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El Jadida (Ű§Ù„ŰŹŰŻÙŠŰŻŰ© in arabo) Ăš una cittĂ  costiera del Marocco, a 96 km da Casablanca. È il capoluogo della provincia di...

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Ambiente 10 Sep 2014 4 min read

Un fragile trésor surexploité

Un fragile trésor surexploité

EntamĂ©e en 1948, l’exploitation de l’algue rouge au Maroc a connu une fulgurante croissance Ă  telle enseigne que le Royaume en fut un temps le premier exportateur mondial. Mais cette surexploitation a mis en danger l’existence de cette espĂšce obligeant les autoritĂ©s concernĂ©es Ă  en limiter la rĂ©colte. RĂ©coltĂ©e durant les trois mois d'Ă©tĂ© sur une petite partie de la cĂŽte Atlantique, cette plante permet la fabrication d'«agar agar», un gĂ©lifiant vĂ©gĂ©tal utilisĂ© notamment pour la confection de confitures ou de cosmĂ©tiques et qui a connu un dĂ©veloppement important ces derniĂšres annĂ©es, en Europe notamment, au point d'entraĂźner une surexploitation massive, tout particuliĂšrement dans la rĂ©gion d'El Jadida. «Toujours plus de plongeurs, toujours aussi peu d'algues rouges...», tĂ©moigne Ă  l’AFP un pĂȘcheur sur une plage d'El Jadida.

Le Maroc, confrontĂ© Ă  la rarĂ©faction de cet «or rouge» de plus en plus convoitĂ©, a pris des mesures drastiques. Mais le combat sera long. Entre le 1er juillet et le 30 septembre, des milliers de personnes se transforment en pĂȘcheurs, plongeurs ou ramasseurs de ces trĂ©sors rouges. Mais cette surexploitation met en danger cette espĂšce victime de ses bienfaits : «Dans les annĂ©es 90 et 2000, on faisait jusqu'Ă  500 kilos d'algues rouges par jour. Mais depuis, la plante est en voie de disparition», selon le pĂȘcheur interrogĂ© par l’AFP. Le Maroc a longtemps fait figure de premier producteur mondial d'agar agar, avant d'ĂȘtre dĂ©passĂ© par la Chine et le Chili, en 2006. À l'aide de matĂ©riels de plongĂ©e souvent obsolĂštes, ces rĂ©coltes sont pĂ©rilleuses : il faut parfois descendre jusqu'Ă  20 ou 25 mĂštres pour constituer son maigre butin quotidien. «Beaucoup de personnes viennent Ă  El Jadida en pensant que c'est un eldorado. Il n'est pas rare d'assister Ă  des noyades de jeunes inexpĂ©rimentĂ©s», selon le pĂȘcheur.

La récolte limitée à 6.040 tonnes

Depuis 2010, un «prix de rĂ©fĂ©rence» pour le rĂ©coltant a Ă©tĂ© fixĂ© Ă  3,25 DH le kilo, dans le cadre du «plan d'amĂ©nagement» de la filiĂšre dĂ©crĂ©tĂ© en urgence par le gouvernement. Ouvert Ă  l’exportation en 1995, le secteur a connu une flambĂ©e de la demande. RĂ©sultat, ses ressources connaissent une baisse dangereuse depuis 2005, annĂ©e oĂč 8.500 tonnes de produits bruts ont Ă©tĂ© exportĂ©es. Face Ă  cette situation, les autoritĂ©s ont dĂ» intervenir pour assurer la survie de l'algue, victime de surexploitation. En 2009, tandis que la rĂ©colte culminait Ă  14.000 tonnes, l'Institut national de recherche halieutique (INRH) avait «tirĂ© la sonnette d'alarme», rappelle, Ă  l’AFP, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du ministĂšre de la PĂȘche maritime, Zakia Driouich. «Si nous avions laissĂ© la situation telle qu'elle Ă©tait, il n'y aurait plus d'algues rouges», assure Mme Driouich, selon qui «l'INRH a observĂ© dĂšs 2011 un retour de 30% de la masse d'algues rouges». DĂ©sormais, le quota total est fixĂ© Ă  6.040 tonnes, dont 20% destinĂ©s Ă  l'exportation. Le ministĂšre a commencĂ© Ă  dĂ©livrer de courtes formations et des licences. Des Ă©quipements aux normes ont Ă©tĂ© remis Ă  plus de 250 plongeurs. Selon une Ă©tude menĂ©e par l’UniversitĂ© d’El Jadida pendant les annĂ©es 2011 et 2012, la majeure partie des algues rĂ©coltĂ©e et fournie Ă  l’industrie de transformation provient de la zone maritime d’El Jadida et Jorf Lasfar. Ce secteur emploie 700 personnes Ă  plein temps, fournit un travail saisonnier Ă  8.000 personnes et rĂ©alise un chiffre d’affaires de plus de 180 millions DH

Les recommandations du Centre spécialisé de valorisation et technologie des produits de la mer

Sensibiliser la population bénéficiaire sur l'importance de la période de repos biologique, du risque de l'arrachage des thalles

Suivre réguliÚrement les peuplements d'algues marines et adapter la législation en vigueur en fonction des stocks actuels

Encourager localement la recherche scientifique et technique dans le domaine de l'algoculture qui pourrait réduire la pression sur la ressource naturelle et représenter une source de revenus intéressante pour la population de la région

Mettre en place un plan d'aménagement pour une meilleure protection et valorisation de la ressource.

Encourager localement la transformation des algues en produits à haute valeur ajoutée pour mieux valoriser la ressource.

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