Land / regio

Over de Hassan

Hassan is een levendige gemeente in de prefectuur Rabat. Als integraal onderdeel van de Marokkaanse hoofdstad biedt dit stadsdeel...

Nieuws in Hassan

Volg het laatste nieuws, projecten en officiële mededelingen van jouw gemeente.

Nieuws 31 Aug 2025 5 min leestijd

MAGAZINE : Ali Hassan, un singulier plurie

MAGAZINE : Ali Hassan, un singulier plurie
L’homme des médias plie bagages le 25 août tôt le matin. Radio, télévision, cinéma, trois supports et trois vies parallèles jalonnent un riche parcours. L’enfant de Midelt avait 80 ans, dont plus de deux tiers dédiés à l’information et à la culture.
MAGAZINE : Ali Hassan, un singulier plurie
Cette fois-ci, ce n’est malheureusement pas un cancan. Ali Hassan est bel et bien passĂ© Ă  trĂ©pas laissant des souvenirs telles des « perles de pluie venues de pays oĂą il ne pleut pas ». Journaliste ne faisant que rarement de cette profession son fer de lance, il est prĂ©sentateur, animateur radio et tĂ©lĂ©, scĂ©nariste, critique de cinĂ©ma, homme des mĂ©dias, vedette malgrĂ© lui et d’une peu frĂ©quente discrĂ©tion. LĂ  oĂą il passe, des murs s’offrent Ă  lui. Il les rase avec dĂ©licatesse. Ali Hassan est ce tĂŞtu dont le piĂ©tinement des lieux communs est l’un de ses domaines de compĂ©tence. La bĂŞtise l’indispose. Il enrage au contact de la platitude, se dĂ©sole lorsqu’elle s’érige comme mode de fonctionnement. Pour lui, l’insulte Ă  l’intelligence est peutĂŞtre « l’heure oĂą l’on regrette d’avoir manquĂ© l’école ». Ali Hassan prend la vie par lĂ  oĂą elle ne s’offre pas. Sa philosophie est le pragmatisme, jusqu’au dernier souffle, jusqu’à l’essoufflement de l’âme qu’il finit par rendre. Le grand jeune public fait sa connaissance Ă  travers les Ă©missions de tĂ©lĂ©vision « CinĂ©-Jeudi » et « CinĂ©-Club ». Son ami et journaliste Abdelghani Dades s’entiche de bonheur Ă  en parler : « Si dans ses Ă©missions cinĂ©matographiques il avait tâche facile Ă  titiller nos mĂ©ninges par ses choix de longs mĂ©trages programmĂ©s et ses commentaires, Ă  nous sortir de nos zones de confort et Ă  nous ouvrir des horizons de libertĂ©s qui nous semblaient hors de portĂ©e, c’est bien plus comme prĂ©sentateur d’informations qu’il frayait avec le gĂ©nie. Ainsi, au dĂ©tour d’une phrase dictĂ©e par l’agence officielle d’information lue au tĂ©lĂ©journal, il avait un incroyable talent pour glisser des messages Ă  demi-mot, des rĂ©fĂ©rences littĂ©raires ou cinĂ©matographiques qui confirmaient ou infirmaient les mots (trop ?) solennellement proclamĂ©s, quand ils ne les tournaient pas en franche dĂ©rision. » Le cinĂ©ma, Ali Hassan y touche intimement en jouant Ă  l’acteur : « Ibn Assabil » de Mohamed Abderrahmane Tazi, « Afghanistan Pourquoi ? » d’Abdallah El Mesbahi, « El Hadj El Mokhtar Soldi » de Mostafa Derkaoui et « El Ahrar » d’IsmaĂŻl Ferroukhi. Avec le rĂ©alisateur d’origine algĂ©rienne Mahmoud Zemmouri, il met la patte Ă  des courts mĂ©trages. 


Sur la trajectoire, Jacques Brel


Ali Hassan raconte, il y a deux ans, pour le compte d’un hebdomadaire casablancais : « La première Ă©mission de cinĂ©ma Ă  la RTM (Radiodiffusion TĂ©lĂ©vision Marocaine) remonte Ă  1964. Elle s’appelait traveling, prĂ©sentĂ©e par AndrĂ© Goldenberg. Dans les annĂ©es 1970, il y en avait une autre prĂ©sentĂ©e par deux collaborateurs extĂ©rieurs de la radio qui signaient, en rĂ©fĂ©rence aux deux grands rĂ©alisateurs Alexandre Korda et King Vidor, par les pseudonymes Robert Korda et Ignacio Vidor. Ce dernier et c’est un scoop que je vous donne, n’est autre qu’Ignacio Ramonet qui a dirigĂ© pendant de nombreuses annĂ©es votre confrère Le Monde Diplomatique. » 1964, c’est Ă©galement le dĂ©but du long voyage du jeune Mohamed El Ouali (son nom de naissance) au sein de la RTM. L’apprenti est propulsĂ© en 1969 devant la camĂ©ra et derrière le micro des journaux visuels et audio de la station, avec, plus tard, l’émission culte « Entracte ». Cela dure jusqu’en 1987, opĂ©ration « Ca bouge Ă  la tĂ©lĂ© » incluse et pendant laquelle il prĂ©sente le journal « Info Midi » en duo avec Souad Anachad, un brin sa TĂŞte de Turc. Vient ensuite le sĂ©jour de 14 mois Ă  Paris. Une centaine de personnes prennent part Ă  un stage approfondi en vue de la crĂ©ation en mars 1989 de la deuxième chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision 2M International. Ali Hassan y est le doyen, rasant avec gourmandise les murs. Et puis, il ne se lasse pas d’« Ă©couter son cĹ“ur qui danse ». Il claque rapidement la porte de la nouvelle chaĂ®ne pour incompatibilitĂ© d’humeur avec le directeur gĂ©nĂ©ral Mohamed El Baz. Pour se libĂ©rer de cette aventure malvenue, il sort un journal Ă©phĂ©mère Ă  la frĂ©quence alĂ©atoire. Il y règle ses comptes avec la direction de 2M, usant d’un humour assassin. Cette parenthèse fermĂ©e, Ali Hassan retourne Ă  la boĂ®te qui la vu grandir, s’affirmer et devenir un exemple pour beaucoup de jeunes. Il y refait radio et tĂ©lĂ©vision jusqu’en 2015 oĂą d’apprentis sorciers le remercient. Ces dernières annĂ©es, une pluie d’hommages s’abat sur le crâne d’un homme pluriel : « Les ActualitĂ©s » diffusĂ©es sur les Ă©crans des salles de cinĂ©ma, conseil auprès du ministre de la Communication, prĂ©sidence du jury de la presse au festival du cinĂ©ma francophone de Safi, participation Ă  la Commission du fonds d’aide Ă  la production cinĂ©matographique, partie du jury Longs mĂ©trages du festival du cinĂ©ma maghrĂ©bin d’Alger… Le journaliste barbotte allĂ©grement dans la culture avec, notamment, sa participation en 1982 auprès de Nour-Eddine SaĂŻl Ă  l’élaboration de l’émission radiophonique « Ecran Noir ». C’est cela Ali Hassan, autrement amoureux de musique qu’il idolâtre sa vie durant, apprĂ©ciant ardemment un Jacques Brel que l’homme des mĂ©dias rencontre et accompagne sur les routes sinueuses du Maroc des annĂ©es 1960-1970. Et qui finit par nous quitter. 

Dit artikel is als fragment overgenomen. De volledige versie wordt door het oorspronkelijke medium gepubliceerd.

Verder lezen op lopinion.ma — l'Opinion
Luisteren
Grootte: