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Marrakesch, die „Perle des SĂŒdens“, fasziniert als Rote Stadt am Fuße des Atlasgebirges. Mit ihrer historischen Medina,...

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Nachrichten 18 Dec 2025 4 Min. Lesezeit

​Marrakech – Gestion des crises : le primat de l’anticipation stratĂ©gique

​Marrakech – Gestion des crises : le primat de l’anticipation stratĂ©gique
La crise se prĂ©sente, selon le Pr. Mohammed Bentalha Doukkali, professeur de science politique et de politiques publiques Ă  l’UniversitĂ© Cadi Ayyad de Marrakech, comme une situation critique Ă  laquelle sont confrontĂ©s les dĂ©cideurs publics, marquĂ©e par l’accĂ©lĂ©ration des Ă©vĂ©nements, l’enchevĂȘtrement des causes et des effets, et l’érosion rapide des capacitĂ©s de contrĂŽle et de projection. Elle devient d’autant plus pĂ©rilleuse lorsque les instruments d’anticipation et de gouvernance s’avĂšrent dĂ©faillants.
​Marrakech – Gestion des crises : le primat de l’anticipation stratĂ©gique
Trois caractĂ©ristiques fondamentales dĂ©finissent toute crise. Elle Ă©clate d’abord de maniĂšre soudaine, dans un contexte temporel et spatial difficilement prĂ©visible. Elle constitue ensuite une menace directe pour les intĂ©rĂȘts stratĂ©giques et les objectifs fondamentaux, Ă  court comme Ă  long terme. Elle s’inscrit enfin dans une contrainte temporelle aiguĂ«, rĂ©duisant considĂ©rablement les marges de dĂ©cision et d’action.

L’un des principaux facteurs aggravants rĂ©side dans l’incapacitĂ© Ă  dĂ©tecter prĂ©cocement les signaux annonciateurs de crise, souvent en raison de la rĂ©tention ou de l’insuffisance des donnĂ©es pertinentes. Or, la disponibilitĂ© d’informations fiables et opportunes offre aux États et aux organisations la possibilitĂ© de prendre des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es, d’identifier les vulnĂ©rabilitĂ©s structurelles et d’y apporter des rĂ©ponses adaptĂ©es. À l’inverse, l’absence d’alerte et le dĂ©faut de rĂ©action rapide exposent les sociĂ©tĂ©s Ă  des crises soudaines, avant mĂȘme que leurs prĂ©mices ne soient formellement identifiĂ©es.

Ces situations exercent de fortes pressions sur les États, affectant le fonctionnement normal des services Ă©conomiques, sociaux et administratifs, et provoquant des dĂ©sĂ©quilibres durables du dĂ©veloppement. Les travaux acadĂ©miques convergent sur ce point : l’absence de dispositifs structurĂ©s de gestion de crise engendre des consĂ©quences prolongĂ©es et coĂ»teuses. DĂšs lors, le recours au planning stratĂ©gique s’impose comme un levier central de prĂ©vention et d’adaptation face Ă  l’incertitude.

Le thĂ©oricien du management Peter Drucker dĂ©finit le planning stratĂ©gique comme un processus continu de prise de dĂ©cision fondĂ© sur des informations prospectives, accompagnĂ© de l’organisation des ressources nĂ©cessaires Ă  son exĂ©cution et de l’évaluation des rĂ©sultats obtenus. Cette dĂ©marche repose sur quatre piliers : la fixation d’objectifs futurs clairs, la continuitĂ© du processus dĂ©cisionnel, l’analyse croisĂ©e des environnements interne et externe, ainsi que l’adhĂ©sion des dĂ©cideurs Ă  sa pertinence et Ă  son efficacitĂ©.

La gestion des crises requiert ainsi une stratĂ©gie prĂ©ventive fondĂ©e sur l’analyse permanente de leurs dynamiques, l’élaboration de scĂ©narios alternatifs et la sĂ©lection rationnelle des options disponibles. Elle implique Ă©galement une capacitĂ© d’adaptation anticipĂ©e, intĂ©grant l’ensemble des hypothĂšses plausibles afin de rĂ©duire l’impact des chocs imprĂ©vus.

Le planning stratĂ©gique ne saurait ĂȘtre circonstanciel ni soumis aux alĂ©as conjoncturels. Il relĂšve d’un travail institutionnel continu, fondĂ© sur l’évaluation permanente, des stratĂ©gies ouvertes et offensives, et une action collective privilĂ©giant la flexibilitĂ©, plutĂŽt que des rĂ©ponses dĂ©fensives ou purement rĂ©actives. Cette dĂ©marche suppose la mobilisation coordonnĂ©e des acteurs, la primautĂ© de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et une allocation rigoureuse des ressources humaines et financiĂšres.

L’évaluation constitue Ă  cet Ă©gard une phase dĂ©terminante, permettant d’ajuster les choix opĂ©rĂ©s et de corriger les insuffisances constatĂ©es. En pĂ©riode de crise, la dĂ©mocratie demeure, selon le philosophe français Marcel Gauchet, un cadre indispensable de dĂ©cision efficace, y compris dans l’urgence, en renforçant la lĂ©gitimitĂ© de l’action publique et la confiance des citoyens.

À l’heure oĂč le monde traverse une phase de mutations profondes, marquĂ©e par des crises sanitaires et Ă©conomiques d’ampleur globale, l’urgence rĂ©side dans la capacitĂ© Ă  en contenir les effets systĂ©miques. À dĂ©faut, les sociĂ©tĂ©s s’exposent Ă  des horizons durablement assombris. Comme le souligne l'essayiste français Jacques Attali, prĂ©venir la catastrophe impose de porter un regard Ă  la fois rĂ©trospectif et prospectif afin de saisir les dynamiques profondes Ă  l’Ɠuvre. De ces crises Ă©merge toutefois une constante : la rĂ©silience des sociĂ©tĂ©s et la persistance du dĂ©sir de vivre, plus fort que les Ă©preuves, conclut le Pr. Mohammed Bentalha Doukkali

Mohamed LOKHNATI

Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

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