Une confĂ©rence internationale sur l'e-mĂ©thanol et lâe-ammoniac sâest ouverte, mercredi Ă FĂšs, avec la participation de dĂ©cideurs publics, dâindustriels, dâinvestisseurs et de reprĂ©sentants dâinstitutions financiĂšres et dâexperts internationaux.
InitiĂ©e par le Cluster Green H2, sous lâĂ©gide du ministĂšre de lâIndustrie et du Commerce, cette rencontre tend Ă analyser les perspectives de marchĂ©, les conditions de bancabilitĂ© et les dynamiques dâindustrialisation liĂ©es Ă lâe-mĂ©thanol et Ă lâe-ammoniac.
Intervenant à cette occasion, le président du Cluster Green H2, Mohamed Yahya Zniber, a indiqué que le Maroc "n'est pas seulement un pays qui extrait et exporte des ressources brutes, il est en train de devenir un pays qui transforme son soleil, son vent, son azote atmosphérique, son CO2, en molécules, en valeur, en emplois, en souveraineté".
AprĂšs avoir mis lâaccent sur la grande portĂ©e du e-mĂ©thanol et e-ammoniac dans les sociĂ©tĂ©s dâaujourdâhui, M. Zniber a soulignĂ© que "ce ne sont pas des produits d'un avenir lointain mais des produits dont les contrats se signent aujourd'hui, dont les appels d'offres se lancent aujourd'hui, et dont le Maroc peut ĂȘtre fournisseur si nous prenons les bonnes dĂ©cisions maintenant".
Rappelant lâengouement des grands pays dont la Chine, l'Australie, l'Arabie Saoudite pour lâinvestissement dans ces produits, le prĂ©sident du Cluster H2 a relevĂ© que l'Europe cherche des partenaires fiables dont elle a besoin sous la pression du mĂ©canisme CBAM (taxe carbone aux frontiĂšres), rapporte la MAP.
Selon lui, le Maroc a des atouts que peu de pays au monde en disposent ensemble, citant le meilleur vent d'Afrique, le meilleur soleil méditerranéen, 70% des réserves mondiales de phosphate et une plateforme industrielle (OCP Jorf Lasfar) branchée sur les marchés mondiaux.
Plaidant pour la rĂ©solution de la question de l'origine du CO2 "une contrainte structurelle" qui redessine la stratĂ©gie dans le domaine, M. Zniber a soulignĂ© par ailleurs lâimportance de la dimension territoriale. LaĂąyoune,
Dakhla, Guelmim vont devenir les moteurs industriels du Maroc de demain et de véritables sites de production à haute valeur ajoutée, générateurs d'emplois qualifiés permanents ancrés dans les territoires.
"Le Maroc a la chance d'ĂȘtre, pour une fois, du bon cĂŽtĂ© de la chaĂźne de valeur, pas l'importateur d'Ă©nergie fossile subie, mais l'exportateur d'Ă©nergie verte choisi", a notĂ© M. Zniber, appelant Ă transformer "le potentiel en trajectoire, le dĂ©bat en dĂ©cision, et la dĂ©cision en rĂ©alitĂ© marocaine".
De son cĂŽtĂ©, le prĂ©sident de lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs, Mustpha Bousmina, sâest fĂ©licitĂ© de la thĂ©matique de cette rencontre qui embrasse Ă la fois les dimensions gĂ©opolitique et scientifique, ajoutant que les deux produits ne servent pas Ă produire des engrais mais aussi des espĂšces de carburants.
Le Maroc, qui a de grandes ambitions dans ce domaine, a annoncĂ© des investissements dans l'hydrogĂšne vert de 32 milliards de dollars, a-t-il rappelĂ©, ajoutant que jamais un investissement de cette grandeur n'a Ă©tĂ© mobilisĂ© au Maroc, sachant que lâAllemagne est le premier pays qui investit dans l'hydrogĂšne vert avec 33 milliards de dollars.
"Il y a ainsi de grandes ambitions, une feuille de route, des stations de dessalement qui sont en train d'ĂȘtre installĂ©es, des projets en cours et des opportunitĂ©s Ă©normes pour que le Maroc puisse devenir une plateforme pour ces molĂ©cules vertes", a-t-il dit.
InitiĂ©e en partenariat avec lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs, cette rencontre rĂ©unit des dĂ©cideurs publics, des industriels, des investisseurs, des autoritĂ©s portuaires, des dĂ©veloppeurs de projets, des acteurs technologiques, des institutions financiĂšres et des experts internationaux. Les Ă©changes portent sur les perspectives de marchĂ©, les conditions de bancabilitĂ© et les dynamiques dâindustrialisation liĂ©es Ă lâe-mĂ©thanol et Ă lâe-ammoniac.
Cette rencontre, qui sâinscrit dans la continuitĂ© des ambitions nationales en matiĂšre dâhydrogĂšne vert et de Power-to-X, avec lâobjectif de renforcer le positionnement du Maroc dans les chaĂźnes de valeur internationales, se dĂ©cline en trois panels.
Le premier portera sur les marchĂ©s et les technologies de lâe-mĂ©thanol et de lâe-ammoniac, avec un focus sur la demande internationale, la structuration des offtakes, la maturitĂ© technologique, les dĂ©veloppeurs et les utilisateurs finaux.
Le deuxiĂšme panel sera consacrĂ© aux corridors verts, aux infrastructures portuaires et Ă la bancabilitĂ© des exportations, tandis que le troisiĂšme abordera le dĂ©veloppement industriel, lâinnovation et les externalitĂ©s positives.
InitiĂ©e par le Cluster Green H2, sous lâĂ©gide du ministĂšre de lâIndustrie et du Commerce, cette rencontre tend Ă analyser les perspectives de marchĂ©, les conditions de bancabilitĂ© et les dynamiques dâindustrialisation liĂ©es Ă lâe-mĂ©thanol et Ă lâe-ammoniac.
Intervenant à cette occasion, le président du Cluster Green H2, Mohamed Yahya Zniber, a indiqué que le Maroc "n'est pas seulement un pays qui extrait et exporte des ressources brutes, il est en train de devenir un pays qui transforme son soleil, son vent, son azote atmosphérique, son CO2, en molécules, en valeur, en emplois, en souveraineté".
AprĂšs avoir mis lâaccent sur la grande portĂ©e du e-mĂ©thanol et e-ammoniac dans les sociĂ©tĂ©s dâaujourdâhui, M. Zniber a soulignĂ© que "ce ne sont pas des produits d'un avenir lointain mais des produits dont les contrats se signent aujourd'hui, dont les appels d'offres se lancent aujourd'hui, et dont le Maroc peut ĂȘtre fournisseur si nous prenons les bonnes dĂ©cisions maintenant".
Rappelant lâengouement des grands pays dont la Chine, l'Australie, l'Arabie Saoudite pour lâinvestissement dans ces produits, le prĂ©sident du Cluster H2 a relevĂ© que l'Europe cherche des partenaires fiables dont elle a besoin sous la pression du mĂ©canisme CBAM (taxe carbone aux frontiĂšres), rapporte la MAP.
Selon lui, le Maroc a des atouts que peu de pays au monde en disposent ensemble, citant le meilleur vent d'Afrique, le meilleur soleil méditerranéen, 70% des réserves mondiales de phosphate et une plateforme industrielle (OCP Jorf Lasfar) branchée sur les marchés mondiaux.
Plaidant pour la rĂ©solution de la question de l'origine du CO2 "une contrainte structurelle" qui redessine la stratĂ©gie dans le domaine, M. Zniber a soulignĂ© par ailleurs lâimportance de la dimension territoriale. LaĂąyoune,
Dakhla, Guelmim vont devenir les moteurs industriels du Maroc de demain et de véritables sites de production à haute valeur ajoutée, générateurs d'emplois qualifiés permanents ancrés dans les territoires.
"Le Maroc a la chance d'ĂȘtre, pour une fois, du bon cĂŽtĂ© de la chaĂźne de valeur, pas l'importateur d'Ă©nergie fossile subie, mais l'exportateur d'Ă©nergie verte choisi", a notĂ© M. Zniber, appelant Ă transformer "le potentiel en trajectoire, le dĂ©bat en dĂ©cision, et la dĂ©cision en rĂ©alitĂ© marocaine".
De son cĂŽtĂ©, le prĂ©sident de lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs, Mustpha Bousmina, sâest fĂ©licitĂ© de la thĂ©matique de cette rencontre qui embrasse Ă la fois les dimensions gĂ©opolitique et scientifique, ajoutant que les deux produits ne servent pas Ă produire des engrais mais aussi des espĂšces de carburants.
Le Maroc, qui a de grandes ambitions dans ce domaine, a annoncĂ© des investissements dans l'hydrogĂšne vert de 32 milliards de dollars, a-t-il rappelĂ©, ajoutant que jamais un investissement de cette grandeur n'a Ă©tĂ© mobilisĂ© au Maroc, sachant que lâAllemagne est le premier pays qui investit dans l'hydrogĂšne vert avec 33 milliards de dollars.
"Il y a ainsi de grandes ambitions, une feuille de route, des stations de dessalement qui sont en train d'ĂȘtre installĂ©es, des projets en cours et des opportunitĂ©s Ă©normes pour que le Maroc puisse devenir une plateforme pour ces molĂ©cules vertes", a-t-il dit.
InitiĂ©e en partenariat avec lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs, cette rencontre rĂ©unit des dĂ©cideurs publics, des industriels, des investisseurs, des autoritĂ©s portuaires, des dĂ©veloppeurs de projets, des acteurs technologiques, des institutions financiĂšres et des experts internationaux. Les Ă©changes portent sur les perspectives de marchĂ©, les conditions de bancabilitĂ© et les dynamiques dâindustrialisation liĂ©es Ă lâe-mĂ©thanol et Ă lâe-ammoniac.
Cette rencontre, qui sâinscrit dans la continuitĂ© des ambitions nationales en matiĂšre dâhydrogĂšne vert et de Power-to-X, avec lâobjectif de renforcer le positionnement du Maroc dans les chaĂźnes de valeur internationales, se dĂ©cline en trois panels.
Le premier portera sur les marchĂ©s et les technologies de lâe-mĂ©thanol et de lâe-ammoniac, avec un focus sur la demande internationale, la structuration des offtakes, la maturitĂ© technologique, les dĂ©veloppeurs et les utilisateurs finaux.
Le deuxiĂšme panel sera consacrĂ© aux corridors verts, aux infrastructures portuaires et Ă la bancabilitĂ© des exportations, tandis que le troisiĂšme abordera le dĂ©veloppement industriel, lâinnovation et les externalitĂ©s positives.
