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Notizia 27 Nov 2025 3 min di lettura

Affichage publicitaire : Casablanca tombe dans le panneau

Affichage publicitaire : Casablanca tombe dans le panneau

Sur le boulevard d’Anfa qui longe l’école espagnole, deux passages piĂ©tons, pourtant essentiels pour la sĂ©curitĂ© des enfants et des parents, ont Ă©tĂ© supprimĂ©s lors du dernier rĂ©asphaltage de la voie. En guise de compensation, la commune d’Anfa a installĂ© un panneau publicitaire gĂ©ant devant l’établissement ! Ce geste soulĂšve plusieurs interrogations, Ă  la croisĂ©e de l’urbanisme, de l’éthique visuelle et de la responsabilitĂ© publique.

Et puis, l’environnement scolaire ne devrait-il pas ĂȘtre prĂ©servĂ© de la pression commerciale, surtout lorsqu’il s’agit d’élĂšves, exposĂ©s Ă  un matraquage publicitaire permanent? Sauf Ă  considĂ©rer qu’il n’y a pas plus formateur pour les enfants que d’apprendre trĂšs tĂŽt les lois de la rĂ©clame ! Dans ces conditions, le message est clair : Oublions les arbres, les bibliothĂšques ou les fresques Ă©ducatives. Rien n’est prĂ©cieux qu’un bon 4×3 criard pour leur rappeler que dans la vie, l’espace public n’est qu’un support de pub qui crache du cash!

OmniprĂ©sents, souvent envahissants et placĂ©s contre le bon sens , ces mastodontes de l’affichage- surdimensionnĂ©s pour l’espace urbain car conçus pour les zones autoroutiĂšres- se sont imposĂ©s depuis longtemps comme les nouveaux totems de la ville. Ils surgissent Ă  chaque coin de rue, devant les Ă©coles, les hĂŽpitaux, les administrations, les places publiques, parfois mĂȘme en double ou en triple file. Qu’importe la visibilitĂ©, la vue, la sĂ©curitĂ©, l’air frais, ou l’harmonie urbaine : ce qui compte, c’est le mĂštre carrĂ© Ă  louer, la visibilitĂ© Ă  vendre, et surtout, le profit Ă  encaisser. A Casablanca, le vrai poumon vert, c’est le billet de banque.

TĂ©moignant  d’une forme de marchandisation Ă  outrance de l’espace public, oĂč le moindre mĂštre carrĂ© est exploitĂ©, mĂȘme au dĂ©triment de la cohĂ©rence urbaine ou du bien commun, cette affaire met en lumiĂšre un laxisme douteux et des dysfonctionnements dans les rĂšgles de zonage publicitaire. OĂč sont en effet les garde-fous pour protĂ©ger certains espaces sensibles (Ă©coles, hĂŽpitaux, lieux de culte) ?

Ce business juteux , gĂ©rĂ© en sous-main par quelques sociĂ©tĂ©s bien introduites, est une pompe Ă  fric monumentale. Casablanca n’est plus une ville, c’est un catalogue grandeur nature oĂč les trottoirs, les façades et mĂȘme les ronds-points servent d’espace d’exposition pour tout et n’importe quoi. La ville est littĂ©ralement colonisĂ©e par la pub, au dĂ©triment de ses habitants et de son esthĂ©tique.

Tout se passe comme si on avait troquĂ© l’ombre des arbres contre l’ombre des profits. À dĂ©faut de chlorophylle, on respire du visuel publicitaire. A Casablanca, on coupe des arbres pour planter des panneaux. On n’arrose plus les racines, mais les budgets marketing.

Questo articolo Ăš riportato come estratto. La versione integrale Ăš pubblicata dalla testata di origine.

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