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25 Nov 2012
3 min de lecture
La ville a le cuir dans la peau
Écorce de mimosa, de chêne-liège, de grenadine, fiente de pigeon, son… et bien d’autres produits naturels servent au tannage des peaux à Taroudant. Un savoir-faire séculaire qui n’a pas pris la moindre ride.
Première capitale de la dynastie des Saadiens (1554-1660), première ville du Maroc Ă se doter d'une imprimerie, en 1865, Taroudant a gardĂ© de son passĂ© l'art de travailler la peau selon les recettes les plus anciennes. Le prĂ©sident de l'association Charaf de dar edbagh, Jilali Guouar, affirme que la tannerie de Taroudant emploie entre 60 et 70 personnes, dont les propriĂ©taires des 40 magasins de maroquinerie. L'actuelle tannerie, construite il y a 20 ans, a remplacĂ© l'ancienne, devenue trop vĂ©tuste. Elle est gĂ©rĂ©e par la mairie. À la tannerie de Taroudant, Ă laquelle on accède par Bab Targhount, l'une des sept portes qui percent le rempart long de huit kilomètres, «il n'y a aucune machine, tout se fait Ă la force des bras», dit AĂŻt Benjeloune Abdelsalem, 59 ans, dont 40 passĂ©s Ă tanner les peaux. Tenant actuellement une boutique de maroquinerie dans l'enceinte mĂŞme de la tanneri…
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