Œuvrer pour le renforcement des infrastructures de base est une prioritĂ©, leur maintien en bon Ă©tat consolide davantage le nouveau concept d'ouverture et d'accessibilitĂ© des citoyens Ă des services de proximitĂ© et de qualitĂ©. C'est l'unique alternative pour assurer un dĂ©veloppement urbain Ă©quilibrĂ© de Mohammedia. L'essentiel est de se pencher sur les problèmes pour rattraper le retard dans certaines zones, amĂ©liorer et maintenir en bon Ă©tat les infrastructures existantes. Pour cela, il est nĂ©cessaire de se focaliser sur l'utile et trouver les moyens adĂ©quats pour gĂ©rer d'une manière cohĂ©rente les obstacles. L'un des problèmes qui prĂ©occupent les habitants de certains quartiers rĂ©side incontestablement dans la faiblesse de l'Ă©clairage public. Nonobstant les efforts consentis Ă ce niveau, dans certains quartiers, les habitants sont prĂ©occupĂ©s par la faiblesse de l'Ă©clairage public qui favorise l'insĂ©curitĂ© et pose des problèmes divers. Pour cet habitant les services concernĂ©s «doivent orienter leurs efforts pour la maintenance des installations du rĂ©seau d'Ă©clairage public, notamment l'Ă©tat de certains candĂ©labres et matĂ©riel, sans oublier le phĂ©nomène des lampes Ă©teintes». La gestion des rĂ©clamations est un autre volet qu'il faut dĂ©velopper et moderniser.
La commune urbaine de Mohammedia, en tant qu'acteur de la décentralisation, encourage la gestion déléguée de certains services publics de base. Après la collecte des déchets ménagers et assimilés confiés à Sita Al Beida, la commune urbaine de Mohammedia a opté de la même manière confiant à la Lydec la gestion déléguée du service de l'éclairage public. La Lydec donc assure la mission d'exploitation et de maintenance des installations du réseau d'éclairage public des voies. Depuis, une amélioration a certes été constatée, sans pour autant régler le problème dans sa globalité. Les réclamations continuent, inhérentes à la faiblesse de l'éclairage public.
Le témoignage de cet étudiant est pertinent : «En confiant la gestion du service de l'éclairage public à la Lydec, la commune est tenue d'exiger un service de qualité, la cellule de contrôle locale et de suivi doit rester à l'écoute des citoyens pour régler leurs problèmes et répondre à leurs requêtes». L'autre problème concerne l'eau potable. En effet, depuis quelques jours les consommateurs se posent de nombreuses questions sur la conformité de l'eau potable aux normes de qualité. «Si la qualité de l'eau potable est conforme aux normes nationales, comment alors expliquer le phénomène de la couleur, l'odeur et le goût de l'eau potable quelque peu altérée ?» Pour ce consommateur, face à des situations similaires, il appartient aux services concernés de renforcer le système de traitement à travers le recours aux techniques et méthodes en vigueur. Le plus important est de veiller au respect des normes de qualité au cours du traitement de l'eau potable. Les services concernés doivent communiquer pour rassurer les citoyens et souligner que l'eau potable est soumise à un contrôle rigoureux et n'a aucune incidence sur la santé des consommateurs.
Dans un autre cadre, il faut trouver une solution aux débordements et à la stagnation sur la voie publique, notamment au niveau des passages sous la voie ferrée, «Pont Ibn Yacine et voie MG», considérés comme des points noirs. Les interventions ont certes été efficaces, mais ne règlent pas le problème. Si Mohammedia est aujourd'hui une ville mieux protégée et sécurisée contre les inondations grâce à la réalisation de grands projets de protection, il faut continuer à œuvrer dans le même sens et avec la même dynamique pour consolider l'accessibilité du citoyen à des services de proximité et de qualité.
Quid des infrastructures ?
À Mohammedia, l’infrastructure de l’éclairage public se compose de 10 945 points lumineux, s’étendant sur 292 km de réseau. «Dans le cadre d’une amélioration continue du service délivré aux habitants, Lydec introduira en 2012 une nouvelle mesure : le taux d’éclairement. Jusqu’à présent, le taux de disponibilité, c’est-à -dire le pourcentage moyen de lampes allumées, demeure la principale mesure permettant de contrôler la qualité de l’éclairage public», peut-on lire dans le rapport d’activité de Lydec au titre de l’exercice 2011. En ce sens, le délégataire affirme avoir fait l’acquisition d’un nouveau dispositif de pointe utilisé pour la première fois au Maroc.
Celui-ci permet de mesurer l’éclairement des artères de la ville. «Dotés de balises GPS, les appareils de contrôle géolocalisent les zones sous-éclairées. Ces informations sont intégrées dans le système d’information géographique, afin d’assurer le suivi des zones nécessitant des améliorations», souligne le rapport.

