La commune urbaine de Mohammedia a terminĂ© le rĂ©amĂ©nagement du jardin «18 Novembre». SituĂ© entre les boulevards Hassan II, Abderrahmane Serghini et rue de Safi, cet espace vert s'Ă©tend sur une superficie totale de 17 000 m². Une enveloppe budgĂ©taire de 382 800 de DH a Ă©tĂ© allouĂ©e aux travaux de revĂŞtement de la rue de Safi, Ă l'amĂ©nagement des allĂ©es, l'entretien des bancs, l'Ă©clairage ainsi que la plantation de nouvelles espèces. Selon des responsables communaux, ce montant englobe Ă©galement l'entretien et la peinture du grillage de l'ensemble du jardin. NĂ©anmoins, ces derniers soulignent l'absence des toilettes publiques qui risque de poser bien des problèmes environnementaux au sein du jardin. On se pose Ă©galement des questions concernant le devenir de cet espace après son inauguration. «MalgrĂ© les efforts fournis et les budgets rĂ©servĂ©s pour le rĂ©amĂ©nagement des espaces verts, ces derniers redeviennent souvent Ă l'Ă©tat de dĂ©gradation habituelle», prĂ©cise un responsable communal. Pour lui, l'unique alternative Ă ce souci rĂ©siderait dans la conclusion de partenariats avec des entreprises citoyennes pour les travaux d'entretien et de gardiennage afin de redonner une vie Ă cet espace vert chargĂ© d'histoire, lieu des nostalgiques, des familles et des amoureux de la nature et de dĂ©tente. Cet espace vert est parmi les plus anciens de la ville. Il comporte un patrimoine vĂ©gĂ©tal diversifiĂ© et joue un rĂ´le important dans le paysage de Mohammedia. Rappelons que l'ancien conseil de la ville avait conclu en 2005 un marchĂ© pour rendre Ă ce jardin sa beautĂ© moyennant une enveloppe budgĂ©taire de 2 millions de dirhams. Cette affaire avait fait couler beaucoup d'encre et suscitĂ© la polĂ©mique entre la majoritĂ© et l'opposition. «La première tranche du jardin “18 novembre” avait Ă©tĂ© rĂ©amĂ©nagĂ©e, mais la seconde n'a pas Ă©tĂ© menĂ©e Ă terme», souligne un responsable communal. Ce jardin avait malheureusement pendant longtemps perdu tout son charme et croupissait dans un Ă©tat d'abandon mortel. Son rĂ©amĂ©nagement est de nature Ă rĂ©tablir l'Ă©quilibre naturel dans une ville fortement polluĂ©e. DotĂ© de portes et clĂ´ture de protection en ferronnerie, le jardin se caractĂ©rise par son plan d'eau avec un Lac et une cascade. Le système d'arrosage du jardin est raccordĂ© au puits existant. L'amĂ©nagement du parc de 18 novembre devra servir de modèle pour les diffĂ©rents parcs et espaces verts de la ville en leur donnant une nouvelle vie. La pression urbaine exige des responsables l'amĂ©nagement des espaces verts existants et la crĂ©ation d'autres notamment dans les quartiers populaires pour prĂ©server l'Ă©quilibre de l'Ă©cosystème. Ce qui orienterait la rĂ©flexion vers la mise en Ă©vidence des procĂ©dĂ©s de prĂ©servation des espaces naturels, surtout s'ils sont situĂ©s proches d'une agglomĂ©ration. La population est aussi appelĂ©e Ă embellir les quartiers et Ă fleurir les balcons et surtout veiller Ă laisser les espaces verts dans un bon Ă©tat avec leur utilisation normale. Tout le monde sera ainsi de la partie pour que Mohammedia reconquière finalement son titre de citĂ© des fleurs.
Un réservoir de biodiversité à préserver
En dépit de son potentiel en espaces plantés, l’image paysagère de Mohammedia nécessite un important travail.
La ville devrait songer à valoriser ses espaces verts, ses forêts ainsi que sa zone humide inscrite sur la liste Ramsar en janvier 2005. Cette zone remplit de nombreuses fonctions. Elle stocke l’eau, protège la ville des tempêtes et maîtrise les crues. Cet espace semi-naturel à grandes potentialités écologiques est un réservoir de biodiversité pour de nombreuses espèces.
-* Ce chantier a nécessité un budget de 382 800 DH.
-* Le jardin comporte un patrimoine végétal diversifié.

