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Notizia 24 Apr 2026 6 min di lettura

ZLECAf Trade Finance Summit: Casablanca accĂ©lĂšre l’intĂ©gration Ă©conomique africaine

ZLECAf Trade Finance Summit: Casablanca accĂ©lĂšre l’intĂ©gration Ă©conomique africaine

RĂ©unis Ă  Casablanca Ă  l’initiative de l’ASMEX et du Club Afrique DĂ©veloppement d’Attijariwafa bank, plus de 300 exportateurs et dĂ©cideurs ont dĂ©battu des leviers de financement et des opportunitĂ©s offertes par la Zone de libre-Ă©change continentale africaine. Au cƓur des Ă©changes : un mĂȘme impĂ©ratif, transformer le potentiel africain en dynamique Ă©conomique concrĂšte, en faisant du Maroc un hub stratĂ©gique vers le continent. DĂ©tails. 

Casablanca confirme, une fois de plus, son rĂŽle de plateforme de rĂ©flexion et d’action sur les grandes mutations Ă©conomiques africaines. Le ZLECAf Trade Finance Summit, organisĂ© par l’ASMEX et le Club Afrique DĂ©veloppement d’Attijariwafa bank, a rĂ©uni ce mardi 14 avril plus de 300 entreprises exportatrices, aux cĂŽtĂ©s de dĂ©cideurs publics, d’institutions financiĂšres et de partenaires africains, autour d’un enjeu central : lever les freins qui entravent encore le commerce intra-africain.

DĂšs l’ouverture, Mohamed El Kettani plante le dĂ©cor en repositionnant le rĂŽle des acteurs financiers dans cette nouvelle phase de l’intĂ©gration africaine. Loin d’un simple rĂŽle d’intermĂ©diation, le groupe bancaire revendique une posture de catalyseur : il s’agit, explique-t-il, de « dynamiser le commerce rĂ©gional en permettant au secteur privĂ© d’accĂ©der Ă  des opportunitĂ©s concrĂštes dans un cadre de confiance », en structurant des corridors d’échanges et en facilitant la mise en relation entre opĂ©rateurs. Pour lui, la Zone de libre-Ă©change continentale africaine a dĂ©jĂ  franchi un cap dĂ©cisif : elle n’est plus un projet thĂ©orique mais «une rĂ©alitĂ© Ă  bien des Ă©gards», portĂ©e par une Afrique qu’il dĂ©crit dĂ©sormais comme «le continent du prĂ©sent».

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Cette lecture est largement partagĂ©e par Karim Zidane, qui insiste sur la nature profondĂ©ment Ă©conomique de la ZLECAf. Loin de se limiter Ă  un cadre rĂ©glementaire, celle-ci «incarne une ambition majeure visant Ă  dynamiser l’investissement Ă  travers une intĂ©gration Ă©conomique renforcĂ©e ». Le ministre met en garde contre une vision purement commerciale de l’accord : sans investissements massifs, notamment dans les infrastructures et les chaĂźnes de valeur, l’intĂ©gration restera incomplĂšte. « L’investissement ne constitue pas un volet secondaire, mais bien un pilier central», souligne-t-il, rappelant que la capacitĂ© des Ă©conomies africaines Ă  produire, transformer et Ă©changer dĂ©pend directement de l’intensitĂ© des flux d’investissement. Dans cette perspective, le Maroc entend capitaliser sur ses rĂ©formes et sa nouvelle charte de l’investissement pour se positionner comme «une vĂ©ritable plateforme de projection vers le continent africain ».

Karim Zidane, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques Publiques.

Mais cette ambition se heurte encore Ă  des contraintes structurelles, qu’Omar Hejira expose sans dĂ©tour. MalgrĂ© les avancĂ©es enregistrĂ©es ces derniĂšres annĂ©es, «le commerce intra-africain reste en deçà de son potentiel », en raison notamment d’un accĂšs limitĂ© au financement, d’un dĂ©ficit d’instruments de garantie et d’une perception Ă©levĂ©e du risque. Pour autant, ces obstacles ne doivent pas ĂȘtre perçus comme des fatalitĂ©s. Ils constituent, selon lui, «un appel Ă  l’action collective », nĂ©cessitant une mobilisation coordonnĂ©e des banques, des institutions financiĂšres, des assureurs et des pouvoirs publics afin de concevoir des solutions adaptĂ©es aux rĂ©alitĂ©s des entreprises africaines. Dans cette logique, le Royaume dĂ©ploie une stratĂ©gie proactive, articulĂ©e autour du renforcement des mĂ©canismes de financement du commerce extĂ©rieur, de l’amĂ©lioration des dispositifs de couverture des risques et de l’accompagnement des entreprises, notamment les PME, dans leur internationalisation.

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Cette approche trouve un Ă©cho particulier dans l’intervention de Kawtar Raji, qui inscrit le dĂ©bat dans une perspective plus structurelle. Pour elle, l’enjeu dĂ©passe largement la facilitation des Ă©changes : il s’agit d’opĂ©rer un vĂ©ritable changement de paradigme. « L’Afrique doit passer d’une logique de dĂ©pendance Ă  une logique de souverainetĂ© productive », affirme-t-elle, appelant Ă  bĂątir une architecture Ă©conomique continentale fondĂ©e sur la production, la transformation locale et l’intĂ©gration des chaĂźnes de valeur. Si la ZLECAf ouvre des perspectives inĂ©dites, sa mise en Ɠuvre reste confrontĂ©e Ă  des rĂ©alitĂ©s concrĂštes : complexitĂ© des procĂ©dures, fragmentation rĂ©glementaire, insuffisance des infrastructures logistiques et numĂ©riques et inadĂ©quation des instruments de financement. Autant de freins qui, sur le terrain, limitent encore la fluiditĂ© des Ă©changes.

Dans ce contexte, la question du financement apparaĂźt comme le vĂ©ritable nƓud gordien de l’intĂ©gration africaine. Tous les intervenants convergent sur ce point : sans un Ă©cosystĂšme financier solide, inclusif et adaptĂ©, les ambitions portĂ©es par la ZLECAf resteront en deçà de leur potentiel. La structuration de financements mixtes, le partage du risque, le recours Ă  des instruments innovants et la mobilisation des banques de dĂ©veloppement s’imposent comme des leviers incontournables pour accompagner les entreprises africaines. Comme le rĂ©sume Kawtar Raji, il devient impĂ©ratif de «produire ensemble et financer ensemble», en crĂ©ant des passerelles entre ceux qui produisent, ceux qui financent et ceux qui dĂ©finissent les rĂšgles du jeu Ă©conomique.

Au cƓur de cette dynamique, le Maroc s’affirme comme un acteur pivot. Sa prĂ©sence bancaire sur le continent, la densitĂ© de ses partenariats Ă©conomiques et la montĂ©e en puissance de ses entreprises Ă  l’international lui confĂšrent un positionnement singulier. En facilitant la connexion entre opĂ©rateurs et en sĂ©curisant les transactions, des institutions comme Attijariwafa bank participent Ă  structurer un espace Ă©conomique africain plus intĂ©grĂ© et plus lisible pour les investisseurs.

Au-delĂ  des discours, le sommet a permis de mettre en lumiĂšre des pistes concrĂštes pour accĂ©lĂ©rer cette transformation : amĂ©lioration des mĂ©canismes de financement, sĂ©curisation des investissements, dĂ©veloppement des Ă©changes intra-africains et structuration des chaĂźnes de valeur rĂ©gionales. Les diffĂ©rents panels ont ainsi insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer les synergies entre acteurs publics et privĂ©s afin de passer d’une logique d’intention Ă  une logique d’exĂ©cution.

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Au final, une conviction s’impose au fil des interventions : la ZLECAf reprĂ©sente une opportunitĂ© historique pour le continent, mais sa rĂ©ussite dĂ©pendra de la capacitĂ© des acteurs Ă  transformer les engagements en actions tangibles. Comme l’a soulignĂ© Karim Zidane, l’enjeu est dĂ©sormais de «mobiliser des investissements productifs et de bĂątir un Ă©cosystĂšme financier adapté», condition indispensable pour faire de l’intĂ©gration africaine une rĂ©alitĂ© Ă©conomique durable.

Accords stratégiques pour soutenir les exportateurs
En marge du ZLECAf Trade Finance Summit, trois conventions de partenariat ont Ă©tĂ© signĂ©es afin de renforcer l’accompagnement des entreprises marocaines Ă  l’international et de stimuler les investissements en Afrique. Ces accords associent Attijariwafa bank au SecrĂ©tariat d’État chargĂ© du Commerce extĂ©rieur, Ă  Maroc PME et Ă  l’ASMEX.
Ils visent notamment Ă  faciliter l’accĂšs au financement, Ă  structurer les dĂ©marches Ă  l’export et Ă  renforcer la sĂ©curisation des opĂ©rations sur les marchĂ©s africains. Cette dynamique s’inscrit dans la mise en Ɠuvre concrĂšte de la Zone de libre-Ă©change continentale africaine, prĂ©sentĂ©e comme un levier stratĂ©gique de croissance pour les exportateurs marocains.

Questo articolo Ăš riportato come estratto. La versione integrale Ăš pubblicata dalla testata di origine.

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