Land / regio

Over de Essaouira

Essaouira (in het Arabisch: Ű§Ù„Ű”ÙˆÙŠŰ±Ű©, transcriptie: Al-Suwayra, "de goed getekende") is een havenstad in Marokko, aan de...

Nieuws in Essaouira

Volg het laatste nieuws, projecten en officiële mededelingen van jouw stad.

Nieuws 13 Dec 2024 5 min leestijd

Station balnéaire Mogador : Pourquoi les Sawiris jettent leur dévolu sur Essaouira

Station balnéaire Mogador : Pourquoi les Sawiris jettent leur dévolu sur Essaouira

C’est l’une des stations balnĂ©aires inachevĂ©es du fameux et nĂ©anmoins fumeux plan Azur de Adil Douiri qui vient de faire de nouveau l’actualitĂ©, la sociĂ©tĂ© d’amĂ©nagement d’Essaouira Mogador (Saemog). Éclairage.


Ahmed ZoubaĂŻr


Ce chantier n’arrĂȘte pas d’ĂȘtre relancĂ© sans ĂȘtre complĂštement achevĂ© malgrĂ© la succession Ă  sa tĂȘte depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000 d’une kyrielle de directeurs gĂ©nĂ©raux dont un certain Amyn Alami (entre 2006 et 2012), co-fondateur avec Adil Douiri, devenu entre temps ministre du Tourisme (202-2007), de la banque CFG. Le dernier communiquĂ© du Conseil de la concurrence, en date du 5 dĂ©cembre, fait Ă©tat du projet de rachat de la sociĂ©tĂ© par un consortium Ă©tranger, Ă  travers l’acquisition de 100% du capital social et des droits de vote associĂ©s.


DirigĂ© par le milliardaire Ă©gyptien Samih Sawiris (cadet des frĂšres Naguib et Nassef, 8 et 5 e place du classement Forbes des fortunes africaines), ce regroupement est composĂ©, en plus de l’entreprise du chef de file « Orascom Investments LLC », des sociĂ©tĂ©s «Al Nowais Investments LLC» et «Eastern Investment LTD», toutes domiciliĂ©es aux Emirats-arabes unies, qui ont la rĂ©putation d’ĂȘtre un paradis fiscal. Aux cĂŽtĂ©s des trois enseignes figure une personne physique qui n’est que le frĂšre du leader de cette opĂ©ration : Samih Onsi Naguib Sawiris », installĂ© aussi Ă  DubaĂŻ, aux Emirats Arabes Unis, qui se prĂ©sente comme « l’actionnaire de rĂ©fĂ©rence et bĂ©nĂ©ficiaire ultime de la sociĂ©tĂ© Orascom Development & Management, sociĂ©tĂ© de droit suisse active dans le secteur de l’immobilier ».Le mĂȘme investissement touristique en panne a fait l’objet d’un mĂ©morandum d’entente et d’une signature officielle le mercredi 22 fĂ©vrier 2023. Les signataires cĂŽtĂ© marocain sont la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire Fatim-Zahra Ammor, son ex- collĂšgue de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques Mohcine Jazouli, les responsables de la sociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie touristique (SMIT) et de l’agence marocaine de dĂ©veloppement des investissements et des exportations (AMDIE). La partie marocaine a conclu ce mĂ©morandum avec un consortium dont le chef de file est le mĂȘme Samih Sawiris mais avec un tour de table lĂ©gĂšrement diffĂ©rent de celui annoncĂ© par le Conseil de la concurrence : Besix et Sunrise Resorts & Cruises, figurant dans la configuration initiale, ont disparu de la derniĂšre, remplacĂ©s par de nouveaux investisseurs.


Le montant de l’investissement promis par Samiris et consorts dans la premiĂšre version est de 4 milliards de DH, 4000 emplois et une capacitĂ© de 2000 lits supplĂ©mentaires sur Essaouira. 


VƓu pieux


Les composantes du projet promises, la rĂ©novation de l’hĂŽtel Sofitel Golf sous une nouvelle enseigne luxe, la transformation du club house en boutique hĂŽtel, l’amĂ©nagement d’une aire commerciale et un pĂŽle de loisirs, une gamme de projets immobiliers haut standing (Une centaine de villas) et last but not least la construction d’un club Med 5 trident
Ce qu’il faut pour donner une taille critique Ă  la station longtemps Ă  la traĂźne et renforcer la visibilitĂ© internationale d’Essaouira dont les atouts sont Ă  la fois balnĂ©aires et culturels. Que vaut l’engagement des Sawiris pour la station de Mogador? « Je pense que c’est du sĂ©rieux cette fois compte tenu des garanties, suisse et Ă©miratie», s’enthousiasme un professionnel du tourisme national.


Or, le magnat Ă©gyptien a ceci de particulier qu’il n’a encore dĂ©marrĂ© aucun projet au Maroc alors qu’il Ă©tait attendu depuis des annĂ©es sur l’amĂ©nagement de Oued Chbika Ă  Tan Tan restĂ© figĂ© au stade de vƓu pieux. Une station dont le dĂ©veloppement avait fait pourtant l’objet d’une convention d’investissement dĂšs 2007 entre l’État marocain et le groupe Orascom. Un premier planning avait Ă©tĂ© fixĂ© pour 2015, prĂ©voyant la construction de 8 Ă©tablissements hĂŽteliers 4 et 5 Ă©toiles d’une capacitĂ© de 2500 chambres, tandis que la partie rĂ©sidentielle faisait Ă©tat de prĂšs de 2000 unitĂ©s entre villas, riads et appartements, un parcours de golf, un port de plaisance, un complexe d’artisanat et des espaces de loisirs et de restauration. Rien de tout cela n’ayant Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, Oued Chbika, dont l’Égyptien contrĂŽle le foncier, a rejoint le reste des stations virtuelles du Plan Azur. Accusant la crise financiĂšre des annĂ©es 2007-2008 et les attentats de Marrakech d’avril 2011 d’ĂȘtre Ă  l’enlisement du projet, M. Sawiris reviendra plus tard Ă  la charge avec la promesse que le voyagiste allemand FTI dont Orascom dĂ©tient 30% du capital relancent ce chantier mort-nĂ© en partenariat avec des opĂ©rateurs hĂŽteliers nationaux. On attend toujours
 Or, FTI, considĂ©rĂ© comme le 3Ăšme voyagiste a l’échelle europĂ©enne, a dĂ©posĂ© le bilan en juin 2024, aprĂšs la faillite de la sociĂ©tĂ© mĂšre FTI Touristik GmbH (4,1 milliards de chiffre d’affaires) en 2022-2023 et 11.000 salariĂ©s dans le monde). Un coup de tonnerre dans l’industrie du voyage europĂ©enne, cinq ans aprĂšs la faillite de Thomas Cook. 


Ce dĂ©pĂŽt de bilan troublant serait le rĂ©sultat de l’affaiblissement de FTI en raison de la crise sanitaire. Le groupe a pourtant reçu une aide publique d’un montant de 595 millions d’euros du Fonds de stabilisation Ă©conomique (FSE). Mais seuls quelques dizaines de millions sur cette subvention auraient Ă©tĂ© remboursĂ©s Ă  ce jour, suscitant l’ire des TO concurrents TUI et DER Touristik. RĂ©sultat : le gouvernement fĂ©dĂ©ral a refusĂ© d’apporter une aide supplĂ©mentaire au TO pour le remettre Ă  flot. A la lumiĂšre du profil du milliardaire Ă©gyptien, les observateurs avisĂ©s de l’industrie touristique nationale s’interrogent sur les vĂ©ritables intentions de Samih Sawiris et l’objectif rĂ©el qu’il cherche Ă  atteindre en rachetant la station inachevĂ©e balnĂ©aire d’Essaouira. En clair, il convient de savoir s’il agit en vĂ©ritable amĂ©nageur-dĂ©veloppeur avec une vision de vrai partenaire pour le Resort ou en spĂ©culateur foncier et financier qui cherche Ă  faire une plus-value


Dit artikel is als fragment overgenomen. De volledige versie wordt door het oorspronkelijke medium gepubliceerd.

Verder lezen op lecanardlibere.ma — Le Canard LibĂ©rĂ©
Luisteren
Grootte: