Pays / région

2 villes ‱ 3 communes urbaines

À propos de PrĂ©fecture Rabat

Capitale administrative du Maroc, Rabat est une prĂ©fecture dynamique situĂ©e au cƓur de la rĂ©gion Rabat-SalĂ©-KĂ©nitra. Entre hĂ©ritage historique prestigieux et modernitĂ© urbaine, elle offre un...

Actualités à Rabat

Suivez les derniÚres actualités, les projets et les communiqués officiels de votre préfecture.

Actualités 11 Jan 2025 12 min de lecture

Manifeste de l’IndĂ©pendance : FiertĂ© et devoir de mĂ©moire

Manifeste de l’IndĂ©pendance : FiertĂ© et devoir de mĂ©moire
Il y a exactement 81 ans, le Parti de l’Istiqlal avait rĂ©digĂ© un Manifeste demandant la pleine indĂ©pendance du Maroc. Depuis le temps, le peuple marocain cĂ©lĂšbre chaque 11 janvier cet Ă©vĂ©nement qui a constituĂ© un tournant dans l’action populaire pour l’indĂ©pendance, l’établissement de la dĂ©mocratie, la garantie des droits et la dignitĂ© des citoyens et le parachĂšvement de l’intĂ©gritĂ© territoriale du pays.
Manifeste de l’IndĂ©pendance : FiertĂ© et devoir de mĂ©moire
11 janvier, une date si chĂšre aux Marocains qui cĂ©lĂšbrent aujourd’hui le quatre-vingtiĂšme anniversaire du Manifeste de l’IndĂ©pendance. Un Ă©vĂ©nement marquant dans l’Histoire du Royaume et le prĂ©lude de l’émancipation du joug colonial.

Il a suffi que 66 illustres personnalitĂ©s du Mouvement national s’enhardissent Ă  signer un manifeste revendiquant lĂ©gitimement, en pleine deuxiĂšme guerre mondiale, l’indĂ©pendance du pays pour dĂ©stabiliser la RĂ©sidence gĂ©nĂ©rale du colonisateur français, subordonnĂ©e au gouvernement de Vichy. IndĂ©pendance et dĂ©mocratie furent les deux aspirations formulĂ©es par les signataires du manifeste qui a bouleversĂ© le cours du protectorat français au Maroc, lequel a fini par succomber Ă  la volontĂ© du peuple marocain et de son Sultan Ă  disposer du destin de leur propre pays.

Dans la continuitĂ© de l’esprit du 11 janvier, le Royaume a accompli des pas de gĂ©ant, accumulant les victoires diplomatiques, notamment via la reconnaissance de plusieurs grandes puissances de la marocanitĂ© du Sahara. A cela s’ajoutent les initiatives visant Ă  hisser le Maroc au rang des pays influents et puissants de la rĂ©gion, dont la derniĂšre initiative Royale pour l’Atlantique. 

Flashback

Les historiens s’accordent Ă  dire que cette date est la plus importante dans l’histoire du mouvement national et de la lutte pour l’indĂ©pendance du pays. PrĂ©sentĂ©, le 11 jan- vier 1944, ce document a constituĂ© un tournant dĂ©cisif dans la lutte visant Ă  affranchir le royaume du colonialisme, scellant un pacte entre le roi, Feu Mohammed V, et les figures du Mouvement national.

Cet accord, qui illustre la volontĂ© commune du TrĂŽne et du peuple d’en finir avec le protectorat pour un Maroc libre et indĂ©pendant, a permis d’entamer la phase de revendication publique de l’indĂ©pendance et de la souverainetĂ© nationale. A lire rĂ©trospectivement le Manifeste, Ă  regarder la maniĂšre dont le problĂšme de l’IndĂ©pendance avait Ă©tĂ© posĂ©, nous restons impression- nĂ©s par la force de la revendication qui marqua le contenu du texte, Ă  un moment oĂč le monde sortait difficilement de la DeuxiĂšme Guerre mondiale, oĂč la France sortait de l’occupation nazie. DĂšs les premiĂšres lignes, les signataires rĂ©clamĂšrent l’indĂ©pendance du Maroc dans son intĂ©gritĂ© territoriale sous l’égide du Roi Mohammed Ben Youssef.

L’indĂ©pendance et rien d’autre, mais sous l’autoritĂ© du Roi lĂ©gitime, et seul garant de l’unitĂ© et le symbole de la souverainetĂ©. Il y avait Ă  l’évidence une subtile logique dans le propos qui posait la libĂ©ration comme principe in- contournable. Cette exigence que la libĂ©ration du Maroc ne pouvait s’effectuer que dans ses frontiĂšres naturelles et dans l’intĂ©gritĂ© territoriale du Royaume reprĂ©sentait un point de non retour dans la marche du rĂ©tablissement du droit d’une Nation Ă  disposer d’elle-mĂȘme. La commĂ©moration de la journĂ©e du 11 janvier cristallise ainsi la volontĂ© de tous les patriotes sincĂšres et dĂ©vouĂ©s Ă  la cause du peuple de mener ensemble la lutte pour ouvrir de nouveaux horizons, forger une nouvelle mentalitĂ© et donner au Maroc dĂ©mocratique et souverain la place qui lui sied sur la carte du monde.

Un acte fondateur dans l’édification du Maroc moderne Cette Ă©dification de l’avenir du Ma- roc, jouissant de son indĂ©pendance politique, Ă©conomique et culturelle et oĂč tous les citoyens profitent de façon Ă©gale des fruits de cette indĂ©pendance, exige la conjugaison des efforts de tous et la mobilisation de toutes les potentialitĂ©s pour relever les dĂ©fis et consolider les fondements d’un Ă©difice solide capable de faire face Ă  tous les dĂ©fis. Le 11 janvier a Ă©tĂ© le point de dĂ©part pour le peuple marocain afin d’établir la dĂ©mocratie, de surmonter les obstacles et de disposer de tous les moyens de dĂ©fense et d’immunitĂ©.

La prĂ©sentation de ce Manifeste le 11 janvier 1944 Ă  feu S.M Mohammed V, au RĂ©sident gĂ©nĂ©ral français, aux consuls de Grande-Bretagne et des États-Unis au Maroc et Ă  l’ambassadeur de l’Union SoviĂ©tique, a constituĂ© un cap dĂ©cisif dans la lutte du peuple marocain. AprĂšs avoir pris connaissance de cet important Ă©vĂ©nement, ce peuple libre et fier a organisĂ© des actions dans plusieurs villes. Les autoritĂ©s coloniales ont alors procĂ©dĂ© Ă  l’arrestation de plusieurs leaders du Mouvement national, Ă  la suite de quoi des grĂšves et des manifestations ont Ă©clatĂ©, particuliĂšrement dans les villes de Rabat, SalĂ© et FĂšs. Le 11 janvier 1944 concrĂ©tise donc le fait que le peuple marocain avait dĂ©passĂ© le stade de revendication des simples rĂ©formes Ă©conomiques, administratives et sociales pour exiger l’indĂ©pendance du pays.

Le programme Ă©tait ainsi tracĂ© et les objectifs dĂ©finis. Une feuille de route qui servira de socle auquel s’attacheront aussi bien le Roi que les nationalistes marocains autour de lui. Une stratĂ©gie a tout de suite pris forme, adaptĂ©e aux circonstances nationales, mais en corrĂ©lation aussi avec les textes qui fleurissaient un peu partout dans le monde Ă  cette Ă©poque sur les mouvements de libĂ©ration nationale. Aussi bien dans le monde arabe qu’en Asie ou en Afrique.

Ce n’est pas par hasard que des annĂ©es plus tard, suscitant des Ă©chos d’admiration en Afrique et en Asie, le combat de Mohammed V fut Ă©voquĂ© comme une forte illustration de l’engagement politique, fait de sagesse et de dĂ©termination. Ce n’est pas non plus un hasard si les autoritĂ©s coloniales françaises , mesurant la profondeur des liens qui unissaient le Roi et son peuple, n’en dĂ©mordirent pas une seconde pour briser ce lien sacrĂ© et en dĂ©coudre avec le guide de la nation, propulsĂ© dĂ©sormais sur la scĂšne nationale et internationale comme un leader dont la force de conviction, l’esprit de sacrifice pour son peuple, la vision lointaine allaient de pair avec le charisme que dĂ©gageait sa personne.

Il aura fallu aussi une vĂ©ritable conspiration, une campagne sournoise d’intrigues et de complots en sous-main, menĂ©s par le gĂ©nĂ©ral Juin et des mercenaires de sous-prĂ©fecture, pour rĂ©ussir Ă  exiler, un matin du 20 aoĂ»t 1953, le Roi et sa famille, le contraindre de force Ă  quitter son pays et Ă  s’éloigner de son peuple. Une vĂ©ritable forfaiture, c’est ce qu’a Ă©tĂ© le complot d’un groupe de connĂ©tables envers la personne qui incarnait l’histoire millĂ©naire du Maroc et portait tous les espoirs du peuple en lui. 
 
Une répression démesurée, une détermination à toute épreuve

La rĂ©pression qui suivit la publication du Manifeste du 11 janvier et la rĂ©union au Palais Royal de Rabat entre le Souverain et les nationalistes Ă©tait fĂ©roce. Elle n’avait d’égale que la rĂ©solution colĂ©reuse mais calme et froide de Mohammed V Ă  dĂ©fendre la libertĂ© de son peuple et l’indĂ©pendance de son pays. Le 10 avril 1947, en visite Ă  Tanger avec sa petite famille, il prit sur lui de pro- noncer du haut de la Mandoubia, dans cette citĂ© mĂ©diterranĂ©enne sĂ©parĂ©e seulement de l’Europe par 13 kilomĂštres, un discours historique fondateur.

Cet appel solennel eut un retentissement international, compte tenu du fait que la capitale du Nord avait un statut particulier de Place internationale et, de ce fait, servait de caisse de rĂ©sonance Ă  la revendication royale qui n’était autre que la revendication d’indĂ©pendance du peuple.

Le coup de traĂźtrise du gĂ©nĂ©ral Juin du 20 aoĂ»t 1953 aura Ă©tĂ© la sinistre rĂ©ponse Ă  la tĂ©nacitĂ© du Souverain, mais qui n’a en rien entamĂ© sa perspicacitĂ© et Ă  sa rĂ©solution puisqu’en dĂ©cembre 1952, soit quelques mois auparavant, des rĂ©voltes populaires d’une rare violence Ă©clatĂšrent dans les CarriĂšres centrales de Casablanca aprĂšs l’assassinat en Tunisie du leader syndical Farhat Hachad, rĂ©voltes qui se dĂ©roulĂšrent aussi, surtout, sous l’emblĂšme du soutien au Roi, prenant de court le prĂ©fet français de la ville, Boniface et ses troupes. La conjonction entre le Roi et les forces nationales ne faisait plus de doute pour les responsables coloniaux.

D’ailleurs, ils mesurĂšrent les enjeux non sans gravitĂ© et conclurent Ă  la nĂ©cessitĂ© d’en extirper les racines. Ce qu’ils firent, sans toutefois se rendre compte qu’ils renforçaient la symbiose entre Mohammed V et son peuple, donnant Ă  l’un et Ă  l’autre une lĂ©gitimitĂ© supplĂ©mentaire Ă  continuer le combat libĂ©rateur au nom de la justice, de la libertĂ© et de la dignitĂ©.

Le 16 novembre 1955, aprĂšs deux an d’exil en Corse et Ă  AntsirabĂ© (Madagascar), aprĂšs aussi de laborieuses nĂ©gociations menĂ©es Ă  la Celle SaintCloud avec Antoine Pinay et Edgar Faure, Mohammed V regagna le Royaume et y fit un retour triomphal dans une liesse populaire indescriptible qui aura laissĂ© une empreinte indĂ©lĂ©bile dans la mĂ©moire de millions de marocains. 

Adhésion : Le Nord rejoint la marche
Quelque semaines aprĂšs la prĂ©sentation du Manifeste, et au regard de l’impact de celui-ci sur la conscience populaire de la nĂ©cessitĂ© de libĂ©rer le pays du joug de la colonisation, un autre document a vu le jour, le 29 fĂ©vrier 1944 Ă  TĂ©touan cette fois-ci, pour consacrer l’unitĂ© du peuple marocain.

Les nationalistes du Nord ont tenu Ă  confirmer leur adhĂ©sion totale et inconditionnelle aux termes et Ă  l’esprit du Manifeste. PlacĂ©s sous l’occupation espagnole, les reprĂ©sentants du mouvement national dans ces rĂ©gions ont tenu Ă  affirmer leur attachement Ă  la terre, Ă  l’histoire et aux valeurs de cette Nation plus que millĂ©naire. Ils ont d’ailleurs mis l’accent sur la notion d’unitĂ© du peuple et de son Souverain lĂ©gitime comme rĂ©ponse Ă  l’état de fait qui est la dislocation du territoire national par les forces coloniales.

Ils y ont d’ailleurs tenu Ă  prĂ©ciser que cette union sacrĂ©e concernait la totalitĂ© des terres injustement spoliĂ©es du nord au Sud du Royaume. Union qui s’est concrĂ©tisĂ©e dans la foulĂ©e du combat politique et armĂ© contre les occupants pour aboutir l’indĂ©pendance intervenue en 1956.

Le Manifeste du Nord
En dĂ©pit du partage colonial que subissait notre pays et des circonstances de la deuxiĂšme Guerre Mondiale qui ne permettaient aucun contact en 1944 entre les deux parties du Mouvement National au Nord et au Sud, l’unitĂ© de pensĂ©e Ă©tait plus forte que les frontiĂšres prĂ©fabriquĂ©es installĂ©es par le colonialisme. Et l’Histoire a enregistrĂ© que le Front National dans le Nord avait prĂ©sentĂ© aux grandes puissances en novembre 1943 un mĂ©morandum rĂ©clamant l’IndĂ©pendance. Mais dĂšs que le Manifeste du 11 Janvier 1944 a vu le jour, le Parti de la RĂ©forme Nationale que prĂ©sidait le regrettĂ© Abdelkhalek TorrĂšs, que Dieu ait son Ăąme, lui manifesta son soutien en rĂ©affirmant l’unitĂ© du territoire national.

MajestĂ©, Nous avons appris connaissance des nobles dĂ©cisions prĂ©sentĂ©es Ă  Votre MajestĂ© par cette Ă©lite digne de Marocains authentiques et des valeureux nationalistes combattants issus du Parti de l’Istiqlal. Ces grandes dĂ©cisions marqueront l’Histoire glorieuse du Maroc car elles sont fondĂ©es sur le droit, la justice et l’équitĂ©. Elles constituent les revendications de la nation entiĂšre et tout le peuple y adhĂšre.

Celui qui s’opposerait Ă  ces aspirations donnerait la preuve de son manque de foi, de son athĂ©isme, de sa traĂźtrise et de son hypocrisie. Si le Parti de l’Istiqlal Ă©lĂšve aujourd’hui la voix en lançant un tel cri, c’est pour porter trĂšs haut le nom du Maroc parmi les nations vivantes et les peuples Ă©veillĂ©s. MajestĂ©, Nous saisissons cette occasion pour joindre notre voix Ă  celle du Parti de l’Istiqlal, pour appuyer et soutenir cette revendication lĂ©gitime, exprimant ainsi les sentiments de Votre peuple fidĂšle dans cette zone du Maroc et rĂ©affirmant Ă  Votre MajestĂ© que nos principes et nos sentiments dans ces rĂ©gions sont les mĂȘmes que ceux qui animent les Marocains loyaux et tout ce qui vous attriste lĂ -bas, nous chagrine ici, et tout ce qui vous Ă©gaie lĂ -bas, nous rĂ©conforte ici


En effet, nous nous considĂ©rons comme une partie intĂ©grante du glorieux Maroc et de sa grandeur Ă  travers son Sahara, ses campagnes, ses montagnes, ses plaines, ses fleuves, ses cĂŽtes, Ă  travers ses valeureux hommes et ses esprits clairvoyants. Et si nos frĂšres du Sud se plaignent de l’occupant français, au Nord, nous souffrons de deux maux : de l’abject colonialisme espagnol et de la scission de notre grande patrie. C’est comme si un membre Ă©tait dĂ©tachĂ© du corps et ni le premier, ni le second ne peuvent remplir leur fonction. Notre malheur est grand en ce sens que nous subissons la misĂšre, l’injustice, l’atteinte Ă  notre religion et les haines racistes. Ces excĂšs visent notre extermination et menacent notre authenticitĂ©.

4 RabiĂŻ El Aoual 1363 (29-2-1944)

Les signataires : Abdelkhalek TorrĂšs, Thami El Ouazzani, Ahmed GhaĂŻlane, Mohamed Tanji, Mohamed Ettnaya, Mohamed Afilal, Haj Mohamed Chorfi, Haj Mohamed Seffar, Taeb Bennouna. 

Les signataires du Manifeste de l’Istiqlal du 11 Janvier 1944
Ahmed Ben Taher MĂ©kouar; - Mohamed Ben Larbi Alami; - Hassan Benjelloun; - Mohamed Ben Abderrahmane SaĂądani; - Abdeslam Mestari; - Mohamed El BouĂąmrani; - Malika El Fassi; - Tahar Zniber; - Ahmed Cherkaoui; - Ahmed El Manjra; - Jilali Bennani; - Haj Hassan Bouayad; - Ahmed Hamyani; - Mohamed Ghazi; - Mohamed Ben Jilali Bennani; - Abdellah Ibrahim; - Kacem Ben Abdeljlil; - Ahmed El Yazidi; - Abdelkrim Benjelloun; - Saddik Benlarbi; - Mohamed Riffai; - El Hafiane Cherkaoui; - Hachmi Filali; - Mohamed Bensouda (Soudi); - Abdelkebir El Fassi; - Abdelhadi Sekkali; - Mohamed Bel Khadir; - Driss M’hammedi; - Omar Ben Abdejlil; - Abdeljlil El Kabbaj; - Kacem Zhiri; - Abdellah BenaĂąmr Rahmani; - Abdelkader Hassan; - M’hamed Zghari; - Ahmed Bendella; - Mohamed Issaoui Mestassi; - Ahmed Bahnini; - Mohamed Laghzaoui; - Omar Benchemssi; - Messaoud Echiguer; - Abdelouahab El Fassi; - Mohamed El Bakkalli; - Mohamed El Fatmi El Fassi; - El Houssein Ben Abdellah El Ouarzazi; - Abdelhamid Ben Moulay Ahmed Zemmouri; - Ahmed Ben Bouchta; - Ahmed Benchekroun; - Nasser Ben Hadj Larbi; - Mohamed El Yazidi; - Mohamed Diouri; - Abdellah Er-Regragui; - Aboubakr Sbihi; - Mohamed El Jazouli; - Amr Ou Bennaceur Zemmouri; - Mohamed Ben Azzou; - Ahmed Balafrej; - Abdekaziz Ben Driss Lamraoui; - Bouchta JamaĂŻ; - Mohamed Hamdaoui; - Haj Othmane Jorio; - Boubker El Kadiri; - Abderrahim Bouabid; - Mehdi Benbarka; - Abdelkbir El Fassi El Fihri; - M’Barek Ben Ahmed El Gharras; - Mohamed El Fassi. 

Cet article est repris sous forme d’extrait. La version complĂšte est publiĂ©e par le mĂ©dia d’origine.

Continuer la lecture sur lopinion.ma — l'Opinion
Écouter
Taille :
Partenaire : Besoin de vous déplacer ? Ne manquez pas les meilleures offres de location de voitures chez notre partenaire Booking.com.