LâOlympique de Safi a Ă©tĂ© Ă©liminĂ© en demi-finale de la Coupe de la CAF aprĂšs deux matchs nuls. Une issue cruelle qui laisse un profond sentiment dâinjustice sportive. La rĂšgle du but Ă lâextĂ©rieur, Ă laquelle seule la CAF semble encore sâaccrocher, apparaĂźt aujourdâhui comme une aberration renforçant l'impression d'un football africain en dĂ©calage avec les Ă©volutions mondiales. Cela dit, le rĂšglement reste la loi du sport, et câest sur le terrain que les Olympiens auraient dĂ» forcer le destin.
Mais au-delĂ du rĂ©sultat, ce sont surtout les Ă©vĂ©nements dâavant-match qui interpellent. Des comportements dâun autre Ăąge, rĂ©vĂ©lateurs dâun mal plus profond : un football africain de plus en plus gangrenĂ© par des tensions qui le dĂ©passent, et qui trouvent un Ă©cho particulier dans les rivalitĂ©s politiques rĂ©gionales.
Disons-le sans dĂ©tour : ce que le Maroc a vu, ce que le public a subi lors de cette demi-finale, ce sont des actes dĂ©libĂ©rĂ©s de vandalisme, perpĂ©trĂ©s par des groupes qui nâont de supporters que le nom. Les violences observĂ©es ne sont ni anecdotiques ni accidentelles. Elles sâinscrivent dans une logique plus large, oĂč le football devient le prolongement des tensions politiques entre le Maroc et lâAlgĂ©rie.
DerriĂšre les couleurs de lâUSM Alger, ce ne sont pas des passionnĂ©s de football qui se sont exprimĂ©s, mais des individus organisĂ©s, dĂ©terminĂ©s Ă semer le dĂ©sordre, Ă ternir lâĂ©vĂ©nement et Ă imposer un climat de tension.
Leur agressivitĂ© et leur organisation soulĂšvent une question que beaucoup prĂ©fĂšrent Ă©viter : pourquoi ces scĂšnes se rĂ©pĂštent-elles, souvent, lorsquâun club algĂ©rien est impliquĂ© dans une confrontation Ă forte charge symbolique ? Dans un contexte oĂč le rĂ©gime algĂ©rien fait de lâhostilitĂ© envers le Maroc un axe central de sa communication, il devient difficile de croire que ces dĂ©bordements soient totalement dĂ©connectĂ©s de cet environnement. Ici, le football nâest plus neutre : il devient un espace dâexpression, voire un outil indirect de dĂ©stabilisation.
Quâon le veuille ou non, un climat de tension est aujourdâhui entretenu, dans lequel certains groupes de supporters semblent Ă©voluer avec un sentiment dâimpunitĂ© troublant. Sans parler nĂ©cessairement dâinstructions directes, lâhypothĂšse dâun laisser-faire, voire dâune instrumentalisation tacite, ne peut plus ĂȘtre Ă©cartĂ©e dâun revers de main.
Câest prĂ©cisĂ©ment cela qui est inacceptable. Dâautant plus que, si lâon en croit les dĂ©clarations des joueurs de lâOlympique de Safi, les traitements subis par lâĂ©quipe marocaine lors du match aller confirment cette instrumentalisation malsaine du sport pour entretenir des tensions dĂ©jĂ vives.
Le Maroc nâa pas Ă subir les consĂ©quences de cette hostilitĂ© importĂ©e. Il ne doit pas devenir un terrain dâexpression pour des logiques politiques qui utilisent le sport comme exutoire ou levier de nuisance. Lâheure nâest plus Ă la complaisance ni aux discours diplomatiques feutrĂ©s. Des mesures fortes sâimposent dont : un encadrement strict des visas pour les dĂ©placements Ă risque, un âfiltrage rigoureux, des interdictions de territoire ciblĂ©es et des sanctions exemplaires pour tout dĂ©bordement.
âA lâapproche de la Coupe du Monde 2030, le Royaume a le droit de protĂ©ger son image de marque tout en affirmant sa souverainetĂ©. Accueillir le monde est une fiertĂ© ; subir des provocations organisĂ©es est une ligne rouge. AprĂšs Safi, l'enjeu dĂ©passe le cadre du ballon rond : il est question de dignitĂ©, de sĂ©curitĂ© et de respect. Sur ces principes, aucune concession nâest possible.
Mohamed LMOUBARIKI
Mais au-delĂ du rĂ©sultat, ce sont surtout les Ă©vĂ©nements dâavant-match qui interpellent. Des comportements dâun autre Ăąge, rĂ©vĂ©lateurs dâun mal plus profond : un football africain de plus en plus gangrenĂ© par des tensions qui le dĂ©passent, et qui trouvent un Ă©cho particulier dans les rivalitĂ©s politiques rĂ©gionales.
Disons-le sans dĂ©tour : ce que le Maroc a vu, ce que le public a subi lors de cette demi-finale, ce sont des actes dĂ©libĂ©rĂ©s de vandalisme, perpĂ©trĂ©s par des groupes qui nâont de supporters que le nom. Les violences observĂ©es ne sont ni anecdotiques ni accidentelles. Elles sâinscrivent dans une logique plus large, oĂč le football devient le prolongement des tensions politiques entre le Maroc et lâAlgĂ©rie.
DerriĂšre les couleurs de lâUSM Alger, ce ne sont pas des passionnĂ©s de football qui se sont exprimĂ©s, mais des individus organisĂ©s, dĂ©terminĂ©s Ă semer le dĂ©sordre, Ă ternir lâĂ©vĂ©nement et Ă imposer un climat de tension.
Leur agressivitĂ© et leur organisation soulĂšvent une question que beaucoup prĂ©fĂšrent Ă©viter : pourquoi ces scĂšnes se rĂ©pĂštent-elles, souvent, lorsquâun club algĂ©rien est impliquĂ© dans une confrontation Ă forte charge symbolique ? Dans un contexte oĂč le rĂ©gime algĂ©rien fait de lâhostilitĂ© envers le Maroc un axe central de sa communication, il devient difficile de croire que ces dĂ©bordements soient totalement dĂ©connectĂ©s de cet environnement. Ici, le football nâest plus neutre : il devient un espace dâexpression, voire un outil indirect de dĂ©stabilisation.
Quâon le veuille ou non, un climat de tension est aujourdâhui entretenu, dans lequel certains groupes de supporters semblent Ă©voluer avec un sentiment dâimpunitĂ© troublant. Sans parler nĂ©cessairement dâinstructions directes, lâhypothĂšse dâun laisser-faire, voire dâune instrumentalisation tacite, ne peut plus ĂȘtre Ă©cartĂ©e dâun revers de main.
Câest prĂ©cisĂ©ment cela qui est inacceptable. Dâautant plus que, si lâon en croit les dĂ©clarations des joueurs de lâOlympique de Safi, les traitements subis par lâĂ©quipe marocaine lors du match aller confirment cette instrumentalisation malsaine du sport pour entretenir des tensions dĂ©jĂ vives.
Le Maroc nâa pas Ă subir les consĂ©quences de cette hostilitĂ© importĂ©e. Il ne doit pas devenir un terrain dâexpression pour des logiques politiques qui utilisent le sport comme exutoire ou levier de nuisance. Lâheure nâest plus Ă la complaisance ni aux discours diplomatiques feutrĂ©s. Des mesures fortes sâimposent dont : un encadrement strict des visas pour les dĂ©placements Ă risque, un âfiltrage rigoureux, des interdictions de territoire ciblĂ©es et des sanctions exemplaires pour tout dĂ©bordement.
âA lâapproche de la Coupe du Monde 2030, le Royaume a le droit de protĂ©ger son image de marque tout en affirmant sa souverainetĂ©. Accueillir le monde est une fiertĂ© ; subir des provocations organisĂ©es est une ligne rouge. AprĂšs Safi, l'enjeu dĂ©passe le cadre du ballon rond : il est question de dignitĂ©, de sĂ©curitĂ© et de respect. Sur ces principes, aucune concession nâest possible.
Mohamed LMOUBARIKI
