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Die Stadt Fès, anfangs bekannt unter dem Namen Fès el-Bali, wurde von Idris I. am rechten Ufer des Oued Fès gegründet. Neben...

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Nachrichten 12 Jun 2012 5 min read

Une ambiance festive à la Médina

Durant trois jours, les Nuits de la Médina proposent au public marocain et étranger du Festival de Fès des musiques sacrées du monde de vivre un voyage artistique et initiatique au cœur des ruelles mythiques de la Médina, patrimoine universel de l’humanité.
Une ambiance festive à la Médina

Les «Nuits de La Médina» font vibrer les ruelles de la vieille ville de Fès sur les rythmes du festival, pendant trois jours, permettant au public marocain et étranger de découvrir les secrets spirituels, historiques et architecturaux de ce patrimoine universel de l'humanité. Du 11 au 13 juin, la place Bab El Makina est désertée laissant place à trois sites de la Médina (Dar Mokri, Dar Adiyel et le musée Batha) qui abritent des prestations musicales d'une grande variété artistique et rythmique. Dès la première nuit du 11 juin, le public a répondu présent, poussé par la soif de découvrir les mythiques ruelles de la Médina et de vivre un voyage nocturne à la fois artistique et initiatique. Le public de Dar Mokri, a été plongé au cœur du chant et de la poésie persane avec les sœurs Mahsa et Marjan Vahdat (Iran). Représentant l'évolution actuelle du chant persan, les sœurs Vahdat ont mis en valeur l'héritage musical persan, unique en Orient, portant la poésie persane vers de nouveaux espaces libres et ouverts avec leurs voix qui s'envolent et s'entrecroisent dans un véritable labyrinthe modal. La grande chanteuse, Ihsane Rmiki, s'est produite pour sa part à Dar Adiyel, accompagnée de l'ensemble Zaman Al Wasl, pour le plus grand plaisir des amoureux de l'art des mouwachahates d'al Andalous, cette prestigieuse tradition musicale arabe qui évoque les villes mythiques d'Orient : Alep, Damas, Le Caire. Pour ce qui est du musée Batha, il a accueilli le conteur guinéen Mory Djely Kouyaté et le pianiste français Jean-Philippe Rykiel, qui ont gratifié le public d'un show d'exception où la voix et le piano se rencontrent et se marient pour révéler l'émotion profonde de l'âme africaine. La programmation de la deuxième nuit, le 12 juin, est aussi riche et variée que la première. Outre un concert de Rabbi Haim Louk et l'ensemble arabo-andalou de Fès, dirigé par Abderahim Souiri à Dar Mokri, sur fond de «matrouz», style musical qui, à la croisée des univers poétiques juifs et arabes, mêle subtilement paroles en arabe et en hébreu.

Réjouissance

Les chants berbères devraient rĂ©sonner Ă  Dar Adiyel avec Cherifa, la poĂ©tesse du Moyen Atlas. DistinguĂ©e par un registre Ă©motionnel qui Ă©volue entre sentiment de rĂ©jouissance et de souffrance et rĂ©flexions spirituelles, Cherifa a cette forte voix qui dĂ©chire l'atmosphère et qui se fait l'Ă©cho de cette gĂ©ographie des montagnes, de ces terres volcaniques si caractĂ©ristiques du Moyen Atlas. Par ailleurs, le musĂ©e Batha devrait abriter un concert prĂ©sentĂ© par l'ensemble Nour (France-Iran). Avec une dĂ©marche musicale qui vogue des polyphonies sacrĂ©es occidentales Ă  la dĂ©clamation du chant mystique persan, l'ensemble Nour inspire une sĂ©rĂ©nitĂ© profonde d'oĂą Ă©mane un vĂ©ritable sentiment de voluptĂ© spirituelle restituant en mĂŞme temps une dĂ©marche anciennement commune entre Orient et Occident. Les Nuits de la MĂ©dina devraient se poursuivre le 13 juin, avec la troisième et dernière nuit qui rĂ©serve aux spectateurs des moments artistiques uniques. À Dar Mokri, ils pourront ainsi assister Ă  la prestation de l'ensemble Ibn Arabi (Maroc) qui s'inspire du rĂ©pertoire des zaouĂŻas et des grands poètes et se fait ainsi le garant de la grande tradition arabo-andalouse. À Dar Adiyel, ils auront l'opportunitĂ© de dĂ©couvrir Chants archaĂŻques et sacrĂ©s du peuple occitan grâce au groupe français «Terra-MaĂŻre», composĂ© de Marie-Ange et BĂ©atrice Lalanne, une mère et sa fille. Alors qu'au musĂ©e Batha, ils auront le privilège de vivre le vibrant hommage, qui sera rendu Ă  Mahmoud Darwich Ă  travers une crĂ©ation de Rodolphe Burger. Le 14 juin, le Festival des musiques sacrĂ©es du monde, initiĂ© par la fondation Esprit de Fès, reprendra son rythme normal et ses rendez-vous traditionnels avec des prestations musicales de choix, Ă  la place Bab El Makina ainsi qu'au musĂ©e Batha.


Hommage Ă  Mahmoud Darwich

«Regarde l’hiver est fini. La pluie a cessé elle s’en va. On voit des fleurs dans ce pays. Le moment de la chanson est arrivé». C’est l’extrait d’un des poèmes du célèbre poète palestinien Mahmoud Darwich, décédé en 2008, et auquel le festival de Fès des musiques sacrées du monde rendra un hommage vibrant lors de la troisième journée des «Nuits de la Médina», à travers une création de Rodolphe Burger.

Au-delà de ses racines blues, rock et country, Rodolphe Burger aime à créer un univers musical en constante expansion : entre rock mutant, boucles de mélancolie obsessionnelles, jungle de samples, électronique acide ou lunaire, il ouvre de nouveaux horizons d’expression où peut s’entremêler avant-garde et tradition. C’est vers les racines de la poésie sémitique, biblique et arabe contemporaine que nous porte ce très beau projet musical en hommage à Mahmoud Darwich.

Repères

-* Du 11 au 13 juin, la place Bab El Makina est désertée laissant place à trois sites de la Médina (Dar Mokri, Dar Adiyel et le musée Batha) pour abriter des prestations musicales d’une grande variété artistique et rythmique.

-* Les Nuits de la Médina devraient se poursuivre le 13 juin, avec la troisième et dernière nuit qui réserve aux spectateurs des moments artistiques uniques.

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