Pour le compte de son
premier match du
championnat, lâOlympic
de Safi a réussi
Ă accrocher le Raja de
Casablanca, champion
sortant, au Complexe sportif Mohammed V à Casablanca. Un résultat positif fait
pour booster le moral des protégés de Badou Zaki.
Dans lâentretien qui suit, Zaki Ă©voque de nombreux points dont son dĂ©part du WAC et son arrivĂ©e Ă lâOCS, ses objectifs avec le club,
le soutien du publicâŠ
Entretien
LibĂ© : Pourriez-vous nous parler de votre arrivĂ©e Ă lâOCS depuis le Wydad ?
Badou Zaki : Il faut reconnaĂźtre que jâai quittĂ© le WAC pour plusieurs raisons. Il est vrai que le travail au sein dâune grande Ă©quipe comme le Wydad nâest pas facile, il est vrai aussi que jâaurais bien souhaitĂ© continuer avec les joueurs de ce club ; mais ce nâĂ©tait pas possible. Le travail semble difficile non pas sur la pelouse, mais Ă cause des malentendus, la zizanie et les fauteurs de troubles qui impactent nĂ©gativement sur le rendement. Mon choix pour lâOCS repose dâabord sur notre engagement, nous les entraĂźneurs, Ă travailler avec tous les clubs ayant besoin de nos services. Ensuite, Safi est un grand club et a dâĂ©normes potentialitĂ©s en matiĂšre footballistique et de grandes ambitions.
 Dans quelles conditions avez-vous acceptĂ© la proposition des dirigeants de lâOCS ?
La rĂšgle dâor de ma stratĂ©gie, câest de travailler selon une approche par les objectifs depuis que jâexerce le mĂ©tier dâentraĂźneur. Câest un principe pour moi. Jâai Ă©tĂ© tellement surpris par la proposition des dirigeants de lâOCS qui consiste Ă remettre lâĂ©quipe sur la bonne voie pour ensuite la qualifier Ă occuper une place parmi les grands. Jâai dit oui Ă condition de mâaider Ă former une Ă©quipe, homogĂšne, compĂ©titive et forte. Par consĂ©quent, nous aurons Ă travailler dâarrache-pied pour occuper lâannĂ©e prochaine une bonne place en championnat.
Le soutien du public ne pourrait-il pas ĂȘtre Ă lâorigine de votre force?
Jâai pu recevoir le message de Safi : tout le monde, ici, souhaite avoir une grande Ă©quipe et des rĂ©sultats positifs. Jâai beaucoup donnĂ© au WAC et nos efforts ont Ă©tĂ© payĂ©s sauf quâen raison de mauvaises circonstances, les choses ont mal tournĂ© avec ce club. Il est difficile de continuer dans ces conditions. Pour lâOCS, je pense fermement que les choses seront diffĂ©rentes.
Est-ce que lâOCS saura garantir cette vision pour mener Ă bien votre projet ?
En effet. Puisque nous communions dans le mĂȘme but en nous passant de tout ce qui pourrait compromettre notre processus et le club ne doit rien aux joueurs, ceux-ci participent rĂ©guliĂšrement aux sĂ©ances dâentraĂźnement Ă©tant conscients de la mission qui leur incombe. La persĂ©vĂ©rance et la prudence sont les seuls garants de notre entreprise.
Vous avez dĂ©butĂ© votre travail par le recrutement de certains joueurs qui occuperont des places essentielles pour pallier aux dĂ©faillances dont souffre lâĂ©quipe tout en Ă©pargnant au club de grandes dĂ©penses. Comment se sont dĂ©roulĂ©s les recrutements de lâOCS ?
Intelligemment, bien sĂ»r. Les nouvelles recrues ne sont pas liĂ©es par des contrats Ă dâautres clubs : cela nous a effectivement Ă©pargnĂ© dâĂȘtre pris dans les Ă©taux de « la vente aux enchĂšres ». Nous avons fait appel Ă ceux qui ont pris congĂ© de leurs clubs en fin de contrat, tels Amine Lachhab (WAF), Yacine Bayoud (MeknĂšs), Youssef Basri (Moghreb de FĂšs), Yacine Bissati (HUSA), Badr Kadim (Chabab Al Massira), Hamza Hammoudi (FAR), Yacine Haddou (Nimes) et le Camerounais Inisti Yanga. Certes, nous nâavons pas de joueurs de grands calibres, mais nous avons une trĂšs bonne Ă©quipe.
Le public de Safi soupĂšse la mission de Zaki mais il a confiance en vous. Comment avez-vous ressenti cela lors des matchs amicaux ?
JâapprĂ©cie cette modestie des Mesfiouis. Je dois faire un point dâhonneur pour ĂȘtre en mesure de cette valeur. Seulement je voudrais que toutes les potentialitĂ©s de la ville mettent la main Ă la pĂąte afin de traduire le projet sur le terrain. Jâaimerais que le public qui est dĂ©sormais le mien soit Ă mes cĂŽtĂ©s quoi quâil arrive pour que les rĂ©sultats soient de notre cĂŽtĂ©.
LâĂ©quipe est-elle fin prĂȘte ?
LâĂ©quipe idĂ©ale ne se limite jamais Ă onze, mais Ă tous les joueurs du club. Le parcours nâest jamais toutes fleurs : il faut sâattendre Ă tout : les blessures, les cartons jaunes et rouges,⊠Chacun sait qui il est, sait ce quâil doit faire. On doit bosser, se battre, faire preuve dâassiduitĂ© et dâapplication. Je pense que nous avons dĂ©jĂ les prĂ©mices dâune bonne Ă©quipe. Nous nous attelons Ă remĂ©dier, chemin faisant, Ă tout ce qui pourrait nuire Ă notre objectif sur la pelouse : il faut que tous les Ă©lĂ©ments soient fin prĂȘts à « fonctionner sans grincement ». Nous nâavons pas le droit Ă lâerreur bien que lâerreur est humaine.
Dâaucuns voient quâAbdellah Maddi pourrait prendre la place de lâinternational Hamd Allah.
Le technicien ne voit pas les choses comme cela. Hamd Allah est un attaquant de pointe par vocation alors quâAbdellah Maddi joue sur les ailes. Sa force rĂ©side dans sa capacitĂ© Ă servir un bon attaquant.
Pourquoi, Ă votre avis, nous nâavons plus ce type de joueurs par vocation comme il y a une dizaine dâannĂ©es ?
La cause en est lâabsence des terrains de proximitĂ©. Le passĂ© footballistique marocain en est une preuve Ă©difiante. Le manque dont souffre le foot au Maroc rĂ©side sans conteste dans lâimmobilier. Nous jouions quatre matchs au moins par jour. Je pense que les autoritĂ©s de tutelle sont appelĂ©es Ă revisiter notre mĂ©moire dans ce sens et en tirer les leçons.
En lâabsence de terrains de proximitĂ©, les centres de formation pourraient ĂȘtre la solution.
Ce nâest pas suffisant. Les enfants ont besoin de beaucoup dâespaces pour jouer comme en Europe. Les rues et les boulevards nâoffrent pas cette opportunitĂ© puisquâils sont faits pour la circulation. Les Centres de formation ne peuvent pas accueillir tout le monde.
Câest vrai que Safi dispose dâun centre de formation national qui nous a donnĂ© Hamza Hesraf, Hamza Semmoumi, SaĂąd AĂŻt Alkhorsa, Er Rahouli, Abdellah Maddi et El Bahraoui ; or, sâils avaient Ă©voluĂ© dans les quartiers, ils seraient meilleurs.
Peut-on dire que les choses vont bon train maintenant ?
Les responsables du club et le public ont pu constater de visu le changement, Ă©tant conscients des rĂšgles du professionnalisme : la bonne conduite, lâassiduitĂ© et lâapplication. Le respect mutuel, le sĂ©rieux dans le travail sont pour beaucoup dans notre rĂ©ussite. LâOCS fera bientĂŽt parler de lui.
Notizia
29 Aug 2013
6 min di lettura
Entretien avec Badou Zaki, entraĂźneur de lâOlympique de Safi
Questo articolo Ăš riportato come estratto. La versione integrale Ăš pubblicata dalla testata di origine.
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