Câest une visite empreinte de symboles et de mĂ©moire qui sâest rĂ©cemment dĂ©roulĂ©e Ă lâUniversitĂ© de droit de Bordeaux. Une dĂ©lĂ©gation composĂ©e de juristes français et marocains, dâhommes dâaffaires et dâanciens de cette prestigieuse institution, a foulĂ© les pavĂ©s de lâUniversitĂ© qui, selon les mots du juriste Jean du Bois de Gaudusson, est celle des rois et des intellectuels de haute voltige, mais aussi le fief des causes nobles.
Ce lien historique fut solennellement cĂ©lĂ©brĂ© en 1963, lorsque Hassan II, en visite officielle Ă Bordeaux, reçut le brevet de docteur honoris causa de l'universitĂ©, oĂč il a en effet obtenu le diplĂŽme des hautes Ă©tudes de droit civil. Lors de cette cĂ©rĂ©monie, il Ă©voqua avec Ă©motion ses souvenirs dâĂ©tudiant, soulignant son attachement profond Ă la culture juridique française.
Au-delĂ du geste diplomatique, cette visite sâinscrit dans une tradition ancienne et vivace : celle des visites de juristes, dâintellectuels et dâanciens Ă©tudiants, nostalgiques et fervents dĂ©fenseurs du rĂŽle central quâa toujours jouĂ© lâUniversitĂ© de Bordeaux dans le rapprochement diplomatique entre les deux contrĂ©es : le Royaume et l'Hexagone.
Parmi les membres de la dĂ©lĂ©gation, Me Hubert Seillan, prĂ©sident de la Fondation France-Maroc pour la Paix et le DĂ©veloppement durable, a rappelĂ© que cette institution a toujours incarnĂ© un rĂŽle charniĂšre dans les droits humains et le droit international, accueillant dans ses amphithéùtres avocats, juges, magistrats et hommes dâĂtat qui connaissent trĂšs bien cette cause noble quâest la marocanitĂ© du Sahara.
Ce moment de retrouvailles acadĂ©miques fut aussi une occasion de rendre hommage Ă Jean de Gaudusson, professeur Ă©mĂ©rite, ancien prĂ©sident de lâUniversitĂ© Bordeaux-IV de 1996 Ă 2001 et ancien prĂ©sident de lâAgence universitaire de la Francophonie de 2001 Ă 2005. Ami indĂ©fectible du Maroc, il a ĆuvrĂ© toute sa carriĂšre Ă promouvoir les valeurs humanistes de la francophonie, le dialogue Nord-Sud, et lâamitiĂ© franco-marocaine. Il nâa dâailleurs pas hĂ©sitĂ© Ă qualifier le Royaume de «rare exemple de pays traditionnaliste ayant su embrasser avec luciditĂ© et courage les valeurs de rapprochement portĂ©es par la francophonie». Humble et ne parlant de sa personne que lorsque lâon insiste pour quâil le fasse, il nous avoue quâil a tout de mĂȘme Ă©tĂ© fier dâavoir croisĂ© le chemin de personnalitĂ©s emblĂ©matiques telles que Boutros Boutros-Ghali, LĂ©opold SĂ©dar Senghor, Abdou Diouf ou encore Amin Maalouf. Des rencontres, dit-il, qui ont nourri sa conviction profonde : celle que «le dialogue entre les cultures nâest pas une posture, mais une mission».
Aujourdâhui conseiller Ă la mairie de Sorges, aprĂšs en avoir Ă©tĂ© le maire, Jean du Bois de Gaudusson poursuit, avec la mĂȘme passion, son engagement au service des valeurs de transmission et de dialogue. C'est, d'ailleurs, avec Ă©motion qu'il a confiĂ© à «L'Opinion» que Feu Hassan II avait pleinement Ă©pousĂ© lâesprit et les idĂ©aux portĂ©s par lâUniversitĂ© de Bordeaux, mettant ce savoir au service de Son pays et de Son peuple. «CâĂ©tait un Roi emblĂ©matique, pour qui la diplomatie Ă©tait une seconde nature», dit-il, rappelant combien «cette grande figure Royale avait su conjuguer tradition et modernitĂ©, Ă©rudition et vision stratĂ©gique».
La visite de la dĂ©lĂ©gation, dont M. Hassan Idrissi Sentissi a fait partie, fut Ă©galement lâoccasion dâĂ©voquer une page mĂ©connue mais fondatrice de lâHistoire commune : la scolaritĂ© de Feu Hassan II Ă Bordeaux. Le futur Souverain, alors Prince hĂ©ritier, y poursuit ses Ă©tudes supĂ©rieures dans les annĂ©es 1950. Il frĂ©quente la FacultĂ© de droit de Bordeaux oĂč Il se distingue par Son sĂ©rieux, Sa prestance et Son intĂ©rĂȘt prononcĂ© pour les disciplines juridiques et politiques. La lĂ©gende veut que les Bordelais, frappĂ©s par la courtoisie et la vivacitĂ© du jeune Prince, lâappelaient dĂ©jà «Sa Majesté». Ce sĂ©jour dâĂ©tudes, bien que discret, a profondĂ©ment marquĂ© Sa vision de lâĂtat et du droit, renforçant Son attachement aux valeurs dâĂ©quilibre, de diplomatie et de souverainetĂ©. Câest dans cette mĂȘme UniversitĂ© que Feu Mohammed V, aurait Ă©galement entretenu des liens privilĂ©giĂ©s, consolidant ainsi une tradition dynastique de frĂ©quentation intellectuelle de la France savante.
Selon Me Seillan, la dĂ©lĂ©gation marocaine qui a rĂ©cemment rendu visite Ă cette UniversitĂ© et a Ă©tĂ© reçue avec les honneurs par le doyen nâa fait que perpĂ©tuer une tradition : celle des visites diplomatiques amicales franco-marocaines qui ravive le souvenir de lâUniversitĂ© des Rois marocains. Une UniversitĂ© qui nâest pas seulement un Ă©tablissement dâenseignement supĂ©rieur, mais un haut lieu de mĂ©moire partagĂ©e entre deux nations liĂ©es par la langue, le droit, lâHistoire et une certaine idĂ©e de la dignitĂ© humaine.
Dans une Ă©poque parfois marquĂ©e par lâamnĂ©sie des liens profonds, lâUniversitĂ© de Bordeaux se dresse comme un tĂ©moin vivant dâun compagnonnage dâexception, entre deux rives unies par le droit, la culture et une vision partagĂ©e de lâhumanitĂ©.
Ce lien historique fut solennellement cĂ©lĂ©brĂ© en 1963, lorsque Hassan II, en visite officielle Ă Bordeaux, reçut le brevet de docteur honoris causa de l'universitĂ©, oĂč il a en effet obtenu le diplĂŽme des hautes Ă©tudes de droit civil. Lors de cette cĂ©rĂ©monie, il Ă©voqua avec Ă©motion ses souvenirs dâĂ©tudiant, soulignant son attachement profond Ă la culture juridique française.
Au-delĂ du geste diplomatique, cette visite sâinscrit dans une tradition ancienne et vivace : celle des visites de juristes, dâintellectuels et dâanciens Ă©tudiants, nostalgiques et fervents dĂ©fenseurs du rĂŽle central quâa toujours jouĂ© lâUniversitĂ© de Bordeaux dans le rapprochement diplomatique entre les deux contrĂ©es : le Royaume et l'Hexagone.
Parmi les membres de la dĂ©lĂ©gation, Me Hubert Seillan, prĂ©sident de la Fondation France-Maroc pour la Paix et le DĂ©veloppement durable, a rappelĂ© que cette institution a toujours incarnĂ© un rĂŽle charniĂšre dans les droits humains et le droit international, accueillant dans ses amphithéùtres avocats, juges, magistrats et hommes dâĂtat qui connaissent trĂšs bien cette cause noble quâest la marocanitĂ© du Sahara.
Ce moment de retrouvailles acadĂ©miques fut aussi une occasion de rendre hommage Ă Jean de Gaudusson, professeur Ă©mĂ©rite, ancien prĂ©sident de lâUniversitĂ© Bordeaux-IV de 1996 Ă 2001 et ancien prĂ©sident de lâAgence universitaire de la Francophonie de 2001 Ă 2005. Ami indĂ©fectible du Maroc, il a ĆuvrĂ© toute sa carriĂšre Ă promouvoir les valeurs humanistes de la francophonie, le dialogue Nord-Sud, et lâamitiĂ© franco-marocaine. Il nâa dâailleurs pas hĂ©sitĂ© Ă qualifier le Royaume de «rare exemple de pays traditionnaliste ayant su embrasser avec luciditĂ© et courage les valeurs de rapprochement portĂ©es par la francophonie». Humble et ne parlant de sa personne que lorsque lâon insiste pour quâil le fasse, il nous avoue quâil a tout de mĂȘme Ă©tĂ© fier dâavoir croisĂ© le chemin de personnalitĂ©s emblĂ©matiques telles que Boutros Boutros-Ghali, LĂ©opold SĂ©dar Senghor, Abdou Diouf ou encore Amin Maalouf. Des rencontres, dit-il, qui ont nourri sa conviction profonde : celle que «le dialogue entre les cultures nâest pas une posture, mais une mission».
Aujourdâhui conseiller Ă la mairie de Sorges, aprĂšs en avoir Ă©tĂ© le maire, Jean du Bois de Gaudusson poursuit, avec la mĂȘme passion, son engagement au service des valeurs de transmission et de dialogue. C'est, d'ailleurs, avec Ă©motion qu'il a confiĂ© à «L'Opinion» que Feu Hassan II avait pleinement Ă©pousĂ© lâesprit et les idĂ©aux portĂ©s par lâUniversitĂ© de Bordeaux, mettant ce savoir au service de Son pays et de Son peuple. «CâĂ©tait un Roi emblĂ©matique, pour qui la diplomatie Ă©tait une seconde nature», dit-il, rappelant combien «cette grande figure Royale avait su conjuguer tradition et modernitĂ©, Ă©rudition et vision stratĂ©gique».
La visite de la dĂ©lĂ©gation, dont M. Hassan Idrissi Sentissi a fait partie, fut Ă©galement lâoccasion dâĂ©voquer une page mĂ©connue mais fondatrice de lâHistoire commune : la scolaritĂ© de Feu Hassan II Ă Bordeaux. Le futur Souverain, alors Prince hĂ©ritier, y poursuit ses Ă©tudes supĂ©rieures dans les annĂ©es 1950. Il frĂ©quente la FacultĂ© de droit de Bordeaux oĂč Il se distingue par Son sĂ©rieux, Sa prestance et Son intĂ©rĂȘt prononcĂ© pour les disciplines juridiques et politiques. La lĂ©gende veut que les Bordelais, frappĂ©s par la courtoisie et la vivacitĂ© du jeune Prince, lâappelaient dĂ©jà «Sa Majesté». Ce sĂ©jour dâĂ©tudes, bien que discret, a profondĂ©ment marquĂ© Sa vision de lâĂtat et du droit, renforçant Son attachement aux valeurs dâĂ©quilibre, de diplomatie et de souverainetĂ©. Câest dans cette mĂȘme UniversitĂ© que Feu Mohammed V, aurait Ă©galement entretenu des liens privilĂ©giĂ©s, consolidant ainsi une tradition dynastique de frĂ©quentation intellectuelle de la France savante.
Selon Me Seillan, la dĂ©lĂ©gation marocaine qui a rĂ©cemment rendu visite Ă cette UniversitĂ© et a Ă©tĂ© reçue avec les honneurs par le doyen nâa fait que perpĂ©tuer une tradition : celle des visites diplomatiques amicales franco-marocaines qui ravive le souvenir de lâUniversitĂ© des Rois marocains. Une UniversitĂ© qui nâest pas seulement un Ă©tablissement dâenseignement supĂ©rieur, mais un haut lieu de mĂ©moire partagĂ©e entre deux nations liĂ©es par la langue, le droit, lâHistoire et une certaine idĂ©e de la dignitĂ© humaine.
Dans une Ă©poque parfois marquĂ©e par lâamnĂ©sie des liens profonds, lâUniversitĂ© de Bordeaux se dresse comme un tĂ©moin vivant dâun compagnonnage dâexception, entre deux rives unies par le droit, la culture et une vision partagĂ©e de lâhumanitĂ©.
Trois questions Ă Jean du Bois de Gaudusson, fervent dĂ©fenseur de lâamitiĂ© franco-marocaine : «Ce que Hassan II avait compris, câest que le savoir est une puissance tranquille»
- Monsieur de Gaudusson, on vous cite souvent comme lâun des tĂ©moins privilĂ©giĂ©s du compagnonnage universitaire entre la France et le Maroc. Quâest-ce qui, selon vous, distingue ce lien de ceux que la France entretient avec dâautres pays francophones ?
- Le lien avec le Maroc est dâune nature particuliĂšre. Il sâagit dâune rĂ©sonance profonde entre deux systĂšmes juridiques, deux traditions intellectuelles qui se comprennent. Le Maroc nâa jamais Ă©tĂ© un Ă©lĂšve passif de la francophonie. Il en a, bien au contraire, Ă©tĂ© un acteur souverain. Câest un Ă©change de fond, nourri par des siĂšcles dâHistoire partagĂ©e, dâambiguĂŻtĂ©s parfois, mais aussi dâune belle estime mutuelle.
- Vous avez Ă©voquĂ© dans un autre contexte le caractĂšre "emblĂ©matique" de Feu Hassan II. Au-delĂ des Ă©tudes bordelaises de Moulay Hassan, alors Prince hĂ©ritier, que retenez-vous de Sa maniĂšre dâincarner, en tant que Souverain, le pouvoir Ă travers le prisme du savoir ?
- Ce que le dĂ©funt Hassan II avait compris, câest que le savoir est une puissance tranquille. Il savait manier le langage juridique avec une finesse qui impressionnait les plus pointilleux des juristes français. Il nâĂ©tait pas simplement cultivĂ© mais structurĂ© intellectuellement et avait une capacitĂ© Ă penser lâĂtat avec rigueur, tout en gardant une sensibilitĂ© aux traditions culturelles marocaines. Cette tension fĂ©conde entre tradition et modernitĂ©, Il lâa incarnĂ©e sans jamais verser dans lâimitation. Sa vision de lâĂ©lĂ©gance diplomatique Ă©tait souveraine et Son amour pour la francophonie, quâIl a vĂ©cue et fait vivre, Ă©tait immense.
- «LâĂ©lĂ©gance diplomatique»⊠Quâentendez-vous par lĂ ?
Droit et savoir : Les origines dâun rĂšgne Ă©clairĂ©
DĂšs Son plus jeune Ăąge, Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune Ă©ducation rigoureuse et prestigieuse, en parfaite adĂ©quation avec la tradition Royale marocaine. Ă lâĂąge de quatre ans, Il entame Sa scolaritĂ© au sein du CollĂšge Royal de Rabat, un Ă©tablissement dâĂ©lite destinĂ© Ă prĂ©parer les princes aux plus hautes responsabilitĂ©s. Le 28 juin 1973, alors ĂągĂ© de neuf ans, le Prince HĂ©ritier obtient Son certificat dâĂ©tudes primaires. Il poursuit ensuite Ses Ă©tudes secondaires au mĂȘme collĂšge, y dĂ©crochant en 1981 Son baccalaurĂ©at marocain.
En 1985, Il obtient une licence en droit Ă la FacultĂ© des sciences juridiques, Ă©conomiques et sociales de Rabat. Son mĂ©moire, consacrĂ© à «LâUnion arabo-africaine et la stratĂ©gie du Royaume du Maroc en matiĂšre de relations internationales», rĂ©vĂšle dĂ©jĂ un engagement profond envers lâAfrique et le monde arabe, ainsi quâune vision lucide des enjeux gĂ©opolitiques.
Sa MajestĂ© continue dâenrichir Son savoir par lâobtention, en 1987, dâun premier Certificat dâĂ©tudes supĂ©rieures en sciences politiques, avec mention. LâannĂ©e suivante, en juillet 1988, Il rĂ©ussit, Ă©galement avec mention, les examens du DiplĂŽme dâĂ©tudes approfondies (DEA) en droit public.
AnimĂ© par le souci constant de renforcer le dialogue et la coopĂ©ration internationale, Son Auguste PĂšre, Feu Hassan II, dĂ©cide de Lui confier un stage Ă Bruxelles, en novembre 1988, auprĂšs de M. Jacques Delors, alors prĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne. Cette expĂ©rience, au cĆur des institutions europĂ©ennes, renforce la vocation de Sa MajestĂ© Ă Ćuvrer pour un dialogue Ă©quilibrĂ© entre le Nord et le Sud.
La dimension internationale de Son engagement est illustrĂ©e dĂšs lâenfance : le 6 avril 1974, Ă lâĂąge de dix ans, Il reprĂ©sente Son Auguste PĂšre aux obsĂšques du prĂ©sident Georges Pompidou, marquant ainsi le dĂ©but dâune longue et fructueuse relation dâamitiĂ© avec la RĂ©publique française.
En octobre 1993, Sa MajestĂ© soutient Ă lâUniversitĂ© de Nice Sophia-Antipolis une thĂšse de doctorat en droit, couronnĂ©e de la mention «trĂšs honorable». Celle-ci porte sur «La CoopĂ©ration entre la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne et lâUnion du Maghreb arabe», thĂšme rĂ©vĂ©lateur de Sa vision progressiste dâun espace euro-mĂ©diterranĂ©en solidaire et harmonieux.
Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI nâa eu de cesse, au fil des annĂ©es, de dĂ©montrer Son attachement aux idĂ©aux de la francophonie, de la paix, et du respect mutuel entre les peuples.
Lâensemble de ce parcours tĂ©moigne de la profonde culture de Sa MajestĂ©, de Son attachement indĂ©fectible aux valeurs universelles, et de Sa volontĂ© de bĂątir des ponts entre les civilisations, en particulier entre lâEurope et lâAfrique, entre la France et le Maroc, unis par une amitiĂ© sĂ©culaire que le Souverain nâa cessĂ© de promouvoir avec constance, noblesse et vision.
En 1985, Il obtient une licence en droit Ă la FacultĂ© des sciences juridiques, Ă©conomiques et sociales de Rabat. Son mĂ©moire, consacrĂ© à «LâUnion arabo-africaine et la stratĂ©gie du Royaume du Maroc en matiĂšre de relations internationales», rĂ©vĂšle dĂ©jĂ un engagement profond envers lâAfrique et le monde arabe, ainsi quâune vision lucide des enjeux gĂ©opolitiques.
Sa MajestĂ© continue dâenrichir Son savoir par lâobtention, en 1987, dâun premier Certificat dâĂ©tudes supĂ©rieures en sciences politiques, avec mention. LâannĂ©e suivante, en juillet 1988, Il rĂ©ussit, Ă©galement avec mention, les examens du DiplĂŽme dâĂ©tudes approfondies (DEA) en droit public.
AnimĂ© par le souci constant de renforcer le dialogue et la coopĂ©ration internationale, Son Auguste PĂšre, Feu Hassan II, dĂ©cide de Lui confier un stage Ă Bruxelles, en novembre 1988, auprĂšs de M. Jacques Delors, alors prĂ©sident de la Commission EuropĂ©enne. Cette expĂ©rience, au cĆur des institutions europĂ©ennes, renforce la vocation de Sa MajestĂ© Ă Ćuvrer pour un dialogue Ă©quilibrĂ© entre le Nord et le Sud.
La dimension internationale de Son engagement est illustrĂ©e dĂšs lâenfance : le 6 avril 1974, Ă lâĂąge de dix ans, Il reprĂ©sente Son Auguste PĂšre aux obsĂšques du prĂ©sident Georges Pompidou, marquant ainsi le dĂ©but dâune longue et fructueuse relation dâamitiĂ© avec la RĂ©publique française.
En octobre 1993, Sa MajestĂ© soutient Ă lâUniversitĂ© de Nice Sophia-Antipolis une thĂšse de doctorat en droit, couronnĂ©e de la mention «trĂšs honorable». Celle-ci porte sur «La CoopĂ©ration entre la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne et lâUnion du Maghreb arabe», thĂšme rĂ©vĂ©lateur de Sa vision progressiste dâun espace euro-mĂ©diterranĂ©en solidaire et harmonieux.
Sa MajestĂ© le Roi Mohammed VI nâa eu de cesse, au fil des annĂ©es, de dĂ©montrer Son attachement aux idĂ©aux de la francophonie, de la paix, et du respect mutuel entre les peuples.
Lâensemble de ce parcours tĂ©moigne de la profonde culture de Sa MajestĂ©, de Son attachement indĂ©fectible aux valeurs universelles, et de Sa volontĂ© de bĂątir des ponts entre les civilisations, en particulier entre lâEurope et lâAfrique, entre la France et le Maroc, unis par une amitiĂ© sĂ©culaire que le Souverain nâa cessĂ© de promouvoir avec constance, noblesse et vision.
âRĂ©trospective : Aux sources du savoir du Prince hĂ©ritier Moulay Hassan
Son Altesse Royale le Prince HĂ©ritier Moulay Hassan reçut, dans lâenceinte prestigieuse et empreinte de solennitĂ© du Palais Royal de FĂšs, les premiers enseignements de la noble science coranique. Ces prĂ©cieuses leçons lui furent dispensĂ©es par des Ă©rudits de renom, Ă lâimage du respectĂ© professeur Moulay Tayeb Alaoui, dans un cadre propice Ă lâĂ©lĂ©vation spirituelle et Ă lâancrage des valeurs de piĂ©tĂ© et de rigueur morale propres Ă la dynastie alaouite.
Câest ensuite au CollĂšge Royal de Rabat, institution dâĂ©lite rĂ©servĂ©e Ă la formation des membres de la Famille Royale et des plus hauts cadres du Royaume, que Son Altesse poursuivit Sa scolaritĂ© avec assiduitĂ© et sens du devoir. Il y obtint brillamment Son baccalaurĂ©at en 1948, preuve de Son sĂ©rieux et de Son engagement dans la voie de la connaissance, sous le regard attentif de Son Auguste PĂšre, Feu Mohammed V.
PortĂ© par cette exigence dâexcellence et animĂ© dâune volontĂ© ferme de servir Son pays avec compĂ©tence et luciditĂ©, le Prince Moulay Hassan poursuivit ses Ă©tudes universitaires Ă Rabat, au sein du Centre des Hautes Ătudes marocaines, institution rattachĂ©e Ă la FacultĂ© de Bordeaux. Il y obtint Sa licence en droit en 1951, avant dâapprofondir Ses connaissances et de dĂ©crocher, dĂšs lâannĂ©e suivante, le diplĂŽme des hautes Ă©tudes de droit civil de la FacultĂ© de Bordeaux en 1952. Il Ă©tait alors engagĂ© dans un cursus de doctorat Ă la FacultĂ© de droit de Bordeaux lorsque, en aoĂ»t 1953, survint lâĂ©preuve de lâexil, imposĂ©e Ă la Famille Royale, et qui se prolongea jusquâen novembre 1955.
Plus tard, aprĂšs Son accession au TrĂŽne en tant que Souverain du Royaume du Maroc, Feu Hassan II reçut, en date du 25 juin 1963, les insignes de docteur honoris causa de lâUniversitĂ© de Bordeaux. Ce titre honorifique lui fut remis par le doyen Lajugie en hommage Ă Son parcours acadĂ©mique, Ă Sa stature intellectuelle, et Ă la profondeur de Son engagement au service du savoir et du rayonnement du Royaume.
Câest ensuite au CollĂšge Royal de Rabat, institution dâĂ©lite rĂ©servĂ©e Ă la formation des membres de la Famille Royale et des plus hauts cadres du Royaume, que Son Altesse poursuivit Sa scolaritĂ© avec assiduitĂ© et sens du devoir. Il y obtint brillamment Son baccalaurĂ©at en 1948, preuve de Son sĂ©rieux et de Son engagement dans la voie de la connaissance, sous le regard attentif de Son Auguste PĂšre, Feu Mohammed V.
PortĂ© par cette exigence dâexcellence et animĂ© dâune volontĂ© ferme de servir Son pays avec compĂ©tence et luciditĂ©, le Prince Moulay Hassan poursuivit ses Ă©tudes universitaires Ă Rabat, au sein du Centre des Hautes Ătudes marocaines, institution rattachĂ©e Ă la FacultĂ© de Bordeaux. Il y obtint Sa licence en droit en 1951, avant dâapprofondir Ses connaissances et de dĂ©crocher, dĂšs lâannĂ©e suivante, le diplĂŽme des hautes Ă©tudes de droit civil de la FacultĂ© de Bordeaux en 1952. Il Ă©tait alors engagĂ© dans un cursus de doctorat Ă la FacultĂ© de droit de Bordeaux lorsque, en aoĂ»t 1953, survint lâĂ©preuve de lâexil, imposĂ©e Ă la Famille Royale, et qui se prolongea jusquâen novembre 1955.
Plus tard, aprĂšs Son accession au TrĂŽne en tant que Souverain du Royaume du Maroc, Feu Hassan II reçut, en date du 25 juin 1963, les insignes de docteur honoris causa de lâUniversitĂ© de Bordeaux. Ce titre honorifique lui fut remis par le doyen Lajugie en hommage Ă Son parcours acadĂ©mique, Ă Sa stature intellectuelle, et Ă la profondeur de Son engagement au service du savoir et du rayonnement du Royaume.
âFiche signalĂ©tique : Une institution pas comme les autresâŠ
La FacultĂ© de droit de Bordeaux est lâune des plus anciennes institutions juridiques de France. Elle fait partie de lâUniversitĂ© de Bordeaux, dont les origines remontent au XVĂšme siĂšcle. LâUniversitĂ© a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1441 par une bulle du pape EugĂšne IV, Ă lâinitiative de lâarchevĂȘque Pey Berland et avec lâappui du roi Charles VII. Ă lâĂ©poque, elle comprenait quatre FacultĂ©s : arts, mĂ©decine, thĂ©ologie et droit canonique.
La FacultĂ© de droit en tant que telle connaĂźt un vĂ©ritable essor Ă partir du XIXĂšme siĂšcle. AprĂšs les bouleversements de la RĂ©volution française, lâUniversitĂ© avait Ă©tĂ© supprimĂ©e, puis progressivement rĂ©organisĂ©e sous NapolĂ©on. La FacultĂ© de droit de Bordeaux renaĂźt dans ce contexte en 1806. Elle devient rapidement un pĂŽle reconnu pour la formation des juristes, des administrateurs et des magistrats.
Tout au long du XIXĂšme et du XXĂšme siĂšcle, elle acquiert une solide rĂ©putation Ă lâĂ©chelle nationale et internationale. Elle attire de nombreux Ă©tudiants, y compris Ă©trangers, et voit passer dans ses rangs plusieurs personnalitĂ©s marquantes. Lâun de ses doyens les plus cĂ©lĂšbres fut le professeur Fernand Lajugie, qui a eu lâhonneur de remettre le titre de docteur honoris causa Ă Feu Hassan II, alors Roi du Maroc, en 1963.
Aujourdâhui, la FacultĂ© de droit de Bordeaux est intĂ©grĂ©e Ă lâUniversitĂ© de Bordeaux, rĂ©novĂ©e dans le cadre de la rĂ©forme universitaire française. Elle propose une large gamme de formations en droit public, droit privĂ©, sciences politiques, relations internationales, et sâappuie sur plusieurs laboratoires de recherche rĂ©putĂ©s. Elle reste une rĂ©fĂ©rence dans le paysage universitaire français, tant par la qualitĂ© de son enseignement que par son hĂ©ritage intellectuel.
La FacultĂ© de droit en tant que telle connaĂźt un vĂ©ritable essor Ă partir du XIXĂšme siĂšcle. AprĂšs les bouleversements de la RĂ©volution française, lâUniversitĂ© avait Ă©tĂ© supprimĂ©e, puis progressivement rĂ©organisĂ©e sous NapolĂ©on. La FacultĂ© de droit de Bordeaux renaĂźt dans ce contexte en 1806. Elle devient rapidement un pĂŽle reconnu pour la formation des juristes, des administrateurs et des magistrats.
Tout au long du XIXĂšme et du XXĂšme siĂšcle, elle acquiert une solide rĂ©putation Ă lâĂ©chelle nationale et internationale. Elle attire de nombreux Ă©tudiants, y compris Ă©trangers, et voit passer dans ses rangs plusieurs personnalitĂ©s marquantes. Lâun de ses doyens les plus cĂ©lĂšbres fut le professeur Fernand Lajugie, qui a eu lâhonneur de remettre le titre de docteur honoris causa Ă Feu Hassan II, alors Roi du Maroc, en 1963.
Aujourdâhui, la FacultĂ© de droit de Bordeaux est intĂ©grĂ©e Ă lâUniversitĂ© de Bordeaux, rĂ©novĂ©e dans le cadre de la rĂ©forme universitaire française. Elle propose une large gamme de formations en droit public, droit privĂ©, sciences politiques, relations internationales, et sâappuie sur plusieurs laboratoires de recherche rĂ©putĂ©s. Elle reste une rĂ©fĂ©rence dans le paysage universitaire français, tant par la qualitĂ© de son enseignement que par son hĂ©ritage intellectuel.
