somme, les rĂ©centes intempĂ©ries constituent bel et bien un test supplĂ©mentaire pour la gouvernance territoriale. En effet, si lâintervention des secours a Ă©tĂ© largement et unanimement saluĂ©e, la perception dâune reconnaissance diffĂ©renciĂ©e, voire sĂ©lective des zones sinistrĂ©es soulĂšve nombre dâinterrogations lĂ©gitimes.
Car, en fait, au delĂ des considĂ©rations administratives, câest la question de lâĂ©quitĂ© territoriale et de la confiance entre lâEtat et les citoyens qui se trouve posĂ©e. La gestion de ces crises climatiques rĂ©currentes devra sâaccompagner dâune communication transparente et dâune solidaritĂ© inclusive, afin que nul territoire ne se sente relĂ©guĂ© dans lâombre de la catastropheâŠ
Rachid Meftah
Les provinces du nord ont Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©es, notamment Tanger, TĂ©touan, Chefchaouen, Al Hoceima, de mĂȘme que certaines communes relevant de Larache et Ouezzane.
Dans plusieurs douars enclavés, les crues ont provoqué des dégùts considérables, accentuant la vulnérabilité de territoires déjà fragiles sur le plan socioéconomique.
Par ailleurs, face Ă lâampleur des dĂ©gĂąts, la rĂ©action des structures compĂ©tentes a Ă©tĂ© rapide et coordonnĂ©e. Protection civile, Forces ArmĂ©es Royales, Gendarmerie Royale et autoritĂ©s locales ont procĂ©dĂ© Ă lâĂ©vacuation des populations menacĂ©es, la sĂ©curisation des zones Ă risque, lâacheminement dâaides dâurgence et au rĂ©tablissement progressif des infrastructures vitales.
Dâailleurs, cette mobilisation rappelle la capacitĂ© dâintervention dĂ©montrĂ©e aprĂšs le sĂ©isme ayant frappĂ© la province dâAl Haouz confirmant lâexpĂ©rience acquise en matiĂšre de gestion des crises.
Or, la controverse actuelle ne porte pas sur la qualitĂ© des secours mais sur la dĂ©cision gouvernementale de classer certaines provinces comme « zones sinistrĂ©es » tout en excluant dâautres pourtant Ă©galement affectĂ©es. Dâailleurs, ce statut ouvre droit Ă des aides financiĂšres exceptionnelles, des reports ou exonĂ©rations fiscales, des programmes accĂ©lĂ©rĂ©s de construction et des dispositifs spĂ©cifiques dâindemnisation.
Toutefois, dans certaines communes non classées, des élus et représentants de la société civile estiment que les dégùts subis sont comparables à ceux des territoires officiellement reconnus.
Dâautre part, sans remettre en cause la lĂ©gitimitĂ© des critĂšres techniques retenus par lâexĂ©cutif, plusieurs observateurs relĂšvent ce qui apparaĂźt comme une dĂ©marche sĂ©lective dans la reconnaissance des provinces sinistrĂ©es.
Cette sĂ©lectivitĂ©, quâelle procĂšde dâindicateurs strictement quantitatifs ou dâarbitrages administratifs, alimente un large dĂ©bat sur la transparence des seuils dâĂ©galitĂ©, lâĂ©galitĂ© territoriale face Ă la solidaritĂ© nationale et le risque dâune hiĂ©rarchisation implicite des urgences.
A cet Ă©gard, certains analystes Ă©voquent davantage une rationalisation budgĂ©taire quâune exclusion dĂ©libĂ©rĂ©e, tandis que dâautres sâinterrogent sur la capacitĂ© des provinces rurales Ă faire valoir efficacement leurs dossiers auprĂšs des instances centrales.
Ainsi, dans un contexte de rĂ©gionalisation avancĂ©e, la question dĂ©passe le simple cadre des indemnisations et renvoie Ă des problĂ©matiques plutĂŽt structurelles dont la fluiditĂ© de la remontĂ©e dâinformations, la coordination entre les autoritĂ©s locales et le pouvoir central et la capacitĂ© dâĂ©valuation rapide et homogĂšne de lâensemble des dommages occasionnĂ©s.
De ce fait, lâenjeu est double : garantir lâefficacitĂ© des politiques publiques tout en prĂ©servant la cohĂ©sion sociale dans des territoires parfois enclavĂ©s.
Et cela induit, en tout Ă©tat de cause, une exigence de transparence et dâĂ©quitĂ©. En effet, afin dâapaiser les inquiĂ©tudes des uns et des autres, plusieurs pistes sont envisageables.
La publication dĂ©taillĂ©e des critĂšres de classement, des missions complĂ©mentaires dâexpertise sur le terrain, la mise en place dâun mĂ©canisme de rĂ©vision ou de recours et le renforcement des fonds de solidaritĂ© au niveau rĂ©gional.
En somme, les rĂ©centes intempĂ©ries constituent bel et bien un test supplĂ©mentaire pour la gouvernance territoriale. En effet, si lâintervention des secours a Ă©tĂ© largement et unanimement saluĂ©e, la perception dâune reconnaissance diffĂ©renciĂ©e, voire sĂ©lective des zones sinistrĂ©es soulĂšve nombre dâinterrogations lĂ©gitimes.
Car, en fait, au delĂ des considĂ©rations administratives, câest la question de lâĂ©quitĂ© territoriale et de la confiance entre lâEtat et les citoyens qui se trouve posĂ©e. La gestion de ces crises climatiques rĂ©currentes devra sâaccompagner dâune communication transparente et dâune solidaritĂ© inclusive, afin que nul territoire ne se sente relĂ©guĂ© dans lâombre de la catastropheâŠ
Rachid Meftah
Abderrahim Chahid sâinterroge sur les raisons de lâexclusion de la province de Chefchaouen des zones dĂ©clarĂ©es sinistrĂ©es
Le dĂ©putĂ© parlementaire, prĂ©sident du Groupe socialiste-Opposition ittihadie Ă la Chambre des reprĂ©sentants, Abderrahim Chahid, a adressĂ© au gouvernement une question Ă©crite, sâinterrogeant sur les raisons de lâexclusion de la province de Chefchaouen de la liste des provinces dĂ©clarĂ©es sinistrĂ©es en dĂ©pit des dĂ©gĂąts occasionnĂ©s par les derniĂšres intempĂ©ries.
Le parlementaire usfpĂ©iste a rappelĂ© que le gouvernement, en application des Hautes instructions Royales a annoncĂ© le lancement dâun vaste programme de soutien au profit des familles Ă©prouvĂ©es dont le volume atteindra la somme importante de 3 milliards de dirhams.
Abderrahim Chahid a indiquĂ© que des communes affiliĂ©es aux provinces de Larache, KĂ©nitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane ont Ă©tĂ© classĂ©es zones sinistrĂ©es en vertu dâune Ă©valuation de terrain des retombĂ©es Ă©conomiques et sociales de ce phĂ©nomĂšne.
Dans son interpellation, le prĂ©sident du Groupe parlementaire dâopposition ittihadie a relevĂ© que la province de Chefchaouen a connu de fortes prĂ©cipitations ayant occasionnĂ© des turbulences climatiques aiguĂ«s.
Ce phĂ©nomĂšne, a-t-il ajoutĂ©, a engendrĂ© dâimportants dĂ©gĂąts au niveau des infrastructures, issues routiĂšres et exploitations agricoles. De mĂȘme quâil en est rĂ©sultĂ© la dĂ©gradation totale ou partielle du domaine public et privĂ©, outre de grandes difficultĂ©s en matiĂšre de dĂ©placement.
Par ailleurs, le député parlementaire ittihadi a souligné que cette situation a eu des répercussions directes sur les activités économiques locales, en particulier agricoles.
Cet Ă©tat de fait nĂ©cessite de mettre Ă jour les critĂšres adoptĂ©s quant Ă la qualification de « zones sinistrĂ©es » et les raisons justifiant lâexclusion de la province de Chefchaouen, a clamĂ©. Abderrahim Chahid en se demandant si le gouvernement compte rĂ©viser la liste des provinces concernĂ©es en Ă©largissant le champ dâaction des responsables de la gestion des affaires publiques.
Le dĂ©putĂ© parlementaire, prĂ©sident du Groupe socialiste-Opposition ittihadie Ă la Chambre des reprĂ©sentants, Abderrahim Chahid, a adressĂ© au gouvernement une question Ă©crite, sâinterrogeant sur les raisons de lâexclusion de la province de Chefchaouen de la liste des provinces dĂ©clarĂ©es sinistrĂ©es en dĂ©pit des dĂ©gĂąts occasionnĂ©s par les derniĂšres intempĂ©ries.
Le parlementaire usfpĂ©iste a rappelĂ© que le gouvernement, en application des Hautes instructions Royales a annoncĂ© le lancement dâun vaste programme de soutien au profit des familles Ă©prouvĂ©es dont le volume atteindra la somme importante de 3 milliards de dirhams.
Abderrahim Chahid a indiquĂ© que des communes affiliĂ©es aux provinces de Larache, KĂ©nitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane ont Ă©tĂ© classĂ©es zones sinistrĂ©es en vertu dâune Ă©valuation de terrain des retombĂ©es Ă©conomiques et sociales de ce phĂ©nomĂšne.
Dans son interpellation, le prĂ©sident du Groupe parlementaire dâopposition ittihadie a relevĂ© que la province de Chefchaouen a connu de fortes prĂ©cipitations ayant occasionnĂ© des turbulences climatiques aiguĂ«s.
Ce phĂ©nomĂšne, a-t-il ajoutĂ©, a engendrĂ© dâimportants dĂ©gĂąts au niveau des infrastructures, issues routiĂšres et exploitations agricoles. De mĂȘme quâil en est rĂ©sultĂ© la dĂ©gradation totale ou partielle du domaine public et privĂ©, outre de grandes difficultĂ©s en matiĂšre de dĂ©placement.
Par ailleurs, le député parlementaire ittihadi a souligné que cette situation a eu des répercussions directes sur les activités économiques locales, en particulier agricoles.
Cet Ă©tat de fait nĂ©cessite de mettre Ă jour les critĂšres adoptĂ©s quant Ă la qualification de « zones sinistrĂ©es » et les raisons justifiant lâexclusion de la province de Chefchaouen, a clamĂ©. Abderrahim Chahid en se demandant si le gouvernement compte rĂ©viser la liste des provinces concernĂ©es en Ă©largissant le champ dâaction des responsables de la gestion des affaires publiques.
