Les préparatifs vont bon train. La cité des roses se met sur son trente et un. Elle se pare de tous ses atours pour célébrer le 51ème Moussem des roses. Un rendez-vous incontournable qui l’a rendue célèbre depuis des années déjà. Quatre jours durant, les 9, 10, 11 et 12 mai, Kelaât M’gouna prépare les festivités afin d’honorer ses nombreux visiteurs en provenance des quatre coins du monde fêter la Rosa Damaskina ; cette rose cultivée dans la vallée du Dadès dans les champs environnants. Le thème choisi pour cette édition est placé sous le signe «Une mobilisation pour construire un projet de développement local». Pour ce, tous les intervenants ont été mobilisés dans un esprit participatif afin de réussir ce challenge. Les instances locales en partenariat avec la société civile ont conjugué leurs efforts pour une meilleure visibilité quant aux opportunités mais aussi contraintes de la région. Et c’est l’innovation de cette édition.

Par ailleurs, le festival est appelé à participer à la redynamisation du tourisme dans l’objectif de la Vision 2020. En effet, celle-ci préconise la mise en place dans chaque région d’un tourisme respectueux de l’environnement et du développement durable. Les «éco-territoires» appelés à émerger seront de véritables vitrines du Maroc en matière de développement durable. Le développement de la filière de la rose va dans ce sens. Le festival des roses, qui prend de plus en plus d’ampleur, année après année, sera un vrai coup de promo qui boostera la destination.

Quid du programme concocté cette année par les organisateurs ? Bien évidemment, le souci qui anime les responsables, c’est avant tout la promotion de tous les produits ayant trait à la rose. Pour ce, rien de mieux que le Salon de la rose pour répondre à ce besoin. Les petits producteurs sont ainsi mis en avant à travers la valorisation du rôle des coopératives et des associations régionales. A terme, ces activités génératrices de revenus créeront des opportunités propices à l’amélioration du niveau de vie local. Ce salon s’apprête ainsi à recevoir plus de 300 exposants dont des représentants de chacune des 25 communes relevant de Kelaât M’Gouna. L’occasion leur sera donnée de présenter le potentiel et les opportunités de leurs communes respectives. Dans ce cadre, un chapiteau de 3000 m2 sera dédié au salon de la rose. Les visiteurs pourront y découvrir, entre autres, l’histoire de la rose, les modes de production et éventuellement une distillation sur place avec exposition de vidéos et photos.

Par ailleurs, les organisateurs ont pévu un hall spécifiquement réservé aux diverses utilisations de la rose. On la retrouve ainsi en cuisine, en cosmétique et en parfumerie. Les produits du terroir et l’artisanat ne sont pas en reste puisqu’un espace d’exposition leur est dédié. Il s’étend sur une superficie de 2000m2. Les enfants eux aussi peuvent jouir d’un espace qui leur est destiné. En tout, le site du festival est de 3 hectares aménagé pour cette occasion.

En outre, le programme du festival prévoit des tables rondes, conférences et témoignages d’expériences réussies de professionnels des secteurs impliqués. L’un des moments forts du festival est sans nul doute l’élection de la reine des roses d’autant plus qu’elle est dédiée à la beauté et à la rose à parfum. Les fans des soirées musicales et artistiques seront bien servis. Un concours vidéo «Lumières sur l’action solidaire» est même programmé. Quant au trophée «La rose d’or», il récompense les personnes s’étant fait distinguer par leur travail dans la filière de la rose (doyenne des cueilleuses, exportateur, producteur, chercheur universitaire, femme active au sein d’une association….).