La capitale ismaïlienne a abrité la quatrième édition du Forum international de l'huile d'olive. Celle-ci a été marquée par la mise en avant de l'expérience espagnole, italienne, tunisienne et marocaine en la matière.

«Compétitivité et commercialisation de l'huile d'olive : expériences méditerranéennes» est le thème de la quatrième édition du Forum international de l'huile d'olive qui s’est déroulé récemment à Meknès. Organisé par l'Agropole, en partenariat avec l'Union pour le développement de l'olivier à Meknès, avec l'appui du conseil préfectoral, le Crédit Agricole, la Fondation olivier promo et le groupe LCM Aïcha.

L'édition de cette année, dont le thème cadrait avec l'une des principales préoccupations de la filière oléicole marocaine, à savoir la compétitivité et la commercialisation de l'huile d'olive, a connu la participation d'éminents experts et opérateurs de la filière oléicole marocaine et méditerranéenne. Elle a permis de faire le point sur l’expérience espagnole, italienne, tunisienne et marocaine en la matière.

Le point fort de ce forum a été le focus sur l'expérience espagnole en termes d'organisation professionnelle, particulièrement des coopératives oléicoles, dont l’exploitation est basée sur la spécialisation entre la production d'olives et d'huile, le conditionnement et la distribution.

En ce qui concerne le cas de la Tunisie, les actions et l'appui institutionnel pour le stockage, le conditionnement et la commercialisation de l'huile d'olive ont été mis en avant. Pour ce qui est de l’Italie, deuxième producteur mondial avec 400.000 tonnes par an, l'huile d'olive est considérée comme un aliment transversal à la base de l'une des diètes des plus célèbres dans le monde, à savoir la diète méditerranéenne.

Dans son intervention relative au sujet de l'huile d'olive marocaine, le docteur Noureddine Ouazzani, responsable de l'agropole olivier de Meknès, a précisé que le volet commercial et communicatif sur l'huile d'olive de qualité a toujours été le maillon faible de la filière oléicole marocaine. «L’on a toujours prêté plus d'attention à la production, et cela était normal vu sa faiblesse, alors que l'huile d'olive doit être perçue comme un produit de qualité par rapport aux autres huiles végétales et qu'elle mérite une valeur commerciale plus importante», a-t-il indiqué, soulignant que «l'autre handicap dont souffre le secteur reste la compétitivité au niveau du marché international, car les principaux pays concurrents octroient des subventions plus importantes que celles accordées aux producteurs nationaux».