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Nachrichten 08 Mar 2012 3 Min. Lesezeit

Des infirmiers en sit-in

La sécurité est absente au niveau des circonscri-ptions sanitaires, la propreté aussi. Chose qui se répercute sur la qualité des soins proposés aux malades.
Des infirmiers en sit-in

Les infirmiers, mĂ©decins et cadres administratifs affiliĂ©s Ă  la CDT ont tenu, mercredi 29 fĂ©vrier, un sit-in de protestation devant la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de la santĂ© d’Oujda accompagnĂ© d’une grĂšve de 24 heures. Un acte protestataire pour dĂ©noncer la non-application des engagements pris lors des prĂ©cĂ©dents pourparlers, prĂ©cisent les slogans exprimĂ©s par la soixantaine de grĂ©vistes prĂ©sents Ă  ce sit-in.

«La grĂšve que nous tenons aujourd’hui fait suite Ă  une sĂ©rie de rĂ©unions tenues avec les responsables locaux. Ces derniers se sont engagĂ©s Ă  appliquer certains points pour lesquels on s’était mis d’accord, mais jusqu’à prĂ©sent on n’a rien senti de palpable. Pire encore, les conditions de travail s’altĂšrent de plus en plus», a expliquĂ© Abdelkader Halout, un responsable syndical.

Les conditions de travail du personnel, mĂ©decins, docteurs scientifiques, assistants mĂ©dicaux, infirmiers et infirmiers techniciens, et agents de service, etc., se dĂ©gradent. La sĂ©curitĂ© est absente au niveau des circonscriptions sanitaires, la propretĂ© aussi. Chose qui se rĂ©percute sur la qualitĂ© des soins proposĂ©s aux malades. Situation qui affecte aussi la relation du personnel soignant avec la population, ont expliquĂ© les manifestants. Certains ont mĂȘme prĂ©cisĂ© Ă  ALM que «dans certains centres l’asepsie manque au niveau des soins Ă  100% et que le corps mĂ©dical pourrait engendrer des infections pour la population soignĂ©e. Cela transforme les Ă©tablissements de soins en Ă©tablissements de diffusion de maladies».

De mĂȘme, les protestataires se disent contre le manque de personnel et l’absence de toute approche rĂ©aliste pour rĂ©pondre aux attentes dans ce domaine. Le non octroi des primes pour certaines catĂ©gories d’infirmiers et ce bien qu’elles soient mentionnĂ©es constitue aussi un point de discorde.

«Les affectations tout en rĂ©pondant aux critĂšres de la circulaire qui organise le mouvement des mĂ©decins, infirmiers et administrateurs ne sont pas appliquĂ©es avec Ă©quitĂ©. C’est le cas pour les infirmiers qui ont prĂ©sentĂ© des dossiers mĂ©dicaux qui les autorisent Ă  travailler dans des services sur lesquels il n’y a pas pression, mais qui ne bĂ©nĂ©ficient pas d’une faveur qui leur est acquise de droit», ajoute M. Halout. Par ailleurs, les grĂ©vistes ont soulevĂ© le cas des maisons de service que le ministĂšre assure Ă  ses cadres mais que certains responsables occupent alors qu’ils n’exercent plus dans la dĂ©lĂ©gation oĂč ils habitent. «Ce ne sont que les petits fonctionnaires qui doivent quitter, au plus vite, ces maisons de service une fois affectĂ©s dans d’autres provinces», ont rĂ©pĂ©tĂ© certains syndicalistes.

Ceci dit, les protestataires ne comptent pas se limiter aux sit-in devant la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de la santĂ© si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Ils prĂ©voient d’en tenir d’autres devant la wilaya de l’Oriental dans un premier temps, puis de dĂ©clencher une grĂšve au niveau de la rĂ©gion.

Par : Ali Kharroubi

DNCR Ă  Oujda

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