SM le Roi Mohammed VI a procĂ©dĂ©, lundi, Ă lâinauguration du Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat, une structure de rĂ©fĂ©rence internationale qui offre une prise en charge mĂ©dicale de pointe au niveau national et une formation de haut niveau dans les mĂ©tiers de la santĂ©. VĂ©ritable emblĂšme dâune nouvelle Ăšre dâinfrastructures sanitaires modernes et intelligentes, le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat vise Ă garantir Ă lâensemble des citoyens un accĂšs Ă©quitable Ă des services de santĂ© de derniĂšre gĂ©nĂ©ration. Il sâappuie sur un Ă©tablissement hospitalier intĂ©grant les innovations mĂ©dicales les plus avancĂ©es et adossĂ© Ă une structure universitaire de rĂ©fĂ©rence et de recherche.
CentrĂ© sur le patient, ce complexe propose des parcours de soins intĂ©grĂ©s et personnalisĂ©s, garantissant confort, sĂ©curitĂ© et qualitĂ©. LâĂ©tablissement constitue aussi un terrain dâapprentissage privilĂ©giĂ© pour les Ă©tudiants de lâUniversitĂ© Mohammed VI des Sciences et de la SantĂ©, leur permettant une immersion dans des environnements cliniques et technologiques de pointe. Selon Dr Tayeb Hamdi, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, chercheur en politique et en science de la santĂ©, «au niveau de la qualitĂ© des soins de ce complexe, la plus-value est trĂšs claire: avec des Ă©quipements de pointe, une innovation de qualitĂ©, un hĂŽpital de nouvelle gĂ©nĂ©ration, tous les moyens sont mis Ă lâĆuvre au service de lâhumain, en lâoccurrence le patient. Câest, en dâautres termes, un hĂŽpital qui prend en compte la dimension humaine du patient bien avant sa maladie».
Aussi, ajoute-t-il que «lâarchitecture de lâhĂŽpital est mise au service du bien-ĂȘtre du patient, de sa famille et/ou de ses accompagnateurs. La «human touch» de cet Ă©tablissement est, donc, aussi importante que ses Ă©quipements technologiques de la derniĂšre heure. Il sâagit ici de la dĂ©finition mĂȘme du concept dâun hĂŽpital de nouvelle gĂ©nĂ©ration qui englobe lâinnovation, lâaccompagnement et lâempathie humaine».
Construit sur une superficie de 280.000 mÂČ, ce complexe regroupe deux entitĂ©s complĂ©mentaires : lâHĂŽpital Universitaire International Mohammed VI de Rabat (190.000 mÂČ) et lâUniversitĂ© Mohammed VI des Sciences et de la SantĂ© de Rabat (90.000 mÂČ).
Avec une capacitĂ© initiale de 600 lits, extensible Ă 1000 lits, lâhĂŽpital compte plus de 30 pĂŽles dâexcellence mĂ©dico-chirurgicaux et mĂ©dico-techniques, couvrant des spĂ©cialitĂ©s telles que la chirurgie robotique, la neurochirurgie, la cardiologie interventionnelle, lâoncologie, la radiothĂ©rapie et lâimagerie mĂ©dicale de pointe.
LâĂ©tablissement dispose de 24 salles opĂ©ratoires ultramodernes, dont 19 concentrĂ©es dans un bloc opĂ©ratoire intĂ©grĂ© de 3.400 mÂČ, incluant des salles hybrides et robotisĂ©es. Il compte Ă©galement 143 lits dĂ©diĂ©s aux soins critiques, dont 30 couveuses de rĂ©animation nĂ©onatale. LâhĂŽpital se distingue par la premiĂšre plateforme de laboratoire entiĂšrement automatisĂ©e en Afrique, couvrant toutes les Ă©tapes des analyses de chimie, dâimmunologie et dâhĂ©matologie. Il abrite Ă©galement le seul laboratoire digitalisĂ© dâanatomopathologie au Maroc, offrant traçabilitĂ© et haute prĂ©cision dans les diagnostics.
Somme toute, «la formation nâest pas en reste», laisse entendre le docteur Tayeb Hamdi. «Certes, un mĂ©decin nâa pas vocation Ă ĂȘtre formĂ© exclusivement dans des CHU de pointe. Lâapprentissage de la profession dĂ©bute naturellement au chevet des patients, dans les dispensaires et les cabinets mĂ©dicaux. Cependant, au sein de ce CHU, les professionnels de la santĂ© auront lâopportunitĂ© dâintĂ©grer le maillon fort dâune formation pluridisciplinaire, moderne et dâexcellence», renchĂ©rit-il.
Dans cette perspective, le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de la Capitale du Royaume se positionne Ă©galement comme un vĂ©ritable catalyseur de progrĂšs pour lâensemble du systĂšme de santĂ© marocain, anticipant les besoins futurs en matiĂšre de soins, de recherche et de formation. Il ouvre la voie Ă une mĂ©decine plus innovante, plus humaine et plus accessible, tout en consolidant la capacitĂ© du Royaume Ă devenir un hub rĂ©gional de rĂ©fĂ©rence dans le domaine mĂ©dical et scientifique pour les dĂ©cennies Ă venir.
CentrĂ© sur le patient, ce complexe propose des parcours de soins intĂ©grĂ©s et personnalisĂ©s, garantissant confort, sĂ©curitĂ© et qualitĂ©. LâĂ©tablissement constitue aussi un terrain dâapprentissage privilĂ©giĂ© pour les Ă©tudiants de lâUniversitĂ© Mohammed VI des Sciences et de la SantĂ©, leur permettant une immersion dans des environnements cliniques et technologiques de pointe. Selon Dr Tayeb Hamdi, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, chercheur en politique et en science de la santĂ©, «au niveau de la qualitĂ© des soins de ce complexe, la plus-value est trĂšs claire: avec des Ă©quipements de pointe, une innovation de qualitĂ©, un hĂŽpital de nouvelle gĂ©nĂ©ration, tous les moyens sont mis Ă lâĆuvre au service de lâhumain, en lâoccurrence le patient. Câest, en dâautres termes, un hĂŽpital qui prend en compte la dimension humaine du patient bien avant sa maladie».
Aussi, ajoute-t-il que «lâarchitecture de lâhĂŽpital est mise au service du bien-ĂȘtre du patient, de sa famille et/ou de ses accompagnateurs. La «human touch» de cet Ă©tablissement est, donc, aussi importante que ses Ă©quipements technologiques de la derniĂšre heure. Il sâagit ici de la dĂ©finition mĂȘme du concept dâun hĂŽpital de nouvelle gĂ©nĂ©ration qui englobe lâinnovation, lâaccompagnement et lâempathie humaine».
Construit sur une superficie de 280.000 mÂČ, ce complexe regroupe deux entitĂ©s complĂ©mentaires : lâHĂŽpital Universitaire International Mohammed VI de Rabat (190.000 mÂČ) et lâUniversitĂ© Mohammed VI des Sciences et de la SantĂ© de Rabat (90.000 mÂČ).
Avec une capacitĂ© initiale de 600 lits, extensible Ă 1000 lits, lâhĂŽpital compte plus de 30 pĂŽles dâexcellence mĂ©dico-chirurgicaux et mĂ©dico-techniques, couvrant des spĂ©cialitĂ©s telles que la chirurgie robotique, la neurochirurgie, la cardiologie interventionnelle, lâoncologie, la radiothĂ©rapie et lâimagerie mĂ©dicale de pointe.
LâĂ©tablissement dispose de 24 salles opĂ©ratoires ultramodernes, dont 19 concentrĂ©es dans un bloc opĂ©ratoire intĂ©grĂ© de 3.400 mÂČ, incluant des salles hybrides et robotisĂ©es. Il compte Ă©galement 143 lits dĂ©diĂ©s aux soins critiques, dont 30 couveuses de rĂ©animation nĂ©onatale. LâhĂŽpital se distingue par la premiĂšre plateforme de laboratoire entiĂšrement automatisĂ©e en Afrique, couvrant toutes les Ă©tapes des analyses de chimie, dâimmunologie et dâhĂ©matologie. Il abrite Ă©galement le seul laboratoire digitalisĂ© dâanatomopathologie au Maroc, offrant traçabilitĂ© et haute prĂ©cision dans les diagnostics.
Somme toute, «la formation nâest pas en reste», laisse entendre le docteur Tayeb Hamdi. «Certes, un mĂ©decin nâa pas vocation Ă ĂȘtre formĂ© exclusivement dans des CHU de pointe. Lâapprentissage de la profession dĂ©bute naturellement au chevet des patients, dans les dispensaires et les cabinets mĂ©dicaux. Cependant, au sein de ce CHU, les professionnels de la santĂ© auront lâopportunitĂ© dâintĂ©grer le maillon fort dâune formation pluridisciplinaire, moderne et dâexcellence», renchĂ©rit-il.
Dans cette perspective, le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de la Capitale du Royaume se positionne Ă©galement comme un vĂ©ritable catalyseur de progrĂšs pour lâensemble du systĂšme de santĂ© marocain, anticipant les besoins futurs en matiĂšre de soins, de recherche et de formation. Il ouvre la voie Ă une mĂ©decine plus innovante, plus humaine et plus accessible, tout en consolidant la capacitĂ© du Royaume Ă devenir un hub rĂ©gional de rĂ©fĂ©rence dans le domaine mĂ©dical et scientifique pour les dĂ©cennies Ă venir.
Houda BELABD
Trois questions à Moulay Mustapha Ennaji : «Le nouveau CHU est conçu pour répondre aux besoins de tous les patients, quelle que soit leur maladie»
- Comment percevez-vous le renouveau du Centre Hospitalo-Universitaire de Rabat et les changements quâil apporte pour les habitants et les patients ?
Ce renouveau reprĂ©sente, Ă mes yeux, un tournant dĂ©cisif pour la population de Rabat, mais aussi pour toute la rĂ©gion. Nous assistons Ă une vĂ©ritable amĂ©lioration de lâoffre de soins, aussi bien sur le plan de la qualitĂ© que de lâaccessibilitĂ©. Le nouveau CHU est conçu pour rĂ©pondre aux besoins de tous les patients, quelle que soit la nature de leur maladie. Câest une avancĂ©e majeure qui sâinscrit dans une vision de santĂ© publique moderne, centrĂ©e sur le patient et ouverte Ă lâinnovation.
- Si lâon compare le CHU Avicenne de ses dĂ©buts, Ă lâaube de lâIndĂ©pendance, Ă ce quâil est aujourdâhui, quelles sont, selon vous, les grandes Ă©volutions ?
Ă ses dĂ©buts, le CHU Avicenne avait une vocation essentiellement nationale : il reprĂ©sentait un pĂŽle central du systĂšme de santĂ© marocain. Aujourdâhui, les choses ont beaucoup Ă©voluĂ©. Le CHU de Rabat sâinscrit dĂ©sormais dans un rĂ©seau plus large dâĂ©tablissements hospitalo-universitaires implantĂ©s dans plusieurs villes du Royaume â Casablanca, KĂ©nitra, FĂšs et dâautres encore. Cette Ă©volution traduit une volontĂ© claire de rapprocher les soins des citoyens et de renforcer les capacitĂ©s locales. On est passĂ© dâun modĂšle centralisĂ© Ă une approche plus territoriale et plus Ă©quitable.
- Le nouveau Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat a été inauguré par Sa Majesté le Roi. Que représente pour vous ce geste royal, et comment percevez-vous le rÎle de la tutelle dans ce projet ?
Câest avant tout un geste fort, porteur de sens et dâengagement. Lâinauguration de ce complexe par Sa MajestĂ© le Roi tĂ©moigne de lâimportance accordĂ©e Ă la santĂ© et Ă la recherche mĂ©dicale dans notre pays. Câest un message de confiance adressĂ© Ă tous les professionnels du secteur. Ce projet illustre une vision royale tournĂ©e vers lâexcellence, la modernitĂ© et la solidaritĂ©. Quant au rĂŽle de la tutelle, il est fondamental : elle assure le pilotage, la coordination et le suivi nĂ©cessaires pour que cette vision se concrĂ©tise dans la durĂ©e et dans les meilleures conditions possibles.
Trois questions à Mohamed Es-Semmar : « Le personnel médical était limité face à une demande nationale croissante »
- Pouvez-vous nous parler de lâHistoire de lâhĂŽpital Avicenne de Rabat ?
Dans les annĂ©es 1950, il y avait trĂšs peu de grands hĂŽpitaux Ă lâĂ©chelle nationale. LâhĂŽpital Avicenne a Ă©tĂ© conçu pour devenir un centre de rĂ©fĂ©rence capable de recevoir des malades venus des quatre coins du Maroc. Ă lâĂ©poque, les hĂŽpitaux privĂ©s Ă©taient rĂ©servĂ©s Ă une minoritĂ© privilĂ©giĂ©e, et la majoritĂ© de la population devait se contenter de dispensaires souvent rudimentaires dans les villages et les zones rurales. Face Ă ce manque de structures mĂ©dicales modernes, la mĂ©decine traditionnelle restait trĂšs rĂ©pandue et constituait le principal recours pour beaucoup de familles.
- Quels Ă©taient les principaux dĂ©fis de lâĂ©poque ?
Le dĂ©fi majeur Ă©tait lâaccessibilitĂ©. MĂȘme si Avicenne offrait des soins avancĂ©s pour lâĂ©poque, certains habitants du Nord, de lâOriental ou du Sud mettaient 24 heures, parfois plusieurs jours, pour atteindre lâhĂŽpital, les routes et le chemin de fer Ă©tant encore en construction. Par ailleurs, le personnel mĂ©dical Ă©tait limitĂ© et les infrastructures hospitaliĂšres restaient insuffisantes face Ă la demande nationale, surtout pour les maladies infectieuses et les pathologies courantes.
- La population du Maroc Ă lâĂ©poque Ă©tait beaucoup moins nombreuse quâaujourdâhui. Quel impact cela avait-il sur la santĂ© publique nationale, si lâon devait en dresser un comparatif avec lâĂ©tat des lieux actuel ?
Avant le Protectorat, la population Ă©tait encore plus rĂ©duite quâau dĂ©but des annĂ©es 1950, mais cela nâempĂȘchait pas les maladies primaires (tuberculose, paludisme, fiĂšvres infectieuses,...) de faire des ravages. LâhĂŽpital Avicenne devait, donc, pallier lâabsence de structures capables de prendre en charge des pathologies souvent mortelles. La conclusion historique est claire : ce nâĂ©tait pas la taille de la population qui dĂ©finissait la gravitĂ© des enjeux sanitaires, mais bien la raretĂ© des infrastructures mĂ©dicales et lâabsence quasi totale de prĂ©vention organisĂ©e. En ce sens, la crĂ©ation dâAvicenne marqua une rĂ©ponse structurĂ©e Ă un problĂšme national dĂ©jĂ ancien.
SystÚme de santé : Des défis structurels
Le systĂšme de santĂ© marocain, bien quâayant enregistrĂ© des avancĂ©es significatives ces derniĂšres dĂ©cennies, reste confrontĂ© Ă des dĂ©fis structurels qui pĂšsent sur son efficacitĂ© et son Ă©quitĂ©. Ces difficultĂ©s, bien identifiĂ©es, exigent des rĂ©ponses adaptĂ©es pour garantir Ă tous les citoyens un accĂšs Ă des soins de qualitĂ©. Lâune des principales problĂ©matiques rĂ©side dans les disparitĂ©s entre zones urbaines et rurales. Les rĂ©gions Ă©loignĂ©es souffrent dâun manque dâinfrastructures sanitaires et dâune pĂ©nurie de professionnels de santĂ©, limitant lâaccĂšs aux soins pour une partie importante de la population. Par ailleurs, le pays connaĂźt un dĂ©ficit notable en ressources humaines. Avec environ 1,7 professionnel de santĂ© pour 1000 habitants, le Maroc se situe en deçà des recommandations internationales. Cette insuffisance en mĂ©decins, infirmiers et techniciens impacte directement la qualitĂ© et la disponibilitĂ© des soins, entraĂźnant des dĂ©lais prolongĂ©s de prise en charge et une surcharge des Ă©tablissements de santĂ©. Ă cela sâajoute une gouvernance qui peine parfois Ă coordonner efficacement les diffĂ©rents acteurs publics et privĂ©s. Le cloisonnement des structures et lâabsence dâune politique intĂ©grĂ©e peuvent rĂ©duire lâefficacitĂ© des services et freiner la mise en Ćuvre cohĂ©rente des politiques sanitaires.
