La thĂ©matique de "lâapproche judiciaire et administrative de la problĂ©matique des immeubles menaçant ruine" a Ă©tĂ© au cĆur dâune journĂ©e dâĂ©tude organisĂ©e, jeudi Ă la prĂ©fecture d'arrondissements dâAĂŻn SebaĂą-Hay Mohammadi (Casablanca), avec la participation de responsables judiciaires et administratifs, dâexperts, ainsi que de reprĂ©sentants de dĂ©partements ministĂ©riels et dâĂ©tablissements publics.
Cette rencontre intervient dans un contexte marquĂ© par la multiplication des dĂ©fis liĂ©s aux immeubles menaçant ruine et par les questions juridiques, judiciaires et administratives quâils soulĂšvent.
Elle vise également à rapprocher les points de vue et à renforcer la coordination entre les différents acteurs, afin de consolider la sécurité urbaine et de mieux protéger les personnes et les biens.
LâĂ©vĂ©nement a constituĂ© un espace de rĂ©flexion collective, dâĂ©change dâexpĂ©riences et de partage dâexpertise, dans la perspective de dĂ©gager des solutions durables garantissant la sĂ©curitĂ© des citoyens, tout en prĂ©servant la mĂ©moire architecturale et urbaine de Casablanca.
Dans ce sens, les intervenants ont unanimement affirmĂ© que cette rencontre sâinscrit dans le cadre dâune prise de conscience collective croissante de la nĂ©cessitĂ© de passer dâune logique dâintervention aprĂšs la survenance des catastrophes Ă une logique de prĂ©vention et de planification anticipative, Ă travers le dĂ©veloppement du cadre juridique, lâamĂ©lioration des mĂ©canismes dâexpertise et de contrĂŽle, ainsi que le renforcement de la coordination entre les diffĂ©rents acteurs, notamment lâadministration, la justice, les milieux acadĂ©mique et politique, ainsi que la sociĂ©tĂ© civile.
Dans une allocution, le gouverneur de la prĂ©fecture d'arrondissements dâAĂŻn SebaĂą-Hay Mohammadi, Mohamed Taouss, a soulignĂ© que la question des immeubles menaçant ruine figure parmi les plus pressantes au niveau national, en raison de son lien direct avec la protection du droit Ă la vie et Ă lâintĂ©gritĂ© physique, la garantie du droit Ă un logement dĂ©cent, ainsi que la prĂ©servation du tissu urbain dans ses dimensions sociale, Ă©conomique et patrimoniale.
Il a, Ă cet effet, relevĂ© que cette problĂ©matique a Ă©tĂ© remise au premier plan ces derniers temps, Ă la suite des importantes prĂ©cipitations enregistrĂ©es dans plusieurs rĂ©gions du Royaume et des effondrements de certaines constructions, relançant le dĂ©bat sur lâefficacitĂ© des mĂ©canismes de prĂ©vention et de lâintervention anticipative.
Par ailleurs, M. Taouss a rappelĂ© que le lĂ©gislateur, Ă travers la loi n° 94-12 relative aux immeubles menaçant ruine et Ă lâorganisation des opĂ©rations de rĂ©novation urbaine, a instaurĂ© un cadre juridique intĂ©grĂ© permettant aux autoritĂ©s publiques, centrales comme dĂ©concentrĂ©es, dâintervenir Ă temps pour traiter les situations Ă risque.
Cette intervention peut prendre la forme de mĂ©canismes de consolidation, dâĂ©vacuation ou de dĂ©molition, sur la base dâune rĂ©partition claire des compĂ©tences et des responsabilitĂ©s, et le recours Ă une expertise technique spĂ©cialisĂ©e, a-t-il prĂ©cisĂ©.
Et d'ajouter que cette loi sâinscrit dans une approche prĂ©ventive qui ne subordonne pas lâaction publique Ă la survenance dâun effondrement, mais retient comme critĂšre la constatation dâun risque susceptible de menacer la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens.
Le responsable territorial n'a pas manquĂ© de mettre en avant le rĂŽle des autoritĂ©s locales et des prĂ©sidents des collectivitĂ©s territoriales dans lâexĂ©cution des dĂ©cisions administratives, sur la base des rapports des commissions provinciales et des expertises techniques Ă©valuant le niveau de dangerositĂ© des bĂątiments.
De son cĂŽtĂ©, la directrice de lâAgence nationale pour la rĂ©novation urbaine et la rĂ©habilitation des immeubles menaçant ruine (ANRUR), Azhar Ktitou, a prĂ©sentĂ© les principales orientations de la stratĂ©gie dâintervention de lâAgence Ă lâhorizon 2030, qui vise Ă mettre en place une politique intĂ©grĂ©e de renouvellement urbain et Ă proposer un nouveau modĂšle de traitement fondĂ© sur la prĂ©vention et la durabilitĂ©.
Cette stratĂ©gie prĂ©voit Ă©galement de renforcer les mĂ©canismes de financement, dâaccroĂźtre les capacitĂ©s des acteurs locaux et dâintĂ©grer les technologies modernes ainsi que lâinnovation dans les opĂ©rations de rĂ©habilitation.
Selon Mme. Ktitou, la stratĂ©gie ambitionne de faire de lâAgence un acteur central dans lâencadrement des opĂ©rations de renouvellement urbain et dans la prise en charge des immeubles menaçant ruine, en conciliant exigences de sĂ©curitĂ© et prĂ©servation de la mĂ©moire urbaine, au service dâun dĂ©veloppement urbain durable.
Sur le plan judiciaire, le prĂ©sident du tribunal administratif de Casablanca, Abdelmajid Chafiq, a abordĂ© "la prise en charge juridique et judiciaire des immeubles menaçant ruine", en mettant lâaccent sur le rĂŽle du juge administratif dans le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© des dĂ©cisions et dans la conciliation entre impĂ©ratifs de protection des vies humaines et respect des droits individuels.
Par ailleurs, le président du tribunal correctionnel de premiÚre instance de Casablanca, Hassan Jabir, a présenté un exposé sur la loi n° 94-12, entre dimension répressive et protection de la sécurité urbaine, à la lumiÚre de la jurisprudence marocaine et en comparaison avec la législation française.
Pour sa part, le procureur du Roi prÚs le tribunal correctionnel de premiÚre instance, Mohamed Zouaki, a exposé le rÎle du MinistÚre public dans le traitement de cette problématique.
Les travaux de cette journĂ©e dâĂ©tude, marquĂ©e notamment par la prĂ©sence des gouverneurs des prĂ©fectures d'arrondissements de Hay Hassani, Sidi Bernoussi et dâAl Fida-Mers Sultan, du premier prĂ©sident de la Cour dâappel, ainsi que de prĂ©sidents de tribunaux et de procureurs du Roi, se sont achevĂ©s par une discussion gĂ©nĂ©rale, offrant lâoccasion de confronter les expĂ©riences et de partager les bonnes pratiques entre lâensemble des intervenants.
Cette rencontre intervient dans un contexte marquĂ© par la multiplication des dĂ©fis liĂ©s aux immeubles menaçant ruine et par les questions juridiques, judiciaires et administratives quâils soulĂšvent.
Elle vise également à rapprocher les points de vue et à renforcer la coordination entre les différents acteurs, afin de consolider la sécurité urbaine et de mieux protéger les personnes et les biens.
LâĂ©vĂ©nement a constituĂ© un espace de rĂ©flexion collective, dâĂ©change dâexpĂ©riences et de partage dâexpertise, dans la perspective de dĂ©gager des solutions durables garantissant la sĂ©curitĂ© des citoyens, tout en prĂ©servant la mĂ©moire architecturale et urbaine de Casablanca.
Dans ce sens, les intervenants ont unanimement affirmĂ© que cette rencontre sâinscrit dans le cadre dâune prise de conscience collective croissante de la nĂ©cessitĂ© de passer dâune logique dâintervention aprĂšs la survenance des catastrophes Ă une logique de prĂ©vention et de planification anticipative, Ă travers le dĂ©veloppement du cadre juridique, lâamĂ©lioration des mĂ©canismes dâexpertise et de contrĂŽle, ainsi que le renforcement de la coordination entre les diffĂ©rents acteurs, notamment lâadministration, la justice, les milieux acadĂ©mique et politique, ainsi que la sociĂ©tĂ© civile.
Dans une allocution, le gouverneur de la prĂ©fecture d'arrondissements dâAĂŻn SebaĂą-Hay Mohammadi, Mohamed Taouss, a soulignĂ© que la question des immeubles menaçant ruine figure parmi les plus pressantes au niveau national, en raison de son lien direct avec la protection du droit Ă la vie et Ă lâintĂ©gritĂ© physique, la garantie du droit Ă un logement dĂ©cent, ainsi que la prĂ©servation du tissu urbain dans ses dimensions sociale, Ă©conomique et patrimoniale.
Il a, Ă cet effet, relevĂ© que cette problĂ©matique a Ă©tĂ© remise au premier plan ces derniers temps, Ă la suite des importantes prĂ©cipitations enregistrĂ©es dans plusieurs rĂ©gions du Royaume et des effondrements de certaines constructions, relançant le dĂ©bat sur lâefficacitĂ© des mĂ©canismes de prĂ©vention et de lâintervention anticipative.
Par ailleurs, M. Taouss a rappelĂ© que le lĂ©gislateur, Ă travers la loi n° 94-12 relative aux immeubles menaçant ruine et Ă lâorganisation des opĂ©rations de rĂ©novation urbaine, a instaurĂ© un cadre juridique intĂ©grĂ© permettant aux autoritĂ©s publiques, centrales comme dĂ©concentrĂ©es, dâintervenir Ă temps pour traiter les situations Ă risque.
Cette intervention peut prendre la forme de mĂ©canismes de consolidation, dâĂ©vacuation ou de dĂ©molition, sur la base dâune rĂ©partition claire des compĂ©tences et des responsabilitĂ©s, et le recours Ă une expertise technique spĂ©cialisĂ©e, a-t-il prĂ©cisĂ©.
Et d'ajouter que cette loi sâinscrit dans une approche prĂ©ventive qui ne subordonne pas lâaction publique Ă la survenance dâun effondrement, mais retient comme critĂšre la constatation dâun risque susceptible de menacer la sĂ©curitĂ© des personnes ou des biens.
Le responsable territorial n'a pas manquĂ© de mettre en avant le rĂŽle des autoritĂ©s locales et des prĂ©sidents des collectivitĂ©s territoriales dans lâexĂ©cution des dĂ©cisions administratives, sur la base des rapports des commissions provinciales et des expertises techniques Ă©valuant le niveau de dangerositĂ© des bĂątiments.
De son cĂŽtĂ©, la directrice de lâAgence nationale pour la rĂ©novation urbaine et la rĂ©habilitation des immeubles menaçant ruine (ANRUR), Azhar Ktitou, a prĂ©sentĂ© les principales orientations de la stratĂ©gie dâintervention de lâAgence Ă lâhorizon 2030, qui vise Ă mettre en place une politique intĂ©grĂ©e de renouvellement urbain et Ă proposer un nouveau modĂšle de traitement fondĂ© sur la prĂ©vention et la durabilitĂ©.
Cette stratĂ©gie prĂ©voit Ă©galement de renforcer les mĂ©canismes de financement, dâaccroĂźtre les capacitĂ©s des acteurs locaux et dâintĂ©grer les technologies modernes ainsi que lâinnovation dans les opĂ©rations de rĂ©habilitation.
Selon Mme. Ktitou, la stratĂ©gie ambitionne de faire de lâAgence un acteur central dans lâencadrement des opĂ©rations de renouvellement urbain et dans la prise en charge des immeubles menaçant ruine, en conciliant exigences de sĂ©curitĂ© et prĂ©servation de la mĂ©moire urbaine, au service dâun dĂ©veloppement urbain durable.
Sur le plan judiciaire, le prĂ©sident du tribunal administratif de Casablanca, Abdelmajid Chafiq, a abordĂ© "la prise en charge juridique et judiciaire des immeubles menaçant ruine", en mettant lâaccent sur le rĂŽle du juge administratif dans le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© des dĂ©cisions et dans la conciliation entre impĂ©ratifs de protection des vies humaines et respect des droits individuels.
Par ailleurs, le président du tribunal correctionnel de premiÚre instance de Casablanca, Hassan Jabir, a présenté un exposé sur la loi n° 94-12, entre dimension répressive et protection de la sécurité urbaine, à la lumiÚre de la jurisprudence marocaine et en comparaison avec la législation française.
Pour sa part, le procureur du Roi prÚs le tribunal correctionnel de premiÚre instance, Mohamed Zouaki, a exposé le rÎle du MinistÚre public dans le traitement de cette problématique.
Les travaux de cette journĂ©e dâĂ©tude, marquĂ©e notamment par la prĂ©sence des gouverneurs des prĂ©fectures d'arrondissements de Hay Hassani, Sidi Bernoussi et dâAl Fida-Mers Sultan, du premier prĂ©sident de la Cour dâappel, ainsi que de prĂ©sidents de tribunaux et de procureurs du Roi, se sont achevĂ©s par une discussion gĂ©nĂ©rale, offrant lâoccasion de confronter les expĂ©riences et de partager les bonnes pratiques entre lâensemble des intervenants.
