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Safi ist eine bedeutende Hafenstadt an der marokkanischen AtlantikkĂŒste. Als Hauptstadt der gleichnamigen Provinz verbindet sie...

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Nachrichten 29 Aug 2013 6 Min. Lesezeit

Entretien avec Badou Zaki, entraüneur de l’Olympique de Safi

Entretien avec Badou Zaki, entraüneur de l’Olympique de Safi
Pour le compte de son
premier match du
championnat, l’Olympic
de Safi a réussi
Ă  accrocher le Raja de
Casablanca, champion
sortant, au Complexe sportif Mohammed V à Casablanca. Un résultat positif fait
pour booster le moral des protégés de Badou Zaki.
Dans l’entretien qui suit, Zaki Ă©voque de nombreux points dont son dĂ©part du WAC et son arrivĂ©e Ă  l’OCS, ses objectifs avec le club,
le soutien du public

Entretien


LibĂ© : Pourriez-vous nous parler de votre arrivĂ©e Ă  l’OCS depuis le Wydad ?

Badou Zaki : Il faut reconnaĂźtre que j’ai quittĂ© le WAC pour plusieurs raisons. Il est vrai que le travail au sein d’une grande Ă©quipe comme le Wydad n’est pas facile, il est vrai aussi que j’aurais bien souhaitĂ© continuer avec les joueurs de ce club ; mais ce n’était pas possible. Le travail semble difficile non pas sur la pelouse, mais Ă  cause des malentendus, la zizanie et les fauteurs de troubles qui impactent nĂ©gativement sur le rendement. Mon choix pour l’OCS repose d’abord sur notre engagement, nous les entraĂźneurs, Ă  travailler avec tous les clubs ayant besoin de nos services. Ensuite, Safi est un grand club et a d’énormes potentialitĂ©s en matiĂšre footballistique et de grandes ambitions.

 Dans quelles conditions avez-vous acceptĂ© la proposition des dirigeants de l’OCS ?

La rĂšgle d’or de ma stratĂ©gie, c’est de travailler selon une approche par les objectifs depuis que j’exerce le mĂ©tier d’entraĂźneur. C’est un principe pour moi. J’ai Ă©tĂ© tellement surpris par la proposition des dirigeants de l’OCS qui consiste Ă  remettre l’équipe sur la bonne voie pour ensuite la qualifier Ă  occuper une place parmi les grands. J’ai dit oui Ă  condition de m’aider Ă  former une Ă©quipe, homogĂšne, compĂ©titive et forte. Par consĂ©quent, nous aurons Ă  travailler d’arrache-pied pour occuper l’annĂ©e prochaine une bonne place en championnat.

Le soutien du public ne pourrait-il pas ĂȘtre Ă  l’origine de votre force?

J’ai pu recevoir le message de Safi : tout le monde, ici, souhaite avoir une grande Ă©quipe et des rĂ©sultats positifs. J’ai beaucoup donnĂ© au WAC et nos efforts ont Ă©tĂ© payĂ©s sauf qu’en raison de mauvaises circonstances, les choses ont mal tournĂ© avec ce club. Il est difficile de continuer dans ces conditions. Pour l’OCS, je pense fermement que les choses seront diffĂ©rentes.

Est-ce que l’OCS saura garantir cette vision pour mener à bien votre projet ?

En effet. Puisque nous communions dans le mĂȘme but en nous passant de tout ce qui pourrait compromettre notre processus et le club ne doit rien aux joueurs, ceux-ci participent rĂ©guliĂšrement aux sĂ©ances d’entraĂźnement Ă©tant conscients de la mission qui leur incombe. La persĂ©vĂ©rance et la prudence sont les seuls garants de notre entreprise.

Vous avez dĂ©butĂ© votre travail par le recrutement de certains joueurs qui occuperont des places essentielles pour pallier aux dĂ©faillances dont souffre l’équipe tout en Ă©pargnant au club de grandes dĂ©penses. Comment se sont dĂ©roulĂ©s les recrutements de l’OCS ?

Intelligemment, bien sĂ»r. Les nouvelles recrues ne sont pas liĂ©es par des contrats Ă  d’autres clubs : cela nous a effectivement Ă©pargnĂ© d’ĂȘtre pris dans les Ă©taux de « la vente aux enchĂšres ». Nous avons fait appel Ă  ceux qui ont pris congĂ© de leurs clubs en fin de contrat, tels Amine Lachhab (WAF), Yacine Bayoud (MeknĂšs), Youssef Basri (Moghreb de FĂšs), Yacine Bissati (HUSA), Badr Kadim (Chabab Al Massira), Hamza Hammoudi (FAR), Yacine Haddou (Nimes) et le Camerounais Inisti Yanga. Certes, nous n’avons pas de joueurs de grands calibres, mais nous avons une trĂšs bonne Ă©quipe.

Le public de Safi soupĂšse la mission de Zaki mais il a confiance en vous. Comment avez-vous ressenti cela lors des matchs amicaux ?

J’apprĂ©cie cette modestie des Mesfiouis. Je dois faire un point d’honneur pour ĂȘtre en mesure de cette valeur. Seulement je voudrais que toutes les potentialitĂ©s de la ville mettent la main Ă  la pĂąte afin de traduire le projet sur le terrain. J’aimerais que le public qui est dĂ©sormais le mien soit Ă  mes cĂŽtĂ©s quoi qu’il arrive pour que les rĂ©sultats soient de notre cĂŽtĂ©.

L’équipe est-elle fin prĂȘte ?

L’équipe idĂ©ale ne se limite jamais Ă  onze, mais Ă  tous les joueurs du club. Le parcours n’est jamais toutes fleurs : il faut s’attendre Ă  tout : les blessures, les cartons jaunes et rouges,
 Chacun sait qui il est, sait ce qu’il doit faire. On doit bosser, se battre, faire preuve d’assiduitĂ© et d’application. Je pense que nous avons dĂ©jĂ  les prĂ©mices d’une bonne Ă©quipe. Nous nous attelons Ă  remĂ©dier, chemin faisant, Ă  tout ce qui pourrait nuire Ă  notre objectif sur la pelouse : il faut que tous les Ă©lĂ©ments soient fin prĂȘts Ă  « fonctionner sans grincement ». Nous n’avons pas le droit Ă  l’erreur bien que l’erreur est humaine.
D’aucuns voient qu’Abdellah Maddi pourrait prendre la place de l’international Hamd Allah.
Le technicien ne voit pas les choses comme cela. Hamd Allah est un attaquant de pointe par vocation alors qu’Abdellah Maddi joue sur les ailes. Sa force rĂ©side dans sa capacitĂ© Ă  servir un bon attaquant.

Pourquoi, Ă  votre avis, nous n’avons plus ce type de joueurs par vocation comme il y a une dizaine d’annĂ©es ?

La cause en est l’absence des terrains de proximitĂ©. Le passĂ© footballistique marocain en est une preuve Ă©difiante. Le manque dont souffre le foot au Maroc rĂ©side sans conteste dans l’immobilier. Nous jouions quatre matchs au moins par jour. Je pense que les autoritĂ©s de tutelle sont appelĂ©es Ă  revisiter notre mĂ©moire dans ce sens et en tirer les leçons.

En l’absence de terrains de proximitĂ©, les centres de formation pourraient ĂȘtre la solution.

Ce n’est pas suffisant. Les enfants ont besoin de beaucoup d’espaces pour jouer comme en Europe. Les rues et les boulevards n’offrent pas cette opportunitĂ© puisqu’ils sont faits pour la circulation. Les Centres de formation ne peuvent pas accueillir tout le monde.
C’est vrai que Safi dispose d’un centre de formation national qui nous a donnĂ© Hamza Hesraf, Hamza Semmoumi, SaĂąd AĂŻt Alkhorsa, Er Rahouli, Abdellah Maddi et El Bahraoui ; or, s’ils avaient Ă©voluĂ© dans les quartiers, ils seraient meilleurs.

Peut-on dire que les choses vont bon train maintenant ?

Les responsables du club et le public ont pu constater de visu le changement, Ă©tant conscients des rĂšgles du professionnalisme : la bonne conduite, l’assiduitĂ© et l’application. Le respect mutuel, le sĂ©rieux dans le travail sont pour beaucoup dans notre rĂ©ussite. L’OCS fera bientĂŽt parler de lui.

Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

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