La premiĂšre Ă©dition du colloque "Arbitrage, Pays arabes et OHADA" sâest ouverte, jeudi Ă FĂšs, avec la participation dâĂ©minents experts internationaux spĂ©cialisĂ©s en arbitrage.
InitiĂ©e par lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs (UEMF), en partenariat avec lâAssociation Henri Capitant, cette rencontre rĂ©unit des praticiens et universitaires de renom pour examiner les enjeux majeurs de lâarbitrage international dans les pays arabes et ceux relevant de lâOrganisation pour lâharmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
Intervenant Ă cette occasion, François-Xavier Lucas, directeur du Master Droit des affaires Ă la Sorbonne et Ă l'UEMF, a mis en avant lâimportance de ce colloque consacrĂ© Ă lâarbitrage, quâil a qualifiĂ© de "mode de justice privĂ©e essentiel" Ă la rĂ©solution des litiges dans un contexte international, soulignant lâintĂ©rĂȘt croissant accordĂ© par le Maroc Ă ce mĂ©canisme.
Dans cette perspective, lâorganisation de ce colloque vise Ă accompagner la dynamique de dĂ©veloppement du Royaume, en contribuant Ă la consolidation dâun systĂšme dâarbitrage apte Ă traiter les diffĂ©rends liĂ©s notamment aux grands projets dâinvestissement et dâinfrastructure, a-t-il expliquĂ©.
Insistant sur la nĂ©cessitĂ© de disposer dâun cadre juridique dâarbitrage efficace, fiable et attractif pour les investisseurs, M. Lucas a relevĂ© que cette rencontre constitue une opportunitĂ© pour les spĂ©cialistes de premier plan dâĂ©changer autour des dĂ©fis et perspectives de lâarbitrage dans les espaces arabes et OHADA, rapporte la MAP.
De son cĂŽtĂ©, Laurent AynĂšs, professeur Ă©mĂ©rite Ă lâUniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne, a indiquĂ© quâen lâespace de 75 ans, lâarbitrage sâest imposĂ© comme un mode quasi universel de rĂšglement des litiges liĂ©s au commerce et Ă lâinvestissement internationaux, attribuant cet essor Ă la mondialisation des Ă©changes.
Ce dĂ©veloppement sâexplique Ă©galement par lâimpĂ©ratif de protection des investissements, a-t-il ajoutĂ©, relevant la multiplication des lĂ©gislations et conventions visant Ă renforcer la place de lâarbitrage dans lâĂ©conomie mondiale.
M. AynĂšs a, par ailleurs, notĂ© que la plupart des Etats se sont dotĂ©s de cadres juridiques dĂ©diĂ©s Ă lâarbitrage, les lĂ©gislateurs sâĂ©tant montrĂ©s globalement favorables Ă ce mode de rĂšglement des diffĂ©rends, prisĂ© notamment pour sa rapiditĂ©, sa souplesse procĂ©durale et sa confidentialitĂ©.
Il a toutefois nuancĂ© ce constat, estimant que ces avantages apparaissent aujourdâhui moins marquĂ©s, prĂ©cisant que le choix de lâarbitre et la confiance quâil inspire demeurent des facteurs dĂ©terminants dans le recours Ă lâarbitrage international.
Pour sa part, Samaa Haridi, associĂ©e en arbitrage international au cabinet King & Spalding (Etats-Unis), a soulignĂ© que ce colloque offre lâoccasion dâexaminer lâessor notable de lâarbitrage dans les pays arabes et de lâOHADA, marquĂ© par lâadoption de nouvelles lĂ©gislations et la multiplication des centres dâarbitrage.
Elle sâest Ă©galement fĂ©licitĂ©e de la prĂ©sence croissante dâarbitres et de praticiens issus du monde arabe dans les procĂ©dures arbitrales, rompant avec une pĂ©riode oĂč ces affaires Ă©taient majoritairement traitĂ©es par des acteurs occidentaux.
Selon Mme Haridi, ce colloque ambitionne de mettre en lumiĂšre la richesse des compĂ©tences dans le monde arabe, tant au niveau des praticiens que des universitaires, et de valoriser leur contribution au dĂ©veloppement de lâarbitrage international dans la rĂ©gion.
Au programme de cette rencontre de deux jours figurent plusieurs thĂ©matiques dâactualitĂ©, notamment les Ă©volutions jurisprudentielles relatives au principe de compĂ©tence-compĂ©tence, la constitution des tribunaux arbitraux, ainsi que les enjeux liĂ©s Ă la transparence et aux conflits dâintĂ©rĂȘts.
Les dĂ©bats portent Ă©galement sur lâinteraction entre les contrats FIDIC (FĂ©dĂ©ration internationale des ingĂ©nieurs-conseils) et le droit civil, ainsi que sur les modalitĂ©s de collecte des preuves et des tĂ©moignages dans le cadre des arbitrages internationaux.
La premiÚre session a été consacrée aux développements récents de la jurisprudence des juridictions arabes et africaines en matiÚre de compétence-compétence, y compris les injonctions "anti-suit", avec pour fil conducteur la question des éventuels conflits de compétence entre justice arbitrale et justice étatique.
Dâautres sessions sont prĂ©vues, portant notamment sur la constitution des tribunaux arbitraux (impartialitĂ©, Ă©thique et conflits dâintĂ©rĂȘts), lâinteraction entre les contrats FIDIC et les systĂšmes de droit civil dans les rĂ©gions MENA et OHADA, ainsi que les pratiques de collecte des preuves, en tenant compte des spĂ©cificitĂ©s culturelles et juridiques locales.
InitiĂ©e par lâUniversitĂ© Euromed de FĂšs (UEMF), en partenariat avec lâAssociation Henri Capitant, cette rencontre rĂ©unit des praticiens et universitaires de renom pour examiner les enjeux majeurs de lâarbitrage international dans les pays arabes et ceux relevant de lâOrganisation pour lâharmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).
Intervenant Ă cette occasion, François-Xavier Lucas, directeur du Master Droit des affaires Ă la Sorbonne et Ă l'UEMF, a mis en avant lâimportance de ce colloque consacrĂ© Ă lâarbitrage, quâil a qualifiĂ© de "mode de justice privĂ©e essentiel" Ă la rĂ©solution des litiges dans un contexte international, soulignant lâintĂ©rĂȘt croissant accordĂ© par le Maroc Ă ce mĂ©canisme.
Dans cette perspective, lâorganisation de ce colloque vise Ă accompagner la dynamique de dĂ©veloppement du Royaume, en contribuant Ă la consolidation dâun systĂšme dâarbitrage apte Ă traiter les diffĂ©rends liĂ©s notamment aux grands projets dâinvestissement et dâinfrastructure, a-t-il expliquĂ©.
Insistant sur la nĂ©cessitĂ© de disposer dâun cadre juridique dâarbitrage efficace, fiable et attractif pour les investisseurs, M. Lucas a relevĂ© que cette rencontre constitue une opportunitĂ© pour les spĂ©cialistes de premier plan dâĂ©changer autour des dĂ©fis et perspectives de lâarbitrage dans les espaces arabes et OHADA, rapporte la MAP.
De son cĂŽtĂ©, Laurent AynĂšs, professeur Ă©mĂ©rite Ă lâUniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbonne, a indiquĂ© quâen lâespace de 75 ans, lâarbitrage sâest imposĂ© comme un mode quasi universel de rĂšglement des litiges liĂ©s au commerce et Ă lâinvestissement internationaux, attribuant cet essor Ă la mondialisation des Ă©changes.
Ce dĂ©veloppement sâexplique Ă©galement par lâimpĂ©ratif de protection des investissements, a-t-il ajoutĂ©, relevant la multiplication des lĂ©gislations et conventions visant Ă renforcer la place de lâarbitrage dans lâĂ©conomie mondiale.
M. AynĂšs a, par ailleurs, notĂ© que la plupart des Etats se sont dotĂ©s de cadres juridiques dĂ©diĂ©s Ă lâarbitrage, les lĂ©gislateurs sâĂ©tant montrĂ©s globalement favorables Ă ce mode de rĂšglement des diffĂ©rends, prisĂ© notamment pour sa rapiditĂ©, sa souplesse procĂ©durale et sa confidentialitĂ©.
Il a toutefois nuancĂ© ce constat, estimant que ces avantages apparaissent aujourdâhui moins marquĂ©s, prĂ©cisant que le choix de lâarbitre et la confiance quâil inspire demeurent des facteurs dĂ©terminants dans le recours Ă lâarbitrage international.
Pour sa part, Samaa Haridi, associĂ©e en arbitrage international au cabinet King & Spalding (Etats-Unis), a soulignĂ© que ce colloque offre lâoccasion dâexaminer lâessor notable de lâarbitrage dans les pays arabes et de lâOHADA, marquĂ© par lâadoption de nouvelles lĂ©gislations et la multiplication des centres dâarbitrage.
Elle sâest Ă©galement fĂ©licitĂ©e de la prĂ©sence croissante dâarbitres et de praticiens issus du monde arabe dans les procĂ©dures arbitrales, rompant avec une pĂ©riode oĂč ces affaires Ă©taient majoritairement traitĂ©es par des acteurs occidentaux.
Selon Mme Haridi, ce colloque ambitionne de mettre en lumiĂšre la richesse des compĂ©tences dans le monde arabe, tant au niveau des praticiens que des universitaires, et de valoriser leur contribution au dĂ©veloppement de lâarbitrage international dans la rĂ©gion.
Au programme de cette rencontre de deux jours figurent plusieurs thĂ©matiques dâactualitĂ©, notamment les Ă©volutions jurisprudentielles relatives au principe de compĂ©tence-compĂ©tence, la constitution des tribunaux arbitraux, ainsi que les enjeux liĂ©s Ă la transparence et aux conflits dâintĂ©rĂȘts.
Les dĂ©bats portent Ă©galement sur lâinteraction entre les contrats FIDIC (FĂ©dĂ©ration internationale des ingĂ©nieurs-conseils) et le droit civil, ainsi que sur les modalitĂ©s de collecte des preuves et des tĂ©moignages dans le cadre des arbitrages internationaux.
La premiÚre session a été consacrée aux développements récents de la jurisprudence des juridictions arabes et africaines en matiÚre de compétence-compétence, y compris les injonctions "anti-suit", avec pour fil conducteur la question des éventuels conflits de compétence entre justice arbitrale et justice étatique.
Dâautres sessions sont prĂ©vues, portant notamment sur la constitution des tribunaux arbitraux (impartialitĂ©, Ă©thique et conflits dâintĂ©rĂȘts), lâinteraction entre les contrats FIDIC et les systĂšmes de droit civil dans les rĂ©gions MENA et OHADA, ainsi que les pratiques de collecte des preuves, en tenant compte des spĂ©cificitĂ©s culturelles et juridiques locales.
