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Über die Settat

Settat ist die Hauptstadt der Provinz Settat in der Region Casablanca-Settat. Die strategisch gĂŒnstig zwischen Casablanca und...

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Nachrichten 10 Jan 2025 4 Min. Lesezeit

Fethallah Mohammed : "Le manque de soutien et de formation ainsi que l’absence de relĂšve ont prĂ©cipitĂ© le dĂ©clin de la Renaissance Sportive de Settat"

Fethallah Mohammed : "Le manque de soutien et de formation ainsi que l’absence de relĂšve ont prĂ©cipitĂ© le dĂ©clin de la Renaissance Sportive de Settat"
Fethallah Mohammed :
Fethallah Mohammed a jouĂ© en tant que gardien de but au sein de la Renaissance Sportive de Settat (RSS) dans les annĂ©es 1970. AprĂšs prĂšs de trois saisons au club, il a interrompu sa carriĂšre sportive pour poursuivre ses Ă©tudes en France, oĂč il a obtenu un doctorat en urbanisme et amĂ©nagement du territoire.

LibĂ© : Vous avez interrompu votre carriĂšre sportive Ă  la Renaissance Sportive de Settat pour privilĂ©gier vos Ă©tudes. Cela a-t-il constituĂ© une dĂ©cision difficile Ă  prendre ?

Fethallah Mohammed : Dans une certaine mesure, non. Mon objectif principal n’était pas forcĂ©ment le football. Mes Ă©tudes Ă©taient ma prioritĂ©. De plus, l’activitĂ© culturelle et sportive Ă  Settat Ă©tait trĂšs limitĂ©e. Dans les annĂ©es 1970-1980, il existait encore un semblant de dynamisme avec diffĂ©rentes disciplines comme l’athlĂ©tisme ou la natation. Malheureusement, la situation s’est encore dĂ©tĂ©riorĂ©e aujourd’hui. A partir de ce moment-lĂ , j’ai pratiquement abandonnĂ© le sport, d’autant plus qu’étant Ă©tudiant Ă  l’étranger, il m’était difficile de continuer Ă  pratiquer le football.

Selon vous, qu’est-ce qui explique la dĂ©gradation des activitĂ©s sportives et culturelles Ă  Settat ?

C’est une question complexe. Comme on dit en arabe : "Si vous confiez des responsabilitĂ©s Ă  des personnes qui ne les mĂ©ritent pas, les consĂ©quences sont nĂ©fastes." Il y a, d’un cĂŽtĂ©, un problĂšme de gouvernance et, de l’autre, une forte mobilitĂ© des habitants de Settat. Historiquement, de nombreux jeunes devaient quitter la ville pour poursuivre leurs Ă©tudes ou se former ailleurs. Par ailleurs, l’exode rural a transformĂ© la rĂ©gion : les terres agricoles sont souvent vendues, et les nouveaux arrivants en ville occupent souvent des emplois prĂ©caires.

Quelle Ă©tait l’ambiance dans le football Ă  cette Ă©poque ?

La Renaissance Sportive de Settat figurait parmi l’élite. Elle Ă©tait souvent en tĂȘte de la premiĂšre division et remportait des trophĂ©es prestigieux comme la Coupe du TrĂŽne. Des joueurs comme Gabary, Alaoui, MĂąati et Slimani Ă©taient mĂȘme internationaux. Malheureusement, la gĂ©nĂ©ration suivante n’a pas suivi. Le manque de formation et l’absence de relĂšve ont prĂ©cipitĂ© le dĂ©clin du club.

Comment une équipe aussi prestigieuse a-t-elle pu sombrer de la sorte ?

Ce n’est pas un phĂ©nomĂšne propre Ă  Settat. De nombreuses Ă©quipes d’autres villes ont connu un sort similaire. Le principal problĂšme rĂ©side dans l’absence de structures de formation pour les jeunes. Par ailleurs, le dĂ©part de personnalitĂ©s influentes, tel Driss Basri, a privĂ© le club de financements essentiels.

Aujourd’hui, l’équipe Ă©volue en premiĂšre division amateur. Comment vivez-vous cette rĂ©trogradation ?

C’est difficile Ă  accepter, mais je me suis tournĂ© vers le golf.

Avez-vous tentĂ© de relancer le club avec d’anciens joueurs ?

Nous avons essayĂ©, mais l’environnement n’est pas favorable. Sans moyens financiers ni soutien, mĂȘme un bon prĂ©sident ne peut rĂ©ussir. Cependant, avec les nouvelles infrastructures et l’universitĂ© locale, il y a un potentiel. Il suffirait de rĂ©unir des personnes passionnĂ©es et d’investir dans la formation des jeunes.

Les joueurs d’aujourd’hui sont mieux payĂ©s qu’à votre Ă©poque. Pensez-vous que cela favorise leur attachement au football ?

C’est possible, mais il faut aussi reconnaĂźtre que le matĂ©rialisme domine aujourd’hui. Beaucoup de jeunes rĂȘvent de devenir footballeurs professionnels en voyant les grands clubs europĂ©ens, mais trĂšs peu y parviennent.

En 2030, le Maroc co-organisera la Coupe du monde. Vos coĂ©quipiers de la RSS des annĂ©es 1970 auraient-ils pu l’imaginer ?

A l’époque, c’était inimaginable. Nous manquions d’infrastructures. Aujourd’hui, grĂące aux efforts de Sa MajestĂ© le Roi, nous disposons d’équipements modernes et nous sommes en mesure de compter sur une volontĂ© politique forte.

Y a-t-il des équipes actuelles qui vous rappellent la belle époque de la RSS ?

HonnĂȘtement, le football europĂ©en a pris le dessus. A l’instar de bon nombre de passionnĂ©s de football, je prĂ©fĂšre regarder des matchs du Real Madrid ou du Barça, ce qui n’est pas fait pour servir malheureusement le sport national.

Quel joueur de l’équipe nationale actuelle apprĂ©ciez-vous particuliĂšrement?

Il y a plusieurs joueurs remarquables, comme Brahim Diaz ou Amrabet, trĂšs rĂ©gulier. Mais il faut noter que la plupart d’entre eux ont Ă©tĂ© formĂ©s en Europe.

Un pronostic pour la prochaine Coupe d’Afrique ?

Sans chauvinisme, je pense que le Maroc a de bonnes chances de l’emporter, aux cĂŽtĂ©s de la CĂŽte d’Ivoire.

Propos recueillis par Alain Bouithy

Fethallah Mohammed :

Dieser Artikel wird als Auszug wiedergegeben. Die vollstĂ€ndige Fassung veröffentlicht das ursprĂŒngliche Medium.

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