L’Association des opérateurs économiques des zones industrielles de Sidi Bernoussi entre l’économie et le social.

Convertir le poids économique de l’association en atout stratégique pour le développement social de la région : telle est l’ambition du président fraîchement élu à la tête de Izdihar, l’Association des opérateurs économiques des zones industrielles de Sidi Bernoussi. C’est à l’issue de l’assemblée générale de l’association que M’Hamed Younès Lahlou a été élu pour un mandat de trois ans. L’assemblée a également reconduit le même bureau exécutif, après la présentation des rapports moral et financier pour l’exercice 2011. Des bilans jugés positifs par l’assemblée, au vu des réalisations et de leur impact socioéconomique et social sur la région. C’est le fruit de la coordination des trois commissions de travail de l’association : «infrastructures et bidonvilles», «social et formation» et «mise à niveau, énergie et environnement».



«À travers sa commission “Infrastructures et bidonvilles”, l’association a mené des opérations de lobbying auprès de la préfecture de Sidi Bernoussi, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, ainsi qu’auprès de l’arrondissement de Casablanca pour la réalisation des travaux de renforcement et de réhabilitations infrastructurels et sécuritaires», indique-t-on chez Izdihar. Résultat : réfection de 5 boulevards dans la zone, grâce à une enveloppe de 15 MDH accordées par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.

Parallèlement, en collaboration avec les propriétaires de terrains, Izdihar a été active dans des opérations de relogement de personnes vivant dans les bidonvilles avoisinants. Ainsi, 9 familles ont pu définitivement quitter les bidonvilles pour s’installer dans des appartements sociaux partiellement financés par les industriels opérant dans la zone.

L’association s’est également impliquée, auprès des autorités locales, dans des projets visant à renforcer la sécurité dans la zone industrielle, ou encore dans la réhabilitation de bouches d’incendie et la réfection de casernes de sapeurs-pompiers. De même, avec le soutien financier de l’Union européenne, Izdihar a réalisé une étude portant sur la gestion des déchets industriels.

Pour sa part, la commission «mise à niveau, énergie et environnement» s’était penchée sur les doléances des 85 entreprises sinistrées par les inondations de novembre 2010, dont les dégâts se sont élevés à quelque 40 MDH. «L’objectif était de mettre en place des fonds de solidarité pour aider au bon fonctionnement de ces entreprises et sécuriser les emplois en évitant les arrêts», souligne-t-on.

Izdihar : 8,21 % du PIB national



L’Association Izdihar a été créée en 1997 dans le but d’améliorer l’environnement global de la zone industrielle, de remplir un rôle de médiateur et de mobiliser des financements pour concrétiser des projets dans différents domaines infrastructurels, citoyens, socioculturels et sportifs.

Il s’agit, avant tout, de réussir une synergie entre les différents acteurs du parc d’activités créé dans les années 1960 et composé des zones industrielles d’Ahl Loghlam, Sidi Bernoussi, Sidi Moumen, Karea et Beaulieu. Installé sur une superficie de

1 000 ha, le parc compte plus de 600 unités industrielles, dont 10% des 500 plus importantes entreprises du Maroc.

Il génère plus de 60 000 emplois directs et près de 150 000 emplois indirects. Aujourd’hui, Izdihar est un acteur socioéconomique qui pèse 8,21% du PIB national. Par ailleurs, l’association est forte de ses entreprises-membres qui opèrent dans tous les grands secteurs d’activité économique du Royaume : de l’industrie métallurgique à l’agroalimentaire, en passant par le textile, le cuir, la chimie, la parachimie, l’électricité ou encore l’électronique.