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Tangeri (in arabo: Ű·Ù†ŰŹŰ©, Tanja; in greco-romano: Tingis) Ăš una cittĂ  del nord del Marocco. È il capoluogo della regione di...

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Notizia 16 Nov 2012 3 min read

5Ăšme Ă©dition du Forum Medays Ă  Tanger : La guerre du pĂ©trole n’aura pas lieu

5Ăšme Ă©dition du Forum Medays Ă  Tanger : La guerre du pĂ©trole n’aura pas lieu

Le rapport World Energy Outlook ne semble pas faire l'unanimitĂ© au sein du secteur pĂ©trolier. C’est le cas d’Abbas Al Naqi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pĂ©trole qui estime que les rĂ©sultats de ce rapport, prĂ©sentĂ© lundi 12 novembre, indiquant qu’entre 2017 et 2020, les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial de pĂ©trole, dĂ©passant l'Arabie Saoudite, sont loin de la rĂ©alitĂ©. Et pour cause : les rĂ©serves saoudiennes en pĂ©trole dĂ©passent les 2,5 billions de barils. Un seuil qu’il pense difficile Ă  atteindre actuellement par les Etats-Unis malgrĂ© les efforts entrepris dans la production de l’or noir.

Intervenant lors de la 5Ăšme Ă©dition du Forum Medays, qui a ouvert ses portes avant-hier Ă  Tanger, Abbas Al Naqi a soulignĂ© que si ces rĂ©sultats s’avĂšrent exacts dans l’avenir, ils n’auront aucune consĂ©quence gĂ©opolitique sur l’Arabie Saoudite. « Il y a une demande interne trĂšs forte en carburants qui est appelĂ©e Ă  augmenter dans l’avenir. Du coup, on ne croit pas qu’il y aura un impact nĂ©gatif sur la production et la consommation », a-t-il prĂ©cisĂ©.

Un optimisme qui trouve son origine dans les atouts et le potentiel de la rĂ©gion. En effet, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OAPEC a expliquĂ© que les pays arabes producteurs de pĂ©trole renferment 800 milliards barils, soit 52% des rĂ©serves mondiales et produisent 30 millions de barils par jour, soit 1/3 de la production mondiale.

Ces mĂȘmes pays recĂšlent 88 trillions m3 de gaz soit 42% des rĂ©serves mondiales et 20% de la production mondiale.

Mieux, la demande mondiale de l’énergie va augmenter de 35% Ă  l’horizon 2035, de 71% pour l’électricitĂ© et 70% pour les Ă©nergies renouvelables. Les Ă©nergies conventionnelles constituent 81% de ces Ă©nergies et seulement _ pour celles dites renouvelables.

S’agissant des Ă©nergies vertes, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OAPEC a soulignĂ© que des efforts notables ont Ă©tĂ© entrepris par les pays de la rĂ©gion dans ce domaine, tout en prĂ©cisant qu’il reste sceptique sur l’efficacitĂ© de ces Ă©nergies considĂ©rĂ©es comme complĂ©mentaires et non comme de vrais substituts.

Un avis que ne partage pas Ahmed Nakkouch, de CES Nareva, qui a indiquĂ© que le Maroc a fortement optĂ© pour les Ă©nergies renouvelables avec l’ambition que ses Ă©nergies puissent rĂ©pondre Ă  40% des attentes du pays en la matiĂšre.

A ce propos, il a notĂ© que le Royaume n’a pas trouvĂ© opportun de suivre le modĂšle europĂ©en dans ce domaine. Selon lui, l’Etat a tirĂ© la leçon des expĂ©riences europĂ©ennes en misant sur la logique de dĂ©veloppement en partenariat avec d’autres acteurs et non celui de subvention. « Le Maroc a refusĂ© de fixer un tarif et a optĂ© pour la libĂ©ralisation », a-t-il prĂ©cisĂ©.

Concernant l’énergie nuclĂ©aire, Pierre Gadonneix, prĂ©sident du Conseil mondial de l’énergie, a expliquĂ© que la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima qui s’est produite derniĂšrement au Japon, n’a pas beaucoup changĂ© au niveau de la perception des pays de l’énergie nuclĂ©aire. « L’annĂ©e 2012 a connu la construction de 60 sites nuclĂ©aires notamment dans les pays oĂč il n’y avait pas de centrales auparavant. Une grande partie de ces sites se trouvent dans les pays du Moyen-Orient et de l’Asie », a-t-il prĂ©cisĂ© avant de conclure que sur le long terme, les Ă©nergies conventionnelles ont encore de l’avenir et qu’elles vont rĂ©pondre aux besoins dans le futur.

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