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Ă€ propos de la El-Jadida

El Jadida (الجديدة en arabe) est une ville côtière du Maroc, à 96 km de Casablanca. C'est la préfecture de la province...

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Actualités 22 Jul 2012 4 min de lecture

Les «ferrachas» imposent leur diktat

- Le phénomène des marchands ambulants, communément appelés «ferrachas», commence à prendre des proportions alarmantes.
- La présence de ces derniers reste incontrôlable et a des conséquences fâcheuses sur tout le système socioéconomique de la région et du pays.
Les «ferrachas» imposent leur diktat

Les chaussĂ©es de la ville sont devenues des mini-souks. Un mĂ©lange pittoresque de commerçants et de vendeurs Ă  mĂŞme le sol offrant «l'affaire du jour» ou encore un bric-Ă -brac d'objets hĂ©tĂ©roclites neufs ou vieillots, des fripes et diffĂ©rents produits de contrebande, des lĂ©gumes, des poissons sans aucun respect des normes sanitaires. Cette activitĂ© informelle, si elle permet Ă  certaines personnes de gagner leur vie, a pour effet d'affecter une vie Ă©conomique dĂ©jĂ  paralysĂ©e ces derniers mois par une baisse constante du pouvoir d'achat. Les principales rues et artères de la ville sont carrĂ©ment assiĂ©gĂ©es par des centaines de «ferrachas» dont la plupart sont venus de Bni Mesquine, Laghnadra, Khouribga, Fkih Ben Salah, BĂ©ni Mellal, Ouled Said, Casablanca…

Étalage sur l'espace public

Ces derniers jours et avec la saison estivale, ce phĂ©nomène a pris de l'ampleur au point que toute circulation piĂ©tonne ou automobile est devenue impossible. Ce genre de commerce informel a squattĂ© le moindre espace sans aucun respect de la lĂ©galitĂ©. Cette occupation illĂ©gale se fait avec «la bĂ©nĂ©diction» de certains. Une visite de la place El Hansali, Allal El Kasmi, Zerktouni, Essafaa, El Barkaoui, Saâda, Lalla Zahra, boulevard Mohammed V et boulevard Jamiae Al Arabia donne une idĂ©e de l'ampleur du phĂ©nomène. Il est impossible d'y circuler en voiture. Partout, on trouve des charrettes chargĂ©es de fruits, de lĂ©gumes, d'Ĺ“ufs… Par-ci par-lĂ , des gargotiers et une multitude de vendeurs Ă  la sauvette qui prĂ©sentent toute une gamme de marchandises, Ă  tel point qu'on se croirait au souk rural de Ouled Bouâziz.

Ces marchands ambulants, qui inondent la ville de produits divers, se croient tout permis et étalent leurs produits sur l'espace public sans vergogne, vu qu'ils donnent du bakchich aux représentants des forces de l'ordre. Pire encore, on assiste également à des «guerres de territoire» entre des mafieux d'un autre temps. Les habitants et les propriétaires des magasins de ces quartiers ne cessent de se plaindre à qui veut les entendre. Bruits et bagarres sont au rendez-vous durant la journée. Car le tapage nocturne est un autre de ces maux qui accompagnent les marchands ambulants. Partout, les haut-parleurs qui diffusent des chansons du «chaâbi», raï, rap, les «chebs» et les «chebbates» créent une nuisance sonore insupportable. Ne parlons pas des mendiants qui, par dizaines, occupent les trottoirs et les abords des magasins, des boulangeries et des boucheries en cette période du ramadan.

D'autre part, il faut signaler que presque tous les trottoirs et espaces pour piĂ©tons sont encombrĂ©s par les tables et les chaises des cafĂ©s, par des voitures ou carrĂ©ment annexĂ©s comme s'ils faisaient partie des locaux commerciaux. Certaines personnes ne se gĂŞnent plus pour faire main basse sur le domaine public et occuper abusivement les trottoirs, en principe rĂ©servĂ©s aux piĂ©tons, surtout sur les boulevards Jamiae Al Arabia et Mohammed V, la place El Hansali ou l'avenue Zerktouni… C'est l'anarchie totale. N'est-il pas temps pour les services concernĂ©s et surtout les autoritĂ©s provinciales et locales de mettre fin Ă  cette «siba» ? Ne sait-on pas que cet encombrement de l'espace urbain constitue une vraie menace pour la sĂ©curitĂ© des biens et des personnes et entrave la libre circulation sur la voie publique et les trottoirs ? Certes, ces marchands ambulants et ces «ferrachas», qui sont gĂ©nĂ©ralement des jeunes, n'ont pas d'autre alternative que de pratiquer cette activitĂ© «sauvage», pour survivre. Mais cela ne signifie pas qu'il faut laisser faire n'importe quoi et qu'il ne faut pas prendre les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©soudre ce problème. Il faut aussi imposer des règles rigoureuses et sĂ©vères en matière d'Ă©talage des marchandises pour libĂ©rer ces trottoirs squattĂ©s par ces boutiquiers et ces cafetiers.

Il est donc temps de trouver des solutions adéquates et d'appliquer la loi si on veut améliorer la qualité de vie à El-Jadida au lieu d'opter pour des solutions provisoires. La politique du laisser-faire sonne comme un aveu d'impuissance de la part des pouvoirs publics.


Protestations des commerçants

Il y a quelques jours, un sit-in de protestation des commerçants du marché Allal El Kasmi, de la place El Hansali et de l’avenue Zerktouni a eu lieu devant la préfecture et devant le deuxième arrondissement. Les manifestants protestaient contre le commerce anarchique des «ferrachas» qui bloquent tous les passages. À maintes reprises, des promesses ont été faites par les autorités. Malheureusement, celles-ci n’ont pas été tenues, malgré des mois d’attente. Par conséquent, les commerçants en ont ras-le-bol vu le laxisme des autorités et leur incapacité à trouver des solutions définitives.

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