L'Association Forum ShĂ©hĂ©razade pour lâĂ©ducation et la culture a organisĂ©, vendredi Ă Casablanca, une rencontre littĂ©raire en hommage Ă lâĂ©crivain marocain Anis Al Rafei, en prĂ©sence de plusieurs critiques littĂ©raires et dâacteurs du monde de la culture.
Cet Ă©vĂ©nement, organisĂ© en partenariat avec lâEcole supĂ©rieure des beaux-arts de Casablanca, a Ă©tĂ© lâoccasion de cĂ©lĂ©brer la publication du nouveau recueil de nouvelles dâAnis Al Rafei, intitulĂ© "Maristan des Masques". Il sâinscrit dans une dĂ©marche de valorisation des expĂ©riences crĂ©atives marocaines les plus marquantes, en mettant en lumiĂšre lâĆuvre de cet Ă©crivain considĂ©rĂ© comme lâun des grands noms de la nouvelle marocaine contemporaine.
"Les textes dâAnis Al Rafei constituent un vĂ©ritable laboratoire narratif, ouvert Ă divers genres et expressions artistiques, tels que la philosophie, les arts plastiques ou encore le théùtre", ont soulignĂ© les intervenants lors de cette rencontre, notant que sa pratique de la nouvelle est perçue comme un acte artistique libre, qui dĂ©passe les normes classiques, fait lâĂ©loge de lâexpĂ©rimentation, cultive lâambiguĂŻtĂ© et affirme une singularitĂ© marquĂ©e par la diffĂ©rence. LâĆuvre dâAl Rafei, profondĂ©ment ancrĂ©e dans une esthĂ©tique inventive, renouvelle aussi bien la structure que les horizons expressifs de la nouvelle.
Les participants ont, par la mĂȘme occasion, indiquĂ© que, dans Maristan des Masques, lâauteur poursuit son aventure littĂ©raire avec une langue hautement poĂ©tique et une profonde sensibilitĂ© introspective. Ainsi, les genres et les techniques narratives sây entremĂȘlent pour crĂ©er des univers inĂ©dits, exigeant du lecteur une implication active, Ă la fois esthĂ©tique et intellectuelle.
Lâauteur a Ă©tĂ© saluĂ© pour sa capacitĂ© Ă faire de la nouvelle un chantier dâexpĂ©rimentation linguistique et artistique, sâimposant comme un Ă©crivain qui construit son Ćuvre par accumulation, sans jamais se fixer de limites. Les intervenants ont Ă©galement mis en avant sa maĂźtrise des possibilitĂ©s du rĂ©cit, sa capacitĂ© Ă modeler la langue, Ă travers des techniques de composition, fragmentation, couture textuelle, ainsi quâĂ jouer avec les paradoxes et Ă dĂ©passer les frontiĂšres narratives habituelles.
Dans une lecture critique de Maristan des Masques, lâĂ©crivaine Imane Razi a soulignĂ© que lâĆuvre dâAnis Al Rafei constitue un modĂšle singulier dans la littĂ©rature marocaine et arabe, en raison de sa construction expĂ©rimentale inscrite dans une langue postmoderne, expliquant que ce texte tisse un dialogue entre rĂ©flexion intellectuelle et spectacle visuel, allant bien au-delĂ du simple rĂ©cit pour interroger le sens, la reprĂ©sentation et la subjectivitĂ©.
De son cĂŽtĂ©, lâĂ©crivain et journaliste SaĂŻd Moutansib a estimĂ© que lâouvrage reposant sur un "MĂ©ta-imaginaire", dans lequel toute chose â rĂ©elle, fictive ou absurde â devient matiĂšre Ă narration. Le texte, selon lui, transforme les Ă©lĂ©ments du quotidien en rĂ©cits possibles, en mobilisant des procĂ©dĂ©s tels que la contradiction, le contraste et lâalĂ©atoire.
InterrogĂ© sur sa propre Ćuvre, Anis Al Rafei a prĂ©cisĂ© que Maristan des Masques met en scĂšne un clown rĂ©inventĂ©, non issu dâun cirque classique ou dâun théùtre de divertissement, mais plutĂŽt surgissant, dâune valise temporelle Ă©ternelle, dâun magasin de jouets imaginaires ou mĂȘme dâun dictionnaire fantasmĂ© de machines littĂ©raires.
Il a ajoutĂ© que lâimage de ce clown se disperse comme de la poussiĂšre, tantĂŽt semblable aux Ă©clats dâun bouffon bondissant dotĂ© dâune queue de lĂ©opard tachetĂ©e, tantĂŽt fusionnant dans une mosaĂŻque de zellige marocain, incrustĂ©e dans les ruines dâune ancienne ville romaine disparue, connue sous le nom de Volubilis.
Il est Ă noter quâAnis Al Rafei est lâauteur de 30 ouvrages littĂ©raires. Il a reçu plusieurs distinctions, parmi lesquelles le Grand Prix NajĂź Nouaman pour le mĂ©rite littĂ©raire (2008), le Prix Gutenberg international du livre (2013), le Prix chinois AkiyodĂ© (2014), le Grand Prix du RĂ©seau de lecture au Maroc (2022), ainsi que le Prix Al Multaqa de la nouvelle arabe au KoweĂŻt (2023).
Cet Ă©vĂ©nement, organisĂ© en partenariat avec lâEcole supĂ©rieure des beaux-arts de Casablanca, a Ă©tĂ© lâoccasion de cĂ©lĂ©brer la publication du nouveau recueil de nouvelles dâAnis Al Rafei, intitulĂ© "Maristan des Masques". Il sâinscrit dans une dĂ©marche de valorisation des expĂ©riences crĂ©atives marocaines les plus marquantes, en mettant en lumiĂšre lâĆuvre de cet Ă©crivain considĂ©rĂ© comme lâun des grands noms de la nouvelle marocaine contemporaine.
"Les textes dâAnis Al Rafei constituent un vĂ©ritable laboratoire narratif, ouvert Ă divers genres et expressions artistiques, tels que la philosophie, les arts plastiques ou encore le théùtre", ont soulignĂ© les intervenants lors de cette rencontre, notant que sa pratique de la nouvelle est perçue comme un acte artistique libre, qui dĂ©passe les normes classiques, fait lâĂ©loge de lâexpĂ©rimentation, cultive lâambiguĂŻtĂ© et affirme une singularitĂ© marquĂ©e par la diffĂ©rence. LâĆuvre dâAl Rafei, profondĂ©ment ancrĂ©e dans une esthĂ©tique inventive, renouvelle aussi bien la structure que les horizons expressifs de la nouvelle.
Les participants ont, par la mĂȘme occasion, indiquĂ© que, dans Maristan des Masques, lâauteur poursuit son aventure littĂ©raire avec une langue hautement poĂ©tique et une profonde sensibilitĂ© introspective. Ainsi, les genres et les techniques narratives sây entremĂȘlent pour crĂ©er des univers inĂ©dits, exigeant du lecteur une implication active, Ă la fois esthĂ©tique et intellectuelle.
Lâauteur a Ă©tĂ© saluĂ© pour sa capacitĂ© Ă faire de la nouvelle un chantier dâexpĂ©rimentation linguistique et artistique, sâimposant comme un Ă©crivain qui construit son Ćuvre par accumulation, sans jamais se fixer de limites. Les intervenants ont Ă©galement mis en avant sa maĂźtrise des possibilitĂ©s du rĂ©cit, sa capacitĂ© Ă modeler la langue, Ă travers des techniques de composition, fragmentation, couture textuelle, ainsi quâĂ jouer avec les paradoxes et Ă dĂ©passer les frontiĂšres narratives habituelles.
Dans une lecture critique de Maristan des Masques, lâĂ©crivaine Imane Razi a soulignĂ© que lâĆuvre dâAnis Al Rafei constitue un modĂšle singulier dans la littĂ©rature marocaine et arabe, en raison de sa construction expĂ©rimentale inscrite dans une langue postmoderne, expliquant que ce texte tisse un dialogue entre rĂ©flexion intellectuelle et spectacle visuel, allant bien au-delĂ du simple rĂ©cit pour interroger le sens, la reprĂ©sentation et la subjectivitĂ©.
De son cĂŽtĂ©, lâĂ©crivain et journaliste SaĂŻd Moutansib a estimĂ© que lâouvrage reposant sur un "MĂ©ta-imaginaire", dans lequel toute chose â rĂ©elle, fictive ou absurde â devient matiĂšre Ă narration. Le texte, selon lui, transforme les Ă©lĂ©ments du quotidien en rĂ©cits possibles, en mobilisant des procĂ©dĂ©s tels que la contradiction, le contraste et lâalĂ©atoire.
InterrogĂ© sur sa propre Ćuvre, Anis Al Rafei a prĂ©cisĂ© que Maristan des Masques met en scĂšne un clown rĂ©inventĂ©, non issu dâun cirque classique ou dâun théùtre de divertissement, mais plutĂŽt surgissant, dâune valise temporelle Ă©ternelle, dâun magasin de jouets imaginaires ou mĂȘme dâun dictionnaire fantasmĂ© de machines littĂ©raires.
Il a ajoutĂ© que lâimage de ce clown se disperse comme de la poussiĂšre, tantĂŽt semblable aux Ă©clats dâun bouffon bondissant dotĂ© dâune queue de lĂ©opard tachetĂ©e, tantĂŽt fusionnant dans une mosaĂŻque de zellige marocain, incrustĂ©e dans les ruines dâune ancienne ville romaine disparue, connue sous le nom de Volubilis.
Il est Ă noter quâAnis Al Rafei est lâauteur de 30 ouvrages littĂ©raires. Il a reçu plusieurs distinctions, parmi lesquelles le Grand Prix NajĂź Nouaman pour le mĂ©rite littĂ©raire (2008), le Prix Gutenberg international du livre (2013), le Prix chinois AkiyodĂ© (2014), le Grand Prix du RĂ©seau de lecture au Maroc (2022), ainsi que le Prix Al Multaqa de la nouvelle arabe au KoweĂŻt (2023).
