Paese / regione

16 distretti ‱ Un comune urbano

Informazioni sulla Prefettura Casablanca

Casablanca, cuore pulsante del Marocco, Ăš una metropoli dinamica che fonde ereditĂ  coloniale e modernitĂ . Affacciata sull'Oceano Atlantico, la prefettura Ăš il centro economico del Paese, offrendo...

NovitĂ  a Casablanca

Segui le ultime novitĂ , i progetti e i comunicati ufficiali del tuo prefettura.

Notizia 24 Sep 2025 10 min di lettura

RÉTRO-VERSO : BĂątiment Lahrizi, tĂ©moin de l’ñge d’or architectural de Casablanca

RÉTRO-VERSO : BĂątiment Lahrizi, tĂ©moin de l’ñge d’or architectural de Casablanca
Le bĂątiment Lahrizi, Ɠuvre de Marius Boyer et ancien siĂšge bancaire, incarne l’essor moderne et le patrimoine vivant de la CitĂ© de tous les dĂ©fis. Mais encore ?
RÉTRO-VERSO : BĂątiment Lahrizi, tĂ©moin de l’ñge d’or architectural de Casablanca
 
À quelques pas du boulevard Hassan II, la rue Driss Lahrizi abrite un Ă©difice qui rĂ©sume Ă  lui seul l’Histoire moderne de Casablanca. Le bĂątiment Lahrizi, ancien siĂšge de la Banque Commerciale du Maroc, a longtemps incarnĂ© le dynamisme Ă©conomique et l’audace architecturale de la mĂ©tropole. Conçu par l’architecte français Marius Boyer dans les annĂ©es 1930, il demeure aujourd’hui une rĂ©fĂ©rence incontournable pour qui s’intĂ©resse au patrimoine urbain de la capitale Ă©conomique.
 
Entre les annĂ©es 1930 et 1970, le bĂątiment a Ă©tĂ© le cƓur battant de la Banque Commerciale du Maroc. Dans un quartier en pleine mutation, marquĂ© par la construction de nouveaux immeubles et d’édifices administratifs, il servait Ă  la fois de siĂšge social et de vitrine de modernitĂ©. Ses vastes volumes, sa façade Ă©purĂ©e et son allure monumentale traduisaient la confiance d’une institution financiĂšre qui accompagnait l’essor de la ville.
 
"Le choix de Boyer, architecte reconnu de l’époque, n’était pas fortuit, car ce dernier est Ă  l’origine de plusieurs rĂ©alisations majeures de Casablanca, qui marquent encore le paysage urbain. Avec ses rĂ©alisations, il a su trouver un Ă©quilibre entre monumentalitĂ© et sobriĂ©tĂ©, donnant au lieu une identitĂ© forte sans tomber dans l’ostentation", tĂ©moigne l'architecte Rachid Andaloussi, militant culturel et fervent dĂ©fenseur du patrimoine de Casablanca.
 
Un chef-d’Ɠuvre de sobriĂ©tĂ©
 
Contrairement Ă  d’autres Ă©difices bancaires du dĂ©but du XXᔉ siĂšcle, souvent influencĂ©s par l’éclectisme ou l’ornementation coloniale, le bĂątiment Lahrizi se distingue par une Ă©criture architecturale plus contenue. Sa façade, rigoureusement composĂ©e, privilĂ©gie la clartĂ© des lignes, la rĂ©gularitĂ© des ouvertures et la mise en valeur de la pierre. "Cette esthĂ©tique minimaliste annonçait dĂ©jĂ  l’évolution vers un langage moderne, adaptĂ© Ă  la fonction bancaire et aux impĂ©ratifs d’efficacitĂ©", appuie Karim Rouissi, architecte et prĂ©sident de Casa-MĂ©moire.
 
On y retrouve les caractĂ©ristiques de ce que les historiens de l’architecture appellent la "seconde gĂ©nĂ©ration des banques marocaines". L'allusion est ici faite aux Ă©difices qui, sans renoncer Ă  la monumentalitĂ©, assumaient une certaine simplicitĂ© formelle et mettaient l’accent sur la soliditĂ©, la stabilitĂ© et la confiance.
 
AprĂšs plusieurs dĂ©cennies d’usage et de transformations, l’édifice avait perdu de son charme. L’encrassement des façades, l’évolution des besoins bancaires et les amĂ©nagements successifs avaient altĂ©rĂ© sa lecture originelle. Consciente de la valeur patrimoniale de ce bĂątiment, Attijariwafa Bank, hĂ©ritiĂšre de la Banque Commerciale du Maroc, a dĂ©cidĂ© de lui redonner son Ă©clat.
 
En dĂ©cembre 2021, une vaste opĂ©ration de rĂ©habilitation a Ă©tĂ© engagĂ©e. La façade a Ă©tĂ© restaurĂ©e avec soin, respectant les matĂ©riaux et l’esprit du projet initial. Les travaux ont Ă©galement concernĂ© l’intĂ©rieur, afin de rĂ©adapter les espaces aux exigences actuelles tout en prĂ©servant la cohĂ©rence architecturale de l’ensemble. Cette dĂ©marche illustre une tendance croissante Ă  Casablanca : concilier modernisation et sauvegarde du patrimoine.
 
Plus largement, cette renaissance met en lumiĂšre l’importance de prĂ©server les Ă©difices emblĂ©matiques du XXᔉ siĂšcle. Alors que nombre d’immeubles modernistes sont menacĂ©s par la spĂ©culation ou la dĂ©gradation, le cas du bĂątiment Lahrizi prouve qu’il est possible de protĂ©ger et de valoriser ces tĂ©moins de l’histoire rĂ©cente.
 
 
Entre hĂ©ritage et modernitĂ©, le Lahrizi illustre le dilemme auquel Casablanca est confrontĂ©e: continuer Ă  se dĂ©velopper tout en sauvegardant ce qui fait son identitĂ©. En restaurant cet Ă©difice, la banque qui en est propriĂ©taire a non seulement redonnĂ© vie Ă  une architecture emblĂ©matique, mais elle a aussi envoyĂ© un signal fort : le patrimoine n’est pas un frein au progrĂšs, il peut en ĂȘtre l’alliĂ©.
 
Discret et majestueux, ce bĂątiment reste l’un des jalons essentiels pour comprendre la trajectoire de la ville et mesurer l’apport des grands architectes comme Marius Boyer. Il appartient dĂ©sormais aux Casablancais de s’approprier ce patrimoine et de le transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures.

 

Mécénat : L'engagement entrepreneurial à l'aune de la transmission patrimoniale

Il y a quelques annĂ©es, Attijariwafa Bank s’est engagĂ©e dans la rĂ©habilitation du bĂątiment Lahrizi, dĂ©montrant sa volontĂ© de prĂ©server son patrimoine architectural tout en l’adaptant aux besoins contemporains. Selon Ouafaa Ghaouat, responsable de la communication de l'entreprise, «chaque intervention a Ă©tĂ© pensĂ©e pour valoriser l’histoire du lieu et restituer sa splendeur d’origine, tout en offrant des espaces fonctionnels pour nos collaborateurs et nos clients».

 

La banque a mis en place un suivi rigoureux des travaux, coordonnant artisans, architectes et Ă©quipes internes afin de garantir le respect des matĂ©riaux et des dĂ©tails historiques. «Nous souhaitons que ce bĂątiment ne soit pas seulement restaurĂ©, mais qu’il continue de vivre au quotidien, tĂ©moignant de l’histoire de Casablanca tout en rĂ©pondant aux standards modernes», insiste Ouafaa Ghaouat.

 

Au-delĂ  de la façade, cette institution bancaire a engagĂ© une rĂ©flexion globale sur l’amĂ©nagement intĂ©rieur, alliant ergonomie, confort et efficacitĂ©. Pour la chargĂ©e de communication de la banque et dudit projet, «il s’agit de crĂ©er un environnement oĂč l’histoire et la modernitĂ© coexistent, permettant Ă  nos Ă©quipes de travailler dans les meilleures conditions tout en respectant l’identitĂ© patrimoniale du lieu».

 

«Cette dĂ©marche s’inscrit dans la politique globale de responsabilitĂ© sociale et culturelle du groupe, qui met un point d’honneur Ă  prĂ©server les bĂątiments emblĂ©matiques dont il est propriĂ©taire», entrevoit Ouafaa Ghaouat avant de conclure que «restaurer cet immeuble est un exemple concret de notre engagement Ă  faire vivre le patrimoine architectural de Casablanca et Ă  le transmettre aux gĂ©nĂ©rations futures».


Vers l'officialisation d'un porte-étendard architectural
RÉTRO-VERSO : BĂątiment Lahrizi, tĂ©moin de l’ñge d’or architectural de Casablanca
La question est depuis bien longtemps sur toutes les lĂšvres : le bĂątiment Lahrizi est-il officiellement classĂ© monument historique ? Cette interrogation mĂ©rite une attention particuliĂšre. La raison en est que depuis quelques annĂ©es, de nombreux articles de presse et de communication institutionnelle soulignent l’importance de cet Ă©difice, considĂ©rĂ© comme l’un des tĂ©moins majeurs de l’architecture bancaire du XXᔉ siĂšcle. Conçu par Marius Boyer et longtemps siĂšge de la Banque Commerciale du Maroc, l’immeuble est rĂ©guliĂšrement citĂ© comme faisant partie du patrimoine emblĂ©matique de la mĂ©tropole.
 
Dans les discours, le Lahrizi apparaĂźt souvent associĂ© Ă  d’autres Ă©difices modernistes casablancais, surtout si l'on sait que certains d’entre eux ont dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un classement ou d’une inscription au titre des monuments historiques. Cette association entretient parfois une confusion : parce que ce joyau architectural est qualifiĂ© d’«emblĂ©matique», beaucoup supposent qu’il figure dans la liste officielle des monuments protĂ©gĂ©s par la loi 22-80. Or, cette loi encadre strictement la procĂ©dure de classement et d’inscription, qui nĂ©cessite un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel publiĂ© au Bulletin Officiel.
 
À ce jour, aucune rĂ©fĂ©rence claire Ă  un tel arrĂȘtĂ© n’a Ă©tĂ© retrouvĂ©e concernant spĂ©cifiquement le bĂątiment Lahrizi. Les textes disponibles Ă©voquent son intĂ©rĂȘt architectural et la valeur symbolique qu’il reprĂ©sente pour la mĂ©moire bancaire du pays, mais sans fournir le numĂ©ro d’un acte juridique formel.
 
L’absence de mention explicite dans les registres officiels ne signifie pas que le bĂątiment est laissĂ© Ă  l’abandon. Sa rĂ©habilitation rĂ©cente, financĂ©e et pilotĂ©e par son propriĂ©taire institutionnel, prouve au contraire qu’il bĂ©nĂ©ficie d’une attention particuliĂšre. Toutefois, cela ne remplace pas la reconnaissance juridique que confĂšre le classement ou l’inscription. Sans cet ancrage lĂ©gal, l’édifice reste vulnĂ©rable, car rien n’empĂȘcherait, en thĂ©orie, de futures modifications lourdes ou mĂȘme une Ă©ventuelle dĂ©molition si les pressions immobiliĂšres devenaient trop fortes.
 
La protection juridique est d’autant plus importante que Casablanca connaĂźt depuis plusieurs dĂ©cennies une tension constante entre modernisation urbaine et sauvegarde de son patrimoine. De nombreux immeubles des annĂ©es 1920 Ă  1950, parfois signĂ©s par de grands architectes, ont Ă©tĂ© dĂ©truits faute de reconnaissance lĂ©gale, malgrĂ© leur valeur culturelle.
 
Quoi qu'il en soit, ce porte-étendard d'un grand pan de l'Histoire casablancaise ne laisse quasiment personne sans opinion.
 

Patrimoine : La valeur de la reconnaissance symbolique
RÉTRO-VERSO : BĂątiment Lahrizi, tĂ©moin de l’ñge d’or architectural de Casablanca
MĂȘme sans arrĂȘtĂ© officiel, le Lahrizi bĂ©nĂ©ficie d’une reconnaissance symbolique forte et notable. Son nom revient rĂ©guliĂšrement dans les inventaires informels Ă©tablis par des associations, des architectes ou des chercheurs en histoire urbaine. Les mĂ©dias mettent aussi en avant son rĂŽle dans la constitution du paysage architectural casablancais, et la rĂ©habilitation de sa façade a Ă©tĂ© largement saluĂ©e comme un geste en faveur du patrimoine.
 
Cette reconnaissance symbolique contribue Ă  protĂ©ger le bĂątiment dans l’opinion publique. Elle peut Ă©galement prĂ©parer le terrain pour une inscription future, car les autoritĂ©s patrimoniales prennent souvent en considĂ©ration la notoriĂ©tĂ© et l’intĂ©rĂȘt manifestĂ© par la sociĂ©tĂ© civile.
 
La question reste donc ouverte : le bĂątiment Lahrizi rejoindra-t-il la liste officielle des monuments historiques du Maroc ? Tout dĂ©pendra de la volontĂ© des pouvoirs publics, de la mobilisation des acteurs locaux et du plaidoyer des associations patrimoniales. La procĂ©dure, bien qu’administrative, est aussi politique : elle engage une vision de la ville et de la place accordĂ©e Ă  son histoire.
 
En attendant, l’exemple de cet immeuble rappelle l’importance de distinguer entre deux niveaux de reconnaissance. D’un cĂŽtĂ©, il y a la reconnaissance sociale et culturelle, portĂ©e par la mĂ©moire collective, les initiatives privĂ©es et l’attachement des habitants Ă  un lieu qui fait partie du paysage urbain. Elle se traduit par des rĂ©cits, des publications ou encore des actions de sensibilisation qui maintiennent le bĂątiment vivant dans la conscience publique. De l’autre, il y a la reconnaissance juridique, plus contraignante mais aussi plus efficace, qui seule peut garantir une protection durable face aux alĂ©as du dĂ©veloppement urbain, aux pressions fonciĂšres ou aux projets de rĂ©novation parfois destructeurs. C’est cette articulation entre mĂ©moire citoyenne et cadre lĂ©gal qui conditionne, Ă  long terme, la sauvegarde rĂ©elle d’un Ă©difice patrimonial.
 

Classement : 57 bĂątiments casablancais sur la liste des monuments historiques

Sur décision de la tutelle, pas moins de 57 bùtiments datant du 20Úme siÚcle, dont 56 appartenant à des propriétaires privés et un affilié à l'Ambassade de Bulgarie au Maroc, figurent désormais sur la liste des monuments historiques de la ville. Publiée dans le dernier numéro du Bulletin Officiel, cette liste fait écho à une demande formulée par la direction générale de l'Agence urbaine de Casablanca.

 

C'est le cas de Dar America, des immeubles Antoinette, Charles III, Daniel II, Farairre II, Germaine Marie V, Lakhiri, Rosa 2, Rosa 3, Nelly IV, Basciano, Alexandre II, Cécile III, Acropole, Sophie, Princep, Inchallah, Lahlou frÚre VaissiÚre, et des villas Mabrouka, Géo Zette, Augustine II, Marie ThérÚse, Benchimol, et Charmare et Provincial.

 

C'est aussi le cas des immeubles Alexandre IV, Bosia Viari, Simaf, la SociĂ©tĂ© immobiliĂšre israĂ©lite de Casablanca, Angle d’Amade, LibĂ©ration, Jean Jean, Maisons Banons, Suresnes, Marina, Marguerite, rĂ©sidence Mirasol, Cazes Junion, CitĂ© du MarĂ©chal Lyautey, Cherifa, Pennaroya III, Le Glay, Linda, Bastieu-Casa, Gattous, Carmella, Joseph Isaac Harrosh, Altairac II, Saint Blaise, Gracieuse II, Normandie, La Roseraie, Dar Andaso et Lapeen, Terrain Pelloux et porte M.30 Bis, ainsi que des villas de Liz, JosĂ© et Rachelle.

 

Selon la loi 22.80 sur la conservation des monuments historiques, des sites et des inscriptions d'Ɠuvres d'art et d'antiquitĂ©s, un bĂątiment inscrit ne peut ĂȘtre dĂ©moli, mĂȘme partiellement, sans dĂ©classement prĂ©alable. Il ne peut ĂȘtre rĂ©tabli ou amĂ©nagĂ© ou modifiĂ©, mĂȘme superficiellement, qu'aprĂšs avoir obtenu une autorisation administrative, et aucune construction nouvelle ne peut ĂȘtre effectuĂ©e sans une autorisation dĂ©livrĂ©e conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation en vigueur. Le permis de bĂątir doit ĂȘtre accordĂ© par l'autoritĂ© municipale compĂ©tente.
 


Questo articolo Ăš riportato come estratto. La versione integrale Ăš pubblicata dalla testata di origine.

Continua a leggere su lopinion.ma — l'Opinion
Ascolta
Dimensione:
Partner: Hai bisogno di spostarti? Non perderti le migliori offerte di noleggio auto del nostro partner Booking.com.