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Notizia 27 May 2025 6 min di lettura

Rabat convainc, Alger s’isole. Le Polisario se meurt

Rabat convainc, Alger s’isole. Le Polisario se meurt
Rabat convainc, Alger s’isole. Le Polisario se meurt
Pour quiconque comprend les mĂ©canismes de la diplomatie et les enjeux du dossier du Sahara, la nouvelle est d’une importance capitale : le Kenya vient de reconnaĂźtre, sans Ă©quivoque, le plan marocain d’autonomie comme la seule approche durable pour rĂ©soudre le diffĂ©rend autour du Sahara. Ce n’est pas une dĂ©claration anodine. C’est un tournant. Un dĂ©crochage stratĂ©gique. Une dĂ©faite politique majeure pour le Polisario et son faiseur, l’AlgĂ©rie. C’est, surtout, une confirmation que la dynamique engagĂ©e par le Maroc devient irrĂ©versible.
 
Alignement stratégique
 
Le 26 mai Ă  Rabat, un communiquĂ© conjoint scelle l’instant : le Kenya, par la voix de son Premier ministre et ministre des Affaires Ă©trangĂšres Musalia Mudavadi, acte son soutien officiel au plan d’autonomie proposĂ© par le Royaume du Maroc pour le Sahara. Mieux encore, le pays annonce vouloir coopĂ©rer avec les Etats partageant cette vision pour accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre du plan. En langage diplomatique, cela Ă©quivaut Ă  un ralliement ferme.

Il faut mesurer la portĂ©e d’un tel revirement. Pendant des dĂ©cennies, Nairobi figurait parmi les soutiens les plus constants du Polisario. Le Kenya fut l’un des premiers pays africains Ă  reconnaĂźtre la pseudo-«RASD» au sein de l’Organisation de l'UnitĂ© africaine (OUA). Son revirement confirme une tendance lourde : l’Afrique n’adhĂšre plus Ă  la fiction d’un Etat sahraoui indĂ©pendant. Elle parie sur la stabilitĂ©, l’intĂ©gration et le dĂ©veloppement — trois axes que seul le Maroc incarne avec crĂ©dibilitĂ© sur ce dossier.
 
Gifle diplomatique
 
Le soutien kĂ©nyan au plan marocain d’autonomie intervient au terme d’une longue guerre d’influence menĂ©e en coulisses. Depuis 2022, Alger a mobilisĂ© tous ses leviers pour garder Nairobi dans le giron du Polisario. Trois visites du ministre algĂ©rien des Affaires Ă©trangĂšres, Ahmed Attaf, en deux ans. Pressions, promesses, deals diplomatiques. En vain. Le Maroc, lui, a jouĂ© une partition patiente, structurĂ©e, stratĂ©gique. RĂ©sultat : la bascule est actĂ©e.

Cette gifle est d’autant plus cinglante qu’elle survient aprĂšs une sĂ©rie d’indices prĂ©curseurs qui, mis bout Ă  bout, annonçaient dĂ©jĂ  la fracture : retrait de la reconnaissance de l’entitĂ© fantoche par le prĂ©sident kĂ©nyan dĂšs son arrivĂ©e au pouvoir ; ouverture rĂ©cente d’une ambassade kĂ©nyane Ă  Rabat ; visites de haut niveau dans les provinces du Sud marocain, notamment Ă  LaĂąyoune, par des dĂ©lĂ©gations diplomatiques et Ă©conomiques kĂ©nyanes. Le processus Ă©tait enclenchĂ©. Il est aujourd’hui actĂ©.
 
Projet structurant
 
Ce que certains peinent Ă  comprendre, c’est que le plan marocain d’autonomie n’est pas une simple offre politique. C’est une vision d’ensemble, structurĂ©e autour de trois piliers : respect de la souverainetĂ© nationale, gestion dĂ©mocratique locale et dĂ©veloppement Ă©conomique durable. C’est une solution qui reconnaĂźt la rĂ©alitĂ© du terrain — des institutions en place, une stabilitĂ© remarquable, et une implication massive de la population sahraouie dans la vie politique et Ă©conomique du Royaume.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette rĂ©alitĂ© que le Kenya a constatĂ©e. En soutenant ce plan, Nairobi ne fait pas qu’adopter une position diplomatique : elle choisit le camp de l’efficacitĂ©, de la lĂ©gitimitĂ© et du progrĂšs. Le plan marocain offre une sortie de crise qui garantit les droits, assure la paix et favorise l’intĂ©gration rĂ©gionale. Aucune autre proposition sur la table ne prĂ©sente ce niveau de sĂ©rieux.
 
Le terrain parle
 
A ceux qui persistent Ă  croire que la question du Sahara marocain est gelĂ©e, figĂ©e ou irrĂ©solue, il suffit de leur montrer les visages de LaĂąyoune et Dakhla. Routes, ports, aĂ©roports, Ă©coles, hĂŽpitaux, zones industrielles, parcs Ă©oliens. Ce ne sont plus des territoires en attente d’un statut. Ce sont des territoires en mouvement, intĂ©grĂ©s dans les circuits Ă©conomiques du Maroc et de l’Afrique. Des lieux de vie, d’investissement, d’innovation.

Les dĂ©lĂ©gations africaines qui s’y rendent ne s’y trompent pas. Elles viennent voir de leurs yeux ce que la propagande sĂ©paratiste tente de masquer : que le Sahara marocain est une rĂ©alitĂ© politique, sociale et Ă©conomique. Et que la souverainetĂ© marocaine n’est pas une posture, mais une Ɠuvre quotidienne.
 
Isolement croissant
 
Pour les sĂ©paratistes, ce revirement du Kenya est un coup dur. Il faut dire les choses telles qu’elles sont : le Polisario n’a plus ni projet, ni feuille de route, ni ancrage populaire rĂ©el. Sa lĂ©gitimitĂ© s’érode chaque jour, mĂȘme dans ses propres rangs. Le soutien africain, qui fut son socle historique, s’effrite. Sa rhĂ©torique reste figĂ©e dans une logique de guerre froide qui ne parle plus Ă  personne.

Quant Ă  l’AlgĂ©rie, sa diplomatie paraĂźt enfermĂ©e dans un automatisme de confrontation. Elle multiplie les rĂ©actions nerveuses, les dĂ©marches intempestives, les dĂ©nonciations stĂ©riles. Mais sur le fond, elle recule. Le projet algĂ©rien de division du Maghreb est Ă  bout de souffle. L’Afrique n’adhĂšre plus Ă  cette logique d’hostilitĂ© permanente. Elle regarde vers le dĂ©veloppement, la stabilitĂ©, les Ă©changes Sud-Sud. Et sur ces terrains-lĂ , c’est le Maroc qui gagne.
 
Basculement continental
 
Le choix du Kenya, loin d’ĂȘtre isolĂ©, s’inscrit dans une lame de fond : la majoritĂ© des Etats africains ne reconnaĂźt plus la pseudo-"RASD", ou l’abandonne progressivement. La carte diplomatique du Sahara est en train de changer, profondĂ©ment. Une trentaine de pays africains ont dĂ©jĂ  ouvert des consulats dans les provinces du Sud marocain — un acte fort, un geste de reconnaissance implicite mais concret de la souverainetĂ© du Maroc.

Le consensus international, saluĂ© par le communiquĂ© de Rabat, est aujourd’hui un fait. Ce qui Ă©tait autrefois une option parmi d’autres s’impose dĂ©sormais comme la seule voie viable et acceptable. MĂȘme les grandes puissances, de Washington Ă  Madrid, de Paris Ă  Berlin, convergent vers ce constat : le plan marocain d’autonomie est la seule base sĂ©rieuse de nĂ©gociation.
 
L’Afrique choisit la clartĂ©
 
En actant son soutien Ă  l’initiative marocaine, le Kenya tourne une page de son histoire diplomatique et en ouvre une autre, plus alignĂ©e avec les dynamiques actuelles du continent. Il rejoint le camp des Etats qui veulent avancer, coopĂ©rer, construire.
Le Sahara marocain n’est pas seulement une question de frontiĂšres ou de souverainetĂ©. C’est une question de vision pour l’Afrique. Le continent, dĂ©sormais, regarde vers ceux qui bĂątissent — pas vers ceux qui figent. Et c’est lĂ , prĂ©cisĂ©ment, que le Maroc marque des points. Un Ă  un, les masques tombent. Et l’Afrique, lucide, choisit la vĂ©ritĂ© du terrain.

Mehdi Ouassat

Questo articolo Ăš riportato come estratto. La versione integrale Ăš pubblicata dalla testata di origine.

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